<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637</id><updated>2012-01-01T13:51:58.835-08:00</updated><title type='text'>Objections</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://revueobjections.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4691657559716540542</id><published>2008-03-15T23:59:00.000-07:00</published><updated>2009-04-05T14:09:32.007-07:00</updated><title type='text'>De la sarkomania à la sarkophobie - Abbé G. de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Objections - n°15 - mars 2008 - page 1&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;De la sarkomania à la sarkophobie - &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé  G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;Le président Sarkozy, en plus d’être un homme d'État mondialement connu, à défaut d’être toujours et partout reconnu, est-il devenu un phénomène spirituel, focalisant le mal de vivre de la France d’en bas, les fantasmes bling bling de la France d’en haut, et le besoin de reconnaissance des médias, qui n’ont jamais autant passé les plats, jamais autant servi et desservi qu’en ce début de quinquennat ? Le pouvoir a toujours eu, en France, une dimension symbolique forte, il suffit d’aller à Versailles et de hanter la Galerie des Glaces enfin magnifiquement restaurée pour s’en convaincre. C’est que l’unité nationale, dans un pays tôt divisé entre catholiques et protestants ne va pas de soi. L’autorité, pour être reconnue, est condamnée à se donner à voir, dans toutes sortes de postures, qui pour les étrangers seraient baroques, et qui rassurent notre peuple toujours divisé d’avec lui-même sur sa capacité à exister en tant que peuple. Jamais sans doute le verbe représenter, l’idée de la représentation n’a été menée si loin qu’en France. Le pape Pie X disait déjà, au début du XXe siècle, en pleine guerre des deux France, que les Français sont naturellement monarchistes. Je me suis souvent interrogé sur cette formule.  Je crois qu’elle signifie ce besoin éperdu d’une symbolique collective, qui s’incarne dans une idée (la République) mais surtout, parce que c’est tout de même plus naturel, dans un homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nicolas Sarkozy hérite de cette longue tradition. Et d’abord, l’hyperprésident l’habite avec maestria. Il est celui à qui rien n’est impossible. Il a promis, il tiendra sa parole, il fera les réformes que tout le monde attend et il réconciliera la France avec elle-même. C’est l’état de grâce. Nicolas Ier guérit les écrouelles spirituelles de la France. Ne serait-il pas, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;redivivus&lt;/span&gt;, l’enfant du miracle ?&lt;br /&gt;À cette époque, il s’agit des premiers mois du Quinquennat, entre mai et nove m b re, quelques grincheux se hasardent à déplorer le retour d’une monarchie élective. Ils ne sont pas entendus. On attend beaucoup, on attend tout de ce nouveau « sauveur de la France », auquel la France amoureuse chante son Sarkozy nous voilà ! C’est la raison pour laquelle personne ne fait attention à ceux qui craignent une hypertrophie de la représentation, une peopolisation de la vie politique. Enfin il se passe quelque chose ! Ce pays n’est donc pas mort puisqu’il a un président si vivant ! Le concert est tellement unanime qu’on parle de Nicolas Ier comme d’un stratège exceptionnel ; on murmure qu’il a acheté la presse. On voit aujourd’hui, à travers le déchaînement médiatique que l’argent n’avait un rapport que tout à fait ponctuel avec la situation d’adulation collective, de sarkomania, qui a caractérisé les premiers temps. Le problème est que tout le monde y a cru, Sarkozy ou l’American dream en VF. Chacun s’est senti floué quand le magicien a montré qu’il n’avait rien dans son chapeau et que les caisses étaient vides. Je me souviens d’une conférence de presse. Nicolas a été brutal. Il a lui-même rompu le charme sous lequel il tenait la France. Aujourd’hui, elle lui en veut de l’avoir fait rêver.&lt;br /&gt;C’est avant tout parce que Sarkozy a refusé d’être roi, parce qu’il a voulu vivre au vu et au su de tous son propre rêve bling bling qu’il se trouve aujourd’hui en chute libre dans les sondages, selon la formule consacrée. Quant à la France, elle se réveille avec la gueule de bois des lendemains de grands soirs. Qu’est-ce que cela signifie ? Que les idéologies sont mortes, mais que ce pays, au moins dans son ensemble, n’a toujours pas réalisé que la responsabilité se partage autant que la souveraineté.  Il continue de croire aux lendemains qui chantent et aux marchands de promesses, pour pouvoir persévérer, tranquille, dans cet individualisme pathologique, dont la France en tout temps a donné l’exemple.&lt;br /&gt;Où l’on voit que le problème politique aujourd’hui en France n’est pas tant un problème technique ou technocratique qu’un problème spirituel. Mgr Anatrella a parlé naguère de société dépressive. Je ne crois pas que les maladies psychiques puissent être collectives. Mais les angoisses et les croyances, le s espérances et les inhibitions, les élans et les blocages, eux, le sont bel et bien. Le mal français dont se gargarisa Peyrefitte est un mal à l’âme. C’est l’âme de la France qu’il faut guérir. Par exemple en lui rappelant ses origines chrétiennes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4691657559716540542?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4691657559716540542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4691657559716540542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/03/de-la-sarkomania-la-sarkophobie-abbe-g.html' title='De la sarkomania à la sarkophobie - Abbé G. de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4092386002221152743</id><published>2008-03-15T16:59:00.000-07:00</published><updated>2009-04-05T14:08:50.652-07:00</updated><title type='text'>D'une église l'autre - Laurent Lineuil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Objections - n°15 - mars 2008 - page 8&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;D'une église l'autre - Laurent Lineui &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;Rome, samedi 23 février. Sous les ors de la mosaïque de la basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du pape, les fumées de l’encens montent devant l’autel de l’abside, tandis que Mgr Luigi de Magistris, à quelques pas de la cathèdre pontificale, ordonne diacre, selon la forme extraordinaire du rite romain, quatre séminaristes de l’IBP, deux Français, un Italien et un Polonais. Dans les stalles, Mgr Renato Boccardo, secrétaire général de l’État de la Cité du Vatican, assiste à cette messe qui est sans doute la première à être célébrée solennellement dans le rite traditionnel en ce lieu depuis la réforme liturgique. Comme cela avait été le cas quelques semaines plus tôt pour la première messe de l’abbé René-Sébastien Fournié célébrée à la- Trinité-des-Monts, la présence de l’Institut du Bon-Pasteur à Rome est l’occasion pour les églises de la capitale de la chrétienté de renouer avec leur tradition liturgique. Le lendemain, pour la messe dominicale, ce sera au tour de la magnifique église San Nicola in Carcere où, une fois n’est pas coutume, don Carlo Cecchin célèbre face au peuple, église orientée oblige… Nouveau diacre, c’est le jeune abbé Vincent Baumann, qui s’apprête à rejoindre le Brésil d’ici quelques jours, qui proclame pour la première fois l’Évangile, avec une concentration qui contient l’émotion.&lt;br /&gt;Mais revenons à Saint-Jean-de-Latran. Après les re m e rciements d’usage prononcés à la fin de la cérémonie par l’abbé Philippe Laguérie, supérieur de l’IBP, dont ceux adressés au tout nouveau chanoine de Saint-Jean-de-Latran, Nicolas Sarkozy, et la lecture du mot de remerciement adressé par son cabinet (absurdement, la nouvelle, diffusée par l’agence I-média, deviendra dans le Libé du lundi suivant le signe d’une collusion du Président de la République avec les catholiques traditionalistes…), les nouveaux diacres ont pu recevoir leurs amis présents dans une salle du palais du Vicariat de Rome, adjacent à la basilique, ce palais-même où Nicolas Sarkozy, toujours lui, a prononcé le fameux discours qui fit tant de bruit… La réception de ce jour est plus modeste, mais elle témoigne du parfait accueil fait par le diocèse de Rome à l’IBP, reçu ici en toute cordialité comme l’une des innombrables chapelles de la maison du Père.&lt;br /&gt;Le lendemain soir, à Paris, le contraste était rude, surtout, on l’imagine, pour l’abbé Alexandre Berche, qui après avoir proclamé l’Évangile samedi dans la cathédrale du pape, le faisait à présent dans la petite salle sans fenêtre transformée en chapelle pour les besoins du Centre Saint-Paul, rue Saint-Joseph, dans le deuxième arrondissement de Paris. Une salle trop petite pour les fidèles qui se pressent aux cinq messes dominicales, où la visibilité est souvent problématique, où les fumées de l’encens, faute de place pour s’élever sous les voûtes inexistantes, deviennent vite étouffantes. Et qui coûte, tous les mois que Dieu fait, fort cher en loyer. Pendant ce temps, sur les murs des villes d’Île-de-France, s’étalent les affiches de la nouvelle campagne des diocèses de la région en faveur du denier du culte: « Il y a une église dans ma vie », proclament-elles, afin de persuader les catholiques non-pratiquants de participer aux frais qu’occasionnent les nombreux clochers au coeur de leurs villes et leurs villages, qui font partie de leur environnement culturel aussi bien que religieux. Il y a une église dans ma vie ? Oui, bien sûr, et même plusieurs. Mais en attendant, mon denier du culte sert à louer, à fonds perdus, une petite salle inconfortable, au lieu d’aider à faire vivre une de ces belles églises dont notre pays est si riche. Sans aller jusqu’à rêver des fastes de Saint-Jean-de-Latran, il doit bien exister, à Paris, une église sommeillante, modeste peut-être, mais une église véritable, qui puisse accueillir une paroisse personnelle de l’IBP… Alors, les 1 600 Parisiens qui ont signé une demande en ce sens au cardinal Vingt-Trois , pourraient dire, sans avoir à jouer avec les mots : « Il y a une église dans ma vie ». Et se sentir autant chez eux à Paris qu’à Rome.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4092386002221152743?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4092386002221152743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4092386002221152743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/03/dune-eglise-lautre-laurent-lineuil.html' title='D&apos;une église l&apos;autre - Laurent Lineuil'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-5834554694976865521</id><published>2008-02-15T23:59:00.001-08:00</published><updated>2009-02-22T02:32:15.595-08:00</updated><title type='text'>Le “génie” de la Révolution française - Abbé G. de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Le “génie” de la Révolution française - Abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éditeur est à la recherche d’un bon coup éditorial. Il n’a pas d’œillères. Aucun parti pris. Sa qualité d’ecclésiastique (et je dirais plus précisément de dominicain) lui confère une liberté intérieure, peu commune par les temps qui courent. Après une conversation avec un de ses auteurs et amis sur les mythes politiques, parfois sanglants, qui donnent à l’histoire de France ce petit côté surréaliste que vous ne trouvez nulle part ailleurs dans le monde, ni une ni deux, le Père Escande se décide (c’était il y a deux ans) : il lance l’idée d’un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir de la Révolution française&lt;/span&gt;. Seulement voilà : il ne s’agit plus d’un simple coup éditorial. Lorsqu’on se donne consciemment comme modèle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Livre noir du communisme&lt;/span&gt;, lorsqu’on se propose comme premier objectif de travailler avec Stéphane Courtois, le responsable de l’élaboration du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir du communisme&lt;/span&gt;, publié en 1997 et tiré à 1 million d’exemplaires, on se lance dans une véritable aventure intellectuelle. Le Père Escande est prêt. Il groupe autour de son idée un collectif. Première originalité : il n’y aura pas que des historiens. La Révolution française est aussi, pour nous, un événement contemporain, qui vaut à la fois par l’historiographie abondante qu’il a suscitée et par les critiques qu’il ne cesse de générer, critiques positives, critiques négatives, mais évidemment un Livre noir portera davantage sur le négatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord les faits. Ensuite la réflexion sur les faits. Cette deuxième partie du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir &lt;/span&gt;est la plus audacieuse. D’un peu partout aujourd’hui que le succès est acquis avant même la sortie en librairie (31 janvier), de multiples demandes affluent déjà chez l’éditeur : il faudrait plus ! Les 800 pages du premier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir &lt;/span&gt;ne sont pas suffisantes, parce qu’il y a deux idées en une : il faut revenir sur les faits ; et il faut décrire encore le “génie” de la Révolution française. Philippe Murray avait écrit « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le XIXe siècle à travers les âges &lt;/span&gt;», on devrait réaliser « La Révolution française à travers les âges ». François Furet, étudiant Edgard Quinet, Alexis de Tocqueville, Augustin Cochin, avait commencé magistralement ce travail. Mais François Furet était un solitaire. Précocement disparu, il ne laisse pas de vrais disciples. Le Père Escande reprend le flambeau. Il a officialisé cette perspective, qui était celle de Furet, en en faisant un objet d’études pour la communauté scientifique tout entière. C’est, je crois, la Révolution intellectuelle que porte ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir&lt;/span&gt;, cette manière de considérer la Révolution française comme un objet transgénérationnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conséquence logique : l’histoire n’est plus la seule matière sollicitée. On trouve aussi dans ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livre noir &lt;/span&gt;l’histoire des idées et l’anthropologie. Témoin, ce curieux article du Frère Pothin, dominicain, sur la Révolution, sa devise – liberté, égalité, fraternité – et son rapport au père. Au père absent. Au père dont on a voté la mort. Ernest Renan disait déjà : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;En coupant la tête à Louis XVI, la Révolution a guillotiné tous les pères de famille &lt;/span&gt;» – au moins sous le rapport de leur paternité. Le même Renan, cité par Dominique Paoli, est plus précis encore ailleurs : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avec leur mesquine conception de la famille et de la propriété, ceux qui liquidèrent si tristement la banqueroute de la Révolution préparaient un monde de pygmées et de révoltés &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le meurtre public du père a produit une carence de légitimité politique, qui est spécifiquement française. Comme est spécifiquement française l’hypertrophie compensatoire du langage qui se substitue à la réalité et « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réclame l’effacement du sujet dans la constitution du champ politique &lt;/span&gt;», comme l’explique un autre dominicain, Renaud Silly dans son bel article sur « Taine, historien de la Révolution française ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais, dans notre individualisme débridé, nous vivons l’effacement du sujet, la carence de démocratie réelle, c’est-à-dire le triomphe inconditionnel de toutes les technostructures, seules aptes à porter, dans leur muette et inexorable puissance, cette Infaillibilité que s’est donné jadis la République, coupeuse de têtes et conquérante de terres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a plus de têtes coupées, mais il reste le Mythe. De Gaulle avait tenté d’inventer le souverain républicain, pour incarner le Mythe. Mais toute autorité personnelle tend à disparaître. Le président de la République en est réduit à faire la Une de la presse people pour exister, comme une vulgaire Reine d’Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que reste-t-il ? L’idée, qu’elle soit européenne ou mondialiste. Depuis 1789, la France se vit comme l’idée de la France. Tel est le “génie” de la Révolution. Mais gare à l’idéocratie !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-5834554694976865521?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5834554694976865521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5834554694976865521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/le-genie-de-la-revolution-francaise_15.html' title='Le “génie” de la Révolution française - Abbé G. de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4908183475070422466</id><published>2008-02-15T22:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T02:40:44.853-08:00</updated><title type='text'>Aimez-vous l’omelette norvégienne ? - Abbé G. de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aimez-vous l’omelette norvégienne ? - Abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’heure où se multiplient les vrais faux bruits d’un rapprochement entre Rome et la Fraternité Saint Pie X, l’abbé Patrick de La Rocque, ancien patron de la &lt;a href="http://www.laportelatine.org/communication/bulletin/lettrefrerespretres/lettres.php" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettre à nos frères prêtres&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, propose une analyse de l’encyclique de Benoît XVI Spe salvi. Une occasion pour nous de pénétrer dans l’encyclique sans effraction. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La réponse donnée par l’encyclique est des plus décevantes, parce qu’elle ne reprend pas à son compte la nature de l’espérance chrétienne &lt;/span&gt;» ne craint pas d’écrire Patrick de La Rocque d’entrée de jeu. Avantage : le lecteur sait immédiatement à quoi s’en tenir. Oh ! pas tant sur l’encyclique : 120 pages sur 50 longs paragraphes, ça mérite une analyse plus fouillée. Le lecteur sait à quoi s’en tenir sur les sentiments qu’éprouve l’abbé à la lecture de l’encyclique. Avec de tels procédés, impossible d’être déçu par cet article : on sait où on va ! Vous n’avez pas compris ? « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Benoît XVI n’a pas estimé pouvoir s’appuyer sur la foi de ses lecteurs pour leur enseigner le contenu et le motif de l’espérance chrétienne &lt;/span&gt;». Et d’enfoncer le clou : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aussi Benoît XVI cherche-t-il simplement à éveiller chez ses lecteurs leur dimension spirituelle, utilisant pour cela une dimension philosophique &lt;/span&gt;». L’abbé de La Rocque estime donc que Benoît XVI fait de la philosophie et que cet “éveil de la spiritualité” aurait pu concerner des élèves de Terminale, préparant le bachot, mais pas des catholiques, assoiffés de théologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Saint Bernard et saint Paul contredits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tout près du poncif. Si vous en restez à cet article attrapé par hasard sur la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Porte Latine&lt;/span&gt;, vous maudissez le professeur devenu pape et qui n’a pas compris qu’il n’était plus enseignant mais Pasteur. Mais si, par hasard, vous ouvrez l’encyclique (vous pouvez la commander au Centre Saint Paul pour le prix de 5 euros franco), alors votre indignation se fige. C’est la stupéfaction qui la remplace. Vous vous demandez si l’abbé a eu le même texte que vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, dès les premiers paragraphes, Benoît XVI insiste sur la célèbre formule de l’Épître aux Hébreux : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La foi est la substance de ce que l’on espère &lt;/span&gt;». Il ne faut pas avoir fait beaucoup de théologie pour comprendre que saint Paul nous explique : foi et espérance même combat. L’espérance au fond n’est rien d’autre que la foi devenue substantielle, la foi devenue réelle, la foi à l’épreuve du temps qui passe, la foi informant concrètement une vie d’homme. Attention, précise Benoît XVI, dans la plus pure tradition catholique, il ne s’agit pas seulement de chercher un sens, de trouver un élan, d’avoir sous la main une justification &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a posteriori &lt;/span&gt;de son existence. Tout cela sent l’élaboration secondaire, dirait le psychanalyste du coin de la rue. C’est du réchauffé. Le pape ne nous offre pas la vie en réchauffé, il ne nous propose pas une nième élaboration secondaire. Il nous explique que l’espérance nous transforme, qu’elle change jusqu’à notre être même. Là encore, on se demande si l’abbé a lu le même texte : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La possibilité de l’accès à l’être n’étant plus souligné, seule l’expérience de Dieu devient le fondement de l’agir droit &lt;/span&gt;». La possibilité de l’accès à l’être se trouve pourtant soulignée par le pape et le zoïle, tout à sa querelle, n’a pas vu le soulignement pontifical. Voici ce qu’écrit Benoît XVI, commentant l’expression de saint Paul que nous venons de citer : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Luther, pour qui la Lettre aux Hébreux n’était pas très sympathique, le concept de substance, dans le contexte de sa vision de foi, ne disait rien. C’est pourquoi il comprit le terme substance non dans le sens objectif d’une réalité présente en nous, mais dans le sens subjectif, comme expression d’une expérience (…) : une disposition du sujet. Cette interprétation s’est affermie même dans l’exégèse catholique… &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;Et de contester la traduction proposée par la Bible œcuménique en langue allemande, qui se contente d’exprimer une espérance toute subjective. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La foi&lt;/span&gt;, écrit le pape,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; n’est pas seulement une tension personnelle vers les biens qui doivent venir mais qui sont encore absents. Elle nous donne quelque chose. Elle nous donne déjà maintenant quelque chose de la réalité attendue &lt;/span&gt;». N’est-ce donc pas « la possibilité de l’accès à l’être », ce don de quelque chose qui est quelque chose de divin ? N’est-ce pas, sans le nom certes, la manifestation même du surnaturel divin, ce surnaturel que la théologie appelle justement (il n’y a pas de hasard) surnaturel &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quoad substantiam &lt;/span&gt;et que le catéchisme nomme la grâce sanctifiante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faut-il qu’on ait l’impression que l’abbé cherche la petite bête ? Et pourquoi laisse-t-il voir avec tant de maladresse qu’il ne l’a pas trouvée, qu’il a attrapé une ombre, qu’il s’est – gravement – mépris sur le sens théologique de l’encyclique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qu’il nous dit ensuite sur la rédemption, en laquelle le pape ne croirait pas, n’est-ce pas tellement énorme que – chat échaudé craint l’eau froide – on n’y croit pas, on n’y croit plus. Cette fois, alors que le pape parle magnifiquement de la compassion du Christ pour les hommes, citant du reste un texte de saint Bernard, le zoïle, s’abstenant de mentionner Clairvaux, récuse cette compassion du Christ, au motif que cette compassion « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ne serait pas efficace &lt;/span&gt;» : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand je viens visiter un malade, j’apporte mon petit rayon de soleil. Mais puis-je pour autant me proclamer sauveur de ce malade ? &lt;/span&gt;» demande l’abbé. Curieuse question pour un prêtre ! Lorsque par compassion pour le malade, je lui apporte le pardon de Dieu (la confession) et la sainte communion, je puis me dire corédempteur de ce malade. Lorsque le Christ souffre par compassion pour nous, sa souffrance n’est pas simplement humaine, elle est divinement efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il interdit de parler, à ce sujet, de compassion du Christ ? Mais alors ce n’est pas seulement saint Bernard qu’il faudrait contredire mais saint Paul lui-même : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il a fallu que le Christ, en tout semblable à ses frères, fût un pontife compatissant, car c’est des peines et des souffrances mêmes par lesquelles il a été tenté et éprouvé qu’il tire la vertu et la force de secourir ceux qui sont ainsi tentés &lt;/span&gt;» (Hebr. II, 18). Pontife compatissant ? Ainsi Lemaistre de Sacy, avec une grande sûreté, traduit-il l’adjectif miséricordieux du texte originel. C’est que la miséricorde du Christ n’est pas seulement divine ; elle est humaine, et en cela vraiment compatissante…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4908183475070422466?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4908183475070422466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4908183475070422466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/aimez-vous-lomelette-norvegienne-abbe-g.html' title='Aimez-vous l’omelette norvégienne ? - Abbé G. de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-406957221493117789</id><published>2008-02-15T21:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T02:47:56.513-08:00</updated><title type='text'>L’événement - La nouvelle-nouvelle Messe des dominicains bataves - Daniel Hamiche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’événement - La nouvelle-nouvelle Messe des dominicains bataves - Daniel Hamiche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Royaume des Pays-Bas compte 4,3 millions de sujets catholiques – sans compter les sujets de mécontentement… Le dernier en date que nous fournit le catholicisme néerlandais – qui n’en fut pas chiche depuis un demi-siècle : souvenons-nous du funeste &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Catéchisme &lt;/span&gt;– se présente sous la forme d’un rapport intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kerk en Ambt &lt;/span&gt;(Église et Ministère), œuvre de quatre théologiens dominicains de la province des Pays-Bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte, qui a été rendu public le 1er septembre 2007, et diffusé directement – par-dessus la tête des évêques… – aux quelque 1 400 paroisses des sept diocèses néerlandais, n’est pas un texte spontané de quelques dominicains en proie à un prurit textuel, mais une commande du chapitre de cette province, qui s’est tenu en juin 2005. Une grave question y fut débattue : « L&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a célébration de l’Eucharistie dépend-elle du ministère d’hommes ordonnés ou est-il possible que la communauté ecclésiale ou les pasteurs qu’elle a nommés célèbrent eux-mêmes l’Eucharistie ?&lt;/span&gt; ». Le rapport commandé fut rédigé, transmis au provincial et à son conseil, puis approuvé par ces derniers le 11 janvier 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte part du constat de la diminution dramatique du nombre de prêtres aux Pays-Bas sans en expliquer les causes. Quant aux chiffres voici ceux que j’ai pu réunir : ordinations sacerdotales en 1960 : 318 ; en 1977 : 16 ; en 2005 : 3 ! En quarante ans, 100 fois moins ! L’après Concile voit 2 000 prêtres abandonner le ministère ou réduits à l’état laïc. L’après Concile voit encore les 50 petits séminaires supprimés, les 7 séminaires diocésains regroupés en 5 Instituts de Théologie aux mains des pires dissidents, qui ne sont que des « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;avortoirs de vocations sacerdotales &lt;/span&gt;» (P. J. Bots, s.j.). On compte aujourd’hui à peine 500 prêtres diocésains en activité. Les “missalisants” sont moins de 300 000. Le nombre de Messes dominicales chute : 2 200 en 2002, 1 900 en 2004, tandis que les “adap” progressent : de 550 à 630 en ces mêmes années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant une telle catastrophe, que suggèrent les dominicains ? Trois propositions qu’ils « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pressent les paroisses de mettre en œuvre &lt;/span&gt;» :&lt;br /&gt;1°) ceux qui président l’Eucharistie (traduisons : qui célèbrent la Messe) doivent pouvoir être élus par la « base » (les fidèles) et non être désignés par le « haut » (l’évêque) ;&lt;br /&gt;2°) « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prononcer [les] paroles [de la Consécration] n’est pas une prérogative réservée au prêtre [car] de telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté tout entière &lt;/span&gt;» ;&lt;br /&gt;3°) présider la célébration de la messe relève, par conséquent, du choix de la communauté : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire &lt;/span&gt;» ; si l’évêque donne son consentement : tant mieux ; s’il le refuse : tant pis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière d’insolence vis-à-vis des évêques et de désobéissance envers la doctrine et la discipline catholiques, difficile de faire mieux que ces dominicains. Un rappel à l’ordre s’imposait. Le timide épiscopat néerlandais – il faut dire qu’il est depuis longtemps impotent, par faiblesse ou connivence envers les dissidents – en a appelé à la Congrégation pour la doctrine de la Foi qui a préféré laisser au Maître général des dominicains, le fr. Carlos Azpiroz Costa, le soin de faire le ménage. Ce qui s’est traduit par la commande d’un rapport au dominicain français Hervé Legrand  [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;voir article ci-dessous&lt;/span&gt;] publié dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Croix &lt;/span&gt;du 24 janvier et sur le site des frères prêcheurs deux jours plus tard. La position schismatique des dominicains est dénoncée mais « leur cri d’alarme » justifié, certaines de leurs suggestions défendues… mais les causes de la crise prudemment esquivées !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-406957221493117789?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/406957221493117789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/406957221493117789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/levenement-la-nouvelle-nouvelle-messe.html' title='L’événement - La nouvelle-nouvelle Messe des dominicains bataves - Daniel Hamiche'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-5113069780165073029</id><published>2008-02-15T21:29:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T02:53:49.693-08:00</updated><title type='text'>Peut mieux faire ! - On n’a pas fini de rire. Ou de pleurer… - DH</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Peut mieux faire ! - On n’a pas fini de rire. Ou de pleurer… - DH&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon communiste vous le dira : dans un procès visant à éliminer un militant qui gêne, rien ne vaut de le faire instruire par son plus proche camarade… C’est à se demander si l’ordre des frères prêcheurs na pas été inspiré par ce principe bolchevique en demandant au dominicain Hervé Legrand de se livrer à une « lecture ecclésiologique » de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kerk en Ambt&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théologien Hervé Legrand, professeur honoraire à l’Institut Catholique de Paris, grand admirateur du cardinal Martini, se livre, dans sa critique gênée des délires de ses confrères néerlandais, à un brillant numéro d’équilibriste. Comment condamner leurs hérésies tout en laissant entendre qu’elles n’en sont pas – ou qu’elles pourraient ne plus l’être dans dix ou vingt ans ? C’est intellectuellement malhonnête, mais fichtrement habile. Pas au point, toutefois, de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, ce que le P. Legrand reproche aux dominicains bataves c’est d’être allé trop loin et trop vite et, par leurs excès, d’éloigner « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ainsi la possibilité réelle d’ordonner des chrétiens mariés &lt;/span&gt;». Car le P. Legrand est pour qu’on en finisse avec ce « handicap ». Il n’est pas davantage hostile à l’ordination des femmes, mais contre « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la centralisation actuelle excessive &lt;/span&gt;» de l’Église – son modèle “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ecclésiologique&lt;/span&gt;” est celui du cardinal Kasper, le seul prélat romain qu’il cite dans son rapport, et non celui du pape Ratzinger – et contre les « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;positions si rigides de l’Église &lt;/span&gt;» sur la contraception…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Golias tombe à bras raccourcis sur le P. Legrand, pourtant de « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sensibilité si ouverte &lt;/span&gt;», chargé de cette « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;commande doctrinale que certains de ses écrits dans ce domaine &lt;/span&gt;[dont Golias annonce la parution prochaine] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;contredisent magistralement la thèse de son présent rapport &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observer le gang modernisto-progressiste s’entre-déchirer est un fin et raffiné plaisir de gourmet…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-5113069780165073029?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5113069780165073029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5113069780165073029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/peut-mieux-faire-on-na-pas-fini-de-rire.html' title='Peut mieux faire ! - On n’a pas fini de rire. Ou de pleurer… - DH'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4909749217347722103</id><published>2008-02-15T20:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T09:00:24.004-08:00</updated><title type='text'>C’est à lire - Edith Stein ou le culte de Moix - Joël Prieur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C’est à lire - Edith Stein ou le culte de Moix - Joël Prieur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un aérolithe. Un objet littéraire non identifié. Le dernier livre de Yann Moix sur Edith Stein, a quelque chose d'irréel. Privilège de la littérature, ce pouvoir de... tout dire ! On se souvient de Podium, ce livre puis ce film à succès, consacré à Claude François, à sa légende, aux Claudettes et aux sosies du chanteur. Il n'est pas donné à tout le monde de chanter Alexandra sur le même rythme, avec la même gestuelle et des Claudettes aussi efficaces, que l'original, Claude François. Inoubliable bataille des sosies !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a de la peine à se dire en lisant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort et vie d'Edith Stein &lt;/span&gt;qu'il s'agit bien du même auteur, Moix lui-même. Plus de strass, plus de paillettes, plus de Claudettes. La jeune fille dont il nous parle est une philosophe. Elle ne cherche pas à faire illusion ou à ressembler à qui que ce soit. Juive, athée, elle cherche la vérité, rien de moins ! Et on sent à chaque page, que cette vérité, il n'y a pas qu'elle qui la cherche. Le lecteur est sommé de s'y intéresser aussi, et en quels termes ! Moix néophyte vomit les tièdes. Il entend bien faire partager sa nouvelle passion : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hé, lecteur ! Tu as fait quoi de ta vie ? Je sais que tu triches, que tu n'es pas très sincère. Que tu (te) mens. Tu ne sais pas que faire de tes journées, tu as peur de rester tout seul chez toi. Tu trembles peureux, et je sais que : tu as peur de la peur. Vaguement tu déprimes. Tu te promènes, tu fais des “achats”, tu te trémousses dans quelques lits, avec des corps frôlés : tu jouis, hop, hop (c'est fait, arrrgh). Tu te fais croire parfois, devant une feuille blanche, que toi aussi tu as des idées, que toi aussi tu es un gros malin, que tu as des choses politiques, thermodynamiques, poétiques, philosophiques à dire. Tu prends des notes. Tu écris ton journal. Tu confies des choses à ton blog. Ça pour bloguer, tu blogues. Tu dois pas prier des masses, tel que je te connais (je ne te jette pas la pierre, je ne prie pas non plus). Je voudrais que pour une fois tu t'intéresses à une sainte : que tu te passionnes pour : Edith Stein &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai voulu consigner intégralement ce morceau de bravoure, parce qu'il résume bien l'ambition de Moix et la manière dont il la réalise. Le style. On reconnaît les “deux-points” qui rythment cet avertissement au lecteur, comme un tic particulier à l'auteur. Une manière de souligner, sans trop s'en donner l'air, ce qui est vraiment important. Une façon d'attirer l'attention. Pas pour frimer, pour convaincre. Pour toucher, pour atteindre le lecteur, et son esprit embrumé : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous avons besoin de savoir, et nous n'avons besoin que de savoir &lt;/span&gt;». Certains critiques (catholiques bien sûr) se laissent aller à dire :  Moix ? Il a fait Edith Stein pour les nuls. Et de nous conseiller de gros livres ennuyeux où l'on trouvera sans doute, après de longs efforts archéologiques, le vrai visage de celle qui est devenue sœur Bénédicte de la Croix, sans jamais cesser d'être l'élève préférée du philosophe  Husserl. Il en a lu des biographies de son héroïne, Moix. Aussi bien ce n'est pas une bio qu'il nous propose. Et la raison qu'il donne vous fera comprendre qu'il va beaucoup plus loin que les bios pour les nuls et que les nuls qui se contentent des bios. Pour lui, Edith Stein est : éternelle. Cette jeune fille absolument normale, dont il ne nous épargne pas les pulsions sexuelles, dont il nous dit que, comme toutes les filles de son âge « elle n'était que corps », il nous la montre autrement, au bout de son parcours : transformée. Changée. Portant jusque dans sa conversion, portant dans son martyre à Auschwitz quelque chose du secret de son peuple. Rimbaud l'a dit en vers inoubliables : « Elle est retrouvée Quoi ? L'éternité. C'est la mer allée, avec le soleil ». Le poète est allé trouver l'éternité en Abyssinie. Mais le soleil de Yann Moix est à Auschwitz. Tel est le sacré pouvoir de la littérature !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aimais pas Edith Stein, je la trouvais allemande, pédante, toujours embarrassée de mots. Mais il faut bien reconnaître à Yann Moix son coup de foudre. Décidément oui : il est crédible !&lt;/div&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Yann Moix, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort et vie d'Edith Stein&lt;/span&gt;, Grasset, 2007, 196 pp., 14,90 euros&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4909749217347722103?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4909749217347722103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4909749217347722103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/cest-lire-edith-stein-ou-le-culte-de.html' title='C’est à lire - Edith Stein ou le culte de Moix - Joël Prieur'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-8221093866139502370</id><published>2008-02-15T20:29:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T08:55:47.922-08:00</updated><title type='text'>Facta sunt</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Facta sunt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le pape empêché de se rendre à La Sapienza de Rome, est-ce un échec ?&lt;/span&gt; Une fois de plus Benoît XVI, en se contentant d’envoyer une version écrite de son discours à l’Université de Rome parce qu’une poignée de gauchistes ne souhaitait pas sa venue, a joué fin. Et il a gagné ! Il s’est victimisé aux yeux de tous, recevant les excuses du Président de la République italienne, l’ex-communiste Giorgio Napolitano. Quant à Romano Prodi, le président du Conseil de Centre gauche, il a assuré le pape de « son affection » en déplorant « l’intolérance » des agitateurs laïcistes. Que pesaient les quelques centaines de manifestants de La Sapienza (une université qui compte 130 000 étudiants), face aux 200 000 catholiques rassemblés au même moment en protestation pour soutenir leur pape, sur la Place Saint-Pierre ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le pape, dos au peuple, célébrant la messe en italien à la Chapelle Sixtine&lt;/span&gt;, cette image aura suffi à provoquer de nombreux commentaires divergents. C’est à l’occasion de la célébration de 13 baptêmes, dans un contexte de forte diminution du nombre des baptisés en Italie, que le pape a célébré ainsi. En Europe occidentale, les épiscopats se sont employés à minimiser ce geste, qui a été très commenté par les orthodoxes en particulier en… Russie, où les autorités religieuses ont vu dans cette image qu’a voulu donner le Successeur de Pierre, un signe de retour à la Tradition apostolique ! On peut se demander s’il n’y a pas là avant tout un signe du sens de l’humour de Benoît XVI…&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un évêque assyrien &lt;/span&gt;résidant aux États Unis, Mar Bawai Soro, a demandé son rattachement à Rome avec tous ses prêtres et ses fidèles. L’Église assyrienne, présente en Irak, est une Église nestorienne (ne reconnaissant ni le concile d’Éphèse en 431, ni le concile de Chalcédoine en 455), dont la liturgie, antique, est en araméen, la langue du Christ. Il faut noter que depuis le XVIe siècle, de nombreux Assyriens se sont rattachés à Rome, ce sont les Chaldéens catholiques, qui ont la même liturgie que leurs cousins non ralliés. Il ne serait pas étonnant d’assister à d’autres demandes de ce type de la part de chrétientés anté-chalcédoniennes, de plus en plus isolées. Loin d’apparaître comme un repoussoir à cette forme d’œcuménisme qui réussit, la rigueur théologique du pape régnant apparaît comme une garantie pour tous.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les scouts d’Europe crossés par Rome &lt;/span&gt;parce qu’ils avaient publié leur volonté de ne pas appliquer le Motu proprio &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Summorum pontificum &lt;/span&gt;(cf. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Objections &lt;/span&gt;n° 12). Ils ont récemment reçu une lettre du cardinal Castrillon, leur enjoignant d’avoir à le faire. « L’AGSE (Association Générale des Scouts d’Europe) a toujours montré une grande fidélité et un esprit d’obéissance à l’Église. Nous allons, bien entendu, prendre en compte cette lettre et examiner les conséquences qu’elle entraîne » ont déclaré sur le Forum de l’association les deux Commissaires généraux Marie-Hélène Morel et Jean-Michel Permingeat.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Le 2 avril prochain, on célébrera le quarantième anniversaire de la première &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;apparition de la Vierge Marie à Zeitoum &lt;/span&gt;dans la banlieue du Caire en Égypte. Ces apparitions silencieuses ont eu lieu durant toute l’année 1968. La Vierge s’est montrée à des dizaines de milliers de personnes, au-dessus de l’église copte de l’endroit. Musulmans et catholiques ont pu la voir chaque soir, seule ou accompagnée de Joseph avec l’enfant Jésus. On sait que l’Égypte voue un culte particulier à la sainte Famille. À noter le pèlerinage organisé là-bas par le docteur Doublier Villette et les Croisés du Sacré Cœur, du 3 au 16 avril prochain.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Mgr Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin récidive. Il &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;stigmatise le refus d’obéissance au Motu proprio &lt;/span&gt;et dénonce l’attitude de certains évêques qui se croient au-dessus du successeur de Pierre et refusent ou dévoient le contenu et l’intention du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Motu proprio &lt;/span&gt;au sujet du missel de Jean XXIII.&lt;br /&gt;L'attitude d'« autonomie » montrée « parmi quelques ecclésiastiques », mais également « dans les plus hauts rangs de l'Église » ne correspond certainement pas « à la noble mission que le Christ a confiée à son Vicaire, le Pape », affirme l'archevêque dans un entretien à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fides&lt;/span&gt;, l'agence de presse de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.&lt;br /&gt;« Nous redoutions cette attitude de certains qui, de toute évidence, sont très engagés dans le progressisme ; ce n’est pas qu’ils soient radicalement opposés à cette décision du pape pour elle-même mais bien parce qu’elle induit l’incitation à réformer une pastorale qui fleure bon l’apostasie tranquille. Il est évident que ce document qui est un acte de charité envers ceux qui ont une sensibilité conservatrice appuyée, introduit un inévitable examen de conscience au cœur même de l’Église. La liturgie est intimement liée à la pastorale ».&lt;br /&gt;Mgr Albert Malcolm Ranjith, critique la désobéissance de certains évêques envers le Pape Benoît XVI pour la récente publication du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Motu Proprio &lt;/span&gt;qui a libéralisé la messe préconciliaire (la soi-disant messe en latin) et réaffirme son « non » aux « danses », « instruments musicaux », « chants» mais même « certaines homélies de caractère politico-social (…) Nous avons récemment appris que des instructions liturgiques, sous prétexte d’adaptation aux enfants, se situent radicalement à l’opposé des directives de Rome et de ses interdits. Ces dispositions ne sont pas toujours le fait d’évêques qui sont confrontés à une désobéissance radicale de certains prêtres. Ces prêtres sont, soit très infortunés dans leur formation initiale, soit qu’ils ont été influencés par des détournements idéologiques dans lesquels ils ont noyé leur conscience au point d’avoir perdu le sens même de leur sacerdoce (…) D’autres prêtres enfin, par faiblesse de caractère ou par confort, se laissent commander par des laïcs incompétents, à la prétention enfantine ; parmi ceux-ci, les plus décidés et les plus dangereux veulent demeurer à un poste de responsabilités sans lequel ils n’auraient pas le sentiment d’exister. Ils font porter à l’Église une charge terrible et se mettent eux-mêmes dans la perspective de perdre leur salut. Nous avons vu certains de ces laïcs engagés dans l’Église préférer détruire une activité pastorale qui produisait d’excellents fruits plutôt que de ne plus pouvoir la contrôler, ces faits se sont produits dans mon diocèse ».&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Il est possible que nous nous soyons trompés ». &lt;/span&gt;Voilà ce que Christopher Bronk Ramsey, directeur de l’accélérateur radiocarbone d’Oxford, vient de déclarer dans une interview à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;BBC&lt;/span&gt;, selon le quotidien italien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Stampa &lt;/span&gt;du 26 janvier, à propos des résultats de l’expertise au Carbonne 14 concernant l’âge du Linceul de Turin (datés en 1988 par les « scientifiques » comme remontant à une fourchette s’étalant de 1260 à 1390 après Jésus). Il se trouve que c’était précisément son institut, ainsi que des laboratoires C14 de Zürich (Suisse) et de Tucson (USA), qui, sous la direction de son prédécesseur, avaient conclu à la non-authenticité de cette Relique conservée et vénérée par l’Église depuis de nombreux siècles. À l’époque, ce verdict négatif avait troublé de nombreuses personnes. Selon Mgr Giuseppe Ghiberti, président de la commission vaticane pour le Linceul de Turin s’exprimant dans le quotidien catholique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Avvenire&lt;/span&gt; du même 26 janvier, Ramsey reconnaît aujourd’hui que la méthode du C14 n’est pas applicable au Linceul de Turin en raison des circonstances très mouvementées de son voyage à travers les siècles et les pays, voyage qui en a modifié les caractéristiques chimiques et autres. Mgr Ghiberti a notamment précisé que ce tissu ne nous serait pas parvenu au début du XIXe siècle « dans un conteneur scellé ». Ramsey, pour défendre son Institut, déclare qu’en 1988 les « scientifiques » n’auraient pas pris vraiment connaissance de l’histoire mouvementée du Linceul (!). Deuxième élément d’explication : les instituts auraient probablement focalisé leurs recherches sur des matières organiques, qui ne faisaient pas partie du Linceul original (UNEC).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-8221093866139502370?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8221093866139502370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8221093866139502370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/facta-sunt.html' title='Facta sunt'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-895389185604137751</id><published>2008-02-15T18:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T08:33:16.709-08:00</updated><title type='text'>L’humeur - Nos enfants livrés aux frustrés ! - Pierre Voisin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L’humeur - Nos enfants livrés aux frustrés ! - Pierre Voisin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’expo « Zizi Sexuel » est une nouvelle offensive de perversion de l’enfance organisée par des débris de Mai 68, avec la bénédiction de l’Éducation nationale et dans le silence assourdissant du catholicisme institutionnel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le titre annonce le contenu : de l’humour à trois sous et des expériences aussi pédagogiques que le « zizi-piquet » (l’enfant appuie sur une pédale pour faire lever le sexe d’un mannequin), l’« orgue à odeurs » (répand de mauvaises odeurs corporelles) ou la « ola des capotes » (on gonfle des préservatifs en appuyant sur un bouton)… Certaines activités sont plus équivoques : dans un endroit interdit aux parents (pour préserver la pudeur des gamins !), les petits visiteurs apprennent que la masturbation leur permettra de mieux connaître leur corps, ou que l’homosexualité doit être placée sur le même plan que l’hétérosexualité… L’ensemble de l’exposition est inspiré par le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guide du Zizi sexuel&lt;/span&gt;, publié par Hélène Bruller et le dessinateur Zep, dont le personnage, Titeuf, est omniprésent sur le parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que ces « informations » s’adressent à un public de gamins, dont les plus jeunes sont scolarisés en CM1 ! Les écoles sont conviées par la Cité des Sciences et le ministère de la Jeunesse et des Sports – avec la bénédiction de l’Éducation nationale – à emmener leurs élèves voir l’expo. 600 classes s’y seraient déjà rendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu s’attendre à ce que les associations familiales catholiques protestent, à ce que les responsables de l’enseignement catholiques émettent une mise en garde, voire à ce que l’évêché de Paris s’indigne de cette souillure infligée aux enfants. Tous sont restés d’une discrétion de rosière. La seule riposte est venue de l’association SOS-Éducation, qui a lancé une pétition pour exiger que les parents soient informés par les écoles avant d’autoriser leurs jeunes à se rendre à l’exposition, et qui a monté un Comité local présidé par Élisabeth Pila, mère de quatre enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut cesser de prendre nos enfants pour des idiots &lt;/span&gt;», nous explique cette dernière. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils sont capables de recevoir une information sur la sexualité qui ne se résume pas à des plaisanteries graveleuses. Il appartient d’ailleurs aux parents de la leur délivrer, en fonction de leur caractère et de leur sensibilité. Or, le personnage de Titeuf, auquel les enfants sont appelés à s’identifier, présente le monde des adultes, y compris en matière de sexualité, comme “dégueulasse”. Curieuse approche, pour des organisateurs qui se veulent “libérés“ &lt;/span&gt;»  ! Et les enfants que l’on croise sur le parcours de l’exposition trouvent effectivement ça « dégoûtant ». Comment pourrait-il en aller autrement, puisque la sexualité n’y est jamais liée à l’amour – tout au plus à un sentiment né du désir : « Il est mignon… » Elle semble donc se ramener à un simple mécanisme, expliqué à grand renfort de dessins crados et de commentaires à l’avenant : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La fente de la fille se mouille et le zizi du garçon devient dur comme un piquet…&lt;/span&gt; ». Les ados de 14 ans hausseront les épaules et les petits de 9 ans seront inquiets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’avaient donc en tête les organisateurs du « Zizi Sexuel » en préparant cette exposition ? Leur porte-parole, aperçue sur le plateau de télévision du lamentablissime Paul Amar, paraît sortie d’un album de Claire Brétécher, la créatrice des Frustrés. Est-il vraiment nécessaire de confier l’éducation sexuelle de nos enfants aux derniers naufragés de mai 68 ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-895389185604137751?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/895389185604137751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/895389185604137751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/lhumeur-nos-enfants-livres-aux-frustres.html' title='L’humeur - Nos enfants livrés aux frustrés ! - Pierre Voisin'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-1033452408158038046</id><published>2008-02-15T18:29:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T08:37:56.811-08:00</updated><title type='text'>C’est eux qui le disent…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C’est eux qui le disent…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;France Catholique &lt;/span&gt;(16 janvier), sous la plume de Gérard Leclerc, ce compte rendu des Notes, prises au jour le jour par le Père de Lubac pendant le Concile et enfin éditées : «&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Père de Lubac est singulièrement monté contre l’épiscopat français&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Sans être une découverte totale pour moi, c’est quand même une donnée dont je n’avais pas suffisamment pris conscience et qu’explique le cheminement chaotique de l’Église de France dans la période post-conciliaire. Notre théologien découvre que nos évêques sont conseillés par des esprits faibles ou carrément déviants. Mais du coup, c’est la pastorale française dans son ensemble, avec l’évolution générale de l’Action Catholique qu’il met en cause avec sévérité. A certains moments, le si aimable Père de Lubac devient cinglant, presque plus qu’il ne l’avait été à l’égard des intégristes qui l’avaient tellement persécuté (…) Du coup notre observateur prend conscience &lt;/span&gt;a posteriori &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de la véritable portée de la résistance intégriste à tout renouveau théologique&lt;/span&gt; ». Fermez le ban ! Le Père de Lubac a ici tous les droits !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À propos de la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages&lt;/span&gt;, de Nicolas Domenach dans Marianne (19 janvier) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Président veut être heureux comme tout le monde. Mais il n’est pas tout le monde, justement. Il est le monarque républicain, dont la gravité, jusqu’ici exigée, ne signifie pas seulement une nécessaire majesté, mais une prise en compte et en charge des souffrances de son peuple &lt;/span&gt;». Nostalgie quand tu nous tiens !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur la légitimité d’une pluralité de rites dans l’Église&lt;/span&gt;, Mgr Nicolas Bux, consulteur du Saint-Office à Rome, déclare à l’abbé Claude Barthe dans L’Homme Nouveau (2 février) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’unité catholique s’exprime proprement à travers la complémentarité des diverses formes rituelles&lt;/span&gt; », manière de dire qu’aucun rite ne peut se déclarer critère de communion dans l’Église.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-1033452408158038046?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/1033452408158038046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/1033452408158038046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/cest-eux-qui-le-disent.html' title='C’est eux qui le disent…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-5636651205980083115</id><published>2008-02-15T17:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T08:27:28.201-08:00</updated><title type='text'>L’entretien du mois - Au nom de l’innocence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L’entretien du mois - Au nom de l’innocence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Homayra Sellier, quinqua flamboyante, a décidé de consacrer son énergie à réparer et à prévenir les dégâts de ce qu’elle n’appelle plus la pédophilie mais la pédocriminalité. Elle se bat au nom de l’innocence !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Vous dirigez une association internationale « Innocence en danger ». Croyez-vous vraiment que la pédophilie est un danger qui n’est pas marginal mais menace aujourd’hui potentiellement tous les enfants ? Avez-vous des chiffres ? Quel est le pourcentage d’incestes dans les délits de pédophilie ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Non le phénomène n’est pas marginal. Certes il n’existe pas d’enquête précise en France sur ce sujet, mais aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, on parle d’un enfant sur cinq sollicité sur Internet. Certaines enquêtes descendent même à un enfant sur trois, il me semble que là c’est exagéré, mais cela donne une tendance. Attention, je ne suis pas contre Internet. La Toile est le reflet de ce que nous sommes. Je vous invite simplement, si vous êtes incrédule sur ce danger social de la pédocriminalité et des cyberpédophiles, à faire une expérience : mettez-vous sur des sites de tchat ou de communication comme Skype, et présentez-vous en tant que mineur isolé, malheureux ou fragile, et vous verrez si vous n’êtes pas abordé par un monsieur qui, sans même cacher son âge, vous entraînera vite dans des questions sexuelles. Il faut savoir qu’aujourd’hui 87 % des jeunes de moins de 17 ans sont familiarisés avec Internet. Cela touche donc potentiellement toute cette tranche d’âge. Quant à ce que vous dites de l’inceste, il est vrai que le nombre des violences intrafamiliales est très élevé, violence pas seulement sexuelle d’ailleurs. On donne le chiffre de 50 %. Cela n’empêche pas qu’il y ait cumul et que des violences intrafamiliales ne débouchent sur la publication de photos sur Internet ou sur une exploitation par des réseaux de pédocriminalité.&lt;/blockquote&gt;À quelle occasion avez-vous créé cette association internationale qu’est l’association Innocence en danger ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Ce fut en 1999 le démantèlement du plus important réseau de cybercriminels dans le monde, au cours d’une Opération Cathédrale, à laquelle participaient les polices de quatorze pays. Cela s’est soldé par l’arrestation de plusieurs centaines d’individus, tous liés au réseau Wonderl—and. Le type qui est à l’origine de tout le réseau habitait San José en Californie. Justement, avec lui, il y a les trois dimensions en même temps : intra et extra-familiales et Internet. Lorsque sa fille invitait des copines en week-end, il venait les chercher en pleine nuit et il les violait en direct sur Internet, après avoir donné un rendez-vous aux membres du Réseau.&lt;/blockquote&gt;Vous parlez de tout cela avec fougue. On sent que vous voulez remuer des montagnes pour changer les choses. Y a-t-il au fond de votre engagement des raisons plus personnelles ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il est vrai que lorsque je suis arrivée en France, très jeune, pour faire mes études, mes parents sentaient venir la révolution iranienne et ils tenaient à ce que j’ai une bonne éducation. J’étais extrêmement ignorante, innocente, je ne savais pas ce qui se passait entre un homme et une femme. Heureusement je n’avais pas besoin d’argent, mais j’ai eu des copines qui étaient sollicitées de manière à peine voilée, au Trocadéro, sur les Champs-Élysées. Il y a eu des viols et l’une de mes amies s’est suicidée à cause de cela, peu après son mariage. J’ai promis que je ferai quelque chose pour ces enfants-là !&lt;/blockquote&gt;Vous êtes mère de famille. Qu’est-ce qui vous meut ? L’amour des enfants ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il y a des enfants qui me disent : « Tu as une grande charité ». Mais pour moi, il ne s’agit pas de charité ! Mon action a un enjeu social, public. J’entends rendre service à la société. Demain, les enfants maltraités ou violés feront partie de notre société. Si l’on ne s’en occupe pas, ils ont statistiquement plus de chance de devenir cocaïnomanes, ou dealers, de pratiquer des automutilations, d’être suicidaires. Et puis vous savez bien que la maltraitance engendre la maltraitance. Ils pourront eux-mêmes être du côté des bourreaux.&lt;/blockquote&gt;Votre association s’occupe particulièrement des enfants traumatisés ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Oui, nous demandons que ces enfants aient un statut de victime et une aide de la société. Aujourd’hui ce ne sont pas les enfants qu’on aide, ce sont les criminels. Le suivi psychologique est réservé au violeur, pas à sa victime. Nous avons voulu pallier cette carence en organisant des sessions d’équithérapie (thérapie par l’équitation) ou d’art plastique, au cours desquelles les enfants peuvent parler. Sur les trente enfants que nous recevons actuellement à Neuchâtel en Suisse, on peut dire que seuls deux continuent à développer un véritable malaise. Pour les autres, lorsqu’il y a assistance, on peut atteindre facilement à ce que l’on nomme en psychologie la résilience, le dépassement du traumatisme. Encore faut-il en prendre les moyens ! Si l’enfant ne parle pas, le risque peut être celui du suicide. Regardez l’affaire Keizermetz : cet instituteur, aimé de tout le monde a eu 55 victimes en 25 ans. Mais chaque fois que l’Éducation nationale recevait des plaintes, il était muté ailleurs, sans la moindre explication. Il a fallu que l’une de ses victimes, un garçon de 28 ans, se suicide, après avoir dénoncé son violeur juste avant qu’il y ait prescription…&lt;/blockquote&gt;Vous parlez d’un statut de victime. Mais vous n’avez pas peur d’une victimisation excessive, comme à Outreau par exemple ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Écoutez à Outreau, il y a quand même eu des viols. Il y a quatre personnes sous les verrous aujourd’hui et elles savent pourquoi. Alors bien sûr, les enfants ont été manipulés. On leur a dit : “Si tu ne dénonces pas, je vais en prison”. Pour des enfants qui sont dans ce genre de familles marginales et qui sont régulièrement transformés en objets sexuels, la différence entre la vérité et le mensonge est difficile à faire. Et je crois que cette vérité, la justice doit la leur donner. Dans beaucoup de cas, par exemple, le procès se termine par un non-lieu. Les enfants reçoivent ce non-lieu. Il y a eu fellation par exemple, mais allez prouver ce genre de chose ! Eh bien nous nous battons pour que l’on exprime autrement le verdict de la Justice, que les victimes ne prennent pas ce “non-lieu” pour un déni de la société. Rachida Dati a promis à notre association de faire quelque chose dans ce domaine, pour que l’expression du Tribunal n’apparaisse pas comme un refus de la réalité du trauma. Laissons-la travailler !&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-5636651205980083115?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5636651205980083115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5636651205980083115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/lentretien-du-mois-au-nom-de-linnocence.html' title='L’entretien du mois - Au nom de l’innocence'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-6762162420328172711</id><published>2008-02-15T16:59:00.001-08:00</published><updated>2009-02-22T08:22:39.842-08:00</updated><title type='text'>Éditorial - Le droit de tuer ? - Laurent Lineuil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Éditorial - Le droit de tuer ? - Laurent Lineuil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concomitants, les deux événements semblent ne rien avoir en commun ; pourtant ils témoignent tout deux, à des degrés divers, de l’épuisement d’une nation qui a perdu l’envie de vivre. D’un côté, le rapport de la commission Attali, qui organise rationnellement la disparition de la nation française, conformément à l’idéal de nomadisme généralisé de son président, en voulant favoriser l’arrivée d’immigrés et pénaliser les familles françaises. Logique qui rejoint celle du Planning familial, qui lançait fin janvier en Ile-de-France une grande campagne d’affichage (sur fonds public) sur le thème « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté &lt;/span&gt;», accompagnée d’une campagne de presse dans les médias bien-pensants, sur le thème : “la liberté d’avorter est toujours à conquérir” – comme si les 58 000 avortements pratiqués annuellement en Ile-de-France, sur un total national de 220 000 (soit 25 % pour 18 % de la population), étaient notoirement insuffisants, au regard d’on ne sait quel obscur planning d’autodestruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lutter contre cette culture de mort, l’heure du réveil aurait-elle sonné ? Certes, nous sommes très loin encore, en France, de la réaction espagnole (deux millions de personnes dans les rues de Madrid le 30 décembre, à l’appel de l’Église, pour défendre la famille), ou même des 100 000 à 200 000 participants annuels de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;March for Life &lt;/span&gt;de Washington, le 22 janvier, lesquels ont reçu un message d’encouragement du président américain avant que leurs représentants ne soient reçus à la Maison-Blanche. Pas d’encouragement présidentiel, on s’en doute, pour les 10 000 participants de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marche pour la Vie &lt;/span&gt;parisienne, le 20 janvier – une affluence qui croît chaque année, depuis quatre ans que cette marche unitaire existe. Mais, fait nouveau, la marche était signalée (certes d’une simple ligne) sur la page d’accueil du site internet de la Conférence épiscopale française. Surtout, à défaut de joindre le cortège, six évêques français lui avaient manifesté leur appui : NN. SS. Aubry (Saint-Denis de la Réunion), Bagnard (Ars-Belley), Cattenoz (Avignon), Centène (Vannes), Fort (Orléans), Rey (Fréjus-Toulon). Toujours les mêmes, me direz-vous… Raison de plus de saluer leur constance dans les bons combats. À défaut de soutenir cette marche pour la vie, les évêques de la région Ile-de-France, eux, ont tout de même signé un communiqué commun pour s’élever contre le prosélytisme pro-avortement du Planning familial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si ce combat, comme le rappelle inlassablement Benoît XVI, est l’un des “points non négociables” sur lesquels les catholiques ne peuvent passer aucun compromis avec le monde, il n’est pas, Dieu merci, un combat purement confessionnel. Et même si l’issue peut aujourd’hui en paraître bien incertaine, elle l’est d’autant moins qu’il rejoint les intuitions profondes de la morale naturelle ancrée en tout homme. Si le débat idéologique semble à ce sujet bien verrouillé par les chiens de garde de la pensée unique, la décence commune trouve heureusement des voies parfois inattendues pour les contourner. On n’en prendra qu’un exemple, répandu par affiche sur les murs de nos villes pour la promotion d’un film. Sous le titre de celui-ci, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Juno&lt;/span&gt;, l’image de l’actrice qui dans le film porte ce prénom, dont la photo de profil laisse voir à loisir un ventre bien arrondi ; et un slogan : « Enceinte ! et alors ? » L’histoire, d’autant plus inattendue qu’elle est signée d’une scénariste qui, loin d’appartenir à la majorité morale, est une ancienne strip-teaseuse qui se dit "pro-choix", est celle d’une jeune fille qui, tombée enceinte par accident, rejette l’avortement que tout le monde considère comme naturel et se met en quête d’un moyen d’accueillir l’enfant. Sur le mode comique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En cloque, mode d’emploi&lt;/span&gt;), tragique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;4 mois, 3 semaines, 2 jours&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Bannissement&lt;/span&gt;) ou mystique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Île&lt;/span&gt;), il ne se passe pas de mois sans que le cinéma évoque l’avortement comme une absurdité, une tragédie ou une douloureuse erreur. C’est parfois par le biais de la fiction que le réel reprend ses droits.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-6762162420328172711?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6762162420328172711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6762162420328172711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/02/editorial-le-droit-de-tuer-laurent.html' title='Éditorial - Le droit de tuer ? - Laurent Lineuil'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4517581204400195356</id><published>2008-01-15T23:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:27:47.476-08:00</updated><title type='text'>En communion ou pas ? - Abbé G. de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - pages 1 et 2&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;En communion ou  pas ? - &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé  G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je recevais tout récemment  une lettre d'un évêque. Je ne vais pas le nommer parce que je n'ai pas  l'habitude de moucharder. Mais sa réaction écrite m'a paru tellement caractéristique  que je ne résiste pas à vous la faire connaître. Et puis, vous êtes un peu  concernés, comme vous allez le voir ! Notez simplement qu'il vous donne lui-même  une indication sur l'emplacement géographique de son diocèse. « Vous n'êtes  pas en communion avec les évêques d'Île-de-France, comme le prouve la revue  Objections ». Et d'ajouter, pour que la mesure soit bien pleine, que cette  communion ne risque pas d'advenir « avant plusieurs années ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je me demande donc  ce qui me vaut cette excommunication latae sententiae… Je cherche. Il est vrai  que nous nous intéressons beaucoup aux évêques en ce moment, à leur bon et  aussi – hélas – à leur mauvais vouloir. Il est vrai que nous en écrivons  : l'Église de France n'est pas, que je sache, une Église du silence. Nous  parlons des évêques avec le respect nécessaire lorsqu'on évoque les  successeurs des apôtres. Avec un souci d'exactitude aussi et de justice dans ce  que nous en rapportons (pour avoir publié une fois un renseignement faux, qui  me valut une lettre mémorable de l'un d'entre eux, je sais ce qu'il en coûte  de tolérer l'à-peu-près ou le manque de rigueur dans l'information). J'ajoute  – mais c'est sans doute personnel – un immense désir de leur être agréable…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Hélas, ce désir  n'est pas compris, au moins du scripteur de cette lettre, qui utilise de grands  mots, cherchant sans doute de grands remèdes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La question que je  me pose porte justement sur l'un de ces grands mots : communion. Est-il possible  lorsqu'on est en communion avec le pape de ne pas être en communion avec les évêques  d'Île-de-France ? Est-il possible lorsqu'on est manifestement en communion avec  la plupart des évêques d'Île-de-France de ne pas l'être… du tout, à cause  de l'un d'entre eux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Et puis il y a une  question subsidiaire : faut-il vraiment que je m'administre à moi-même ces  grands remèdes qui appellent les grands mots ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis membre de  l'Institut du Bon Pasteur, créé par la volonté de Benoît XVI (comme l'a  souligné à plusieurs reprises le cardinal Ricard). Je suis donc prêtre,  incardiné dans la Commission Ecclesia Dei à Rome, ayant signé, un an avant la  création de l’Institut, un “acte d'adhésion”, par lequel je m'engageai  à « une critique constructive » de Vatican II. Ces actes forts du pape Benoît  XVI, je les ai pris comme une feuille de route, à son service. On ne peut les  remettre en cause qu'en contestant son autorité souveraine. – Mais me  direz-vous, un évêque peut défaire ce qu'un autre évêque a fait. –  Certes, mais le pape n'est pas que l'évêque de Rome. Il est la source de tout  pouvoir dans une Église, dont il garantit l'universalité, au-delà des  particularités locales. Un évêque ne peut donc défaire ce que le pape a  fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Comment concevoir en  effet cette communion à deux vitesses, qui serait d'une part, en Pierre et en  son successeur, une communion à l'Église universelle, et d'autre part, en tel  évêque, une communion à l'Église locale ? Et comment concevoir que ces deux  communions subsistent séparément et qu'elles puissent ne pas s'identifier  l'une à l'autre dans la communion au successeur de Pierre ? Communion à  vitesse papale, communion à vitesse épiscopale, ce concept paraît proprement  inconcevable. Un cercle carré. À moins d'imaginer (horresco referens) que l'évêque  ne soit pas, lui-même, en communion avec le pape. Dans un document de 1993, La  notion de communion, le cardinal Ratzinger, temporibus illis, a bien montré que  la communion à l'Église locale n'a de sens qu'en tant qu'elle exprime la  communion à l'Église universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais pourquoi  faut-il que, dans leur pastorale, certains parmi les évêques français  (d'autres noms encore me viennent à l'esprit) semblent défendre l'idée  saugrenue que l'on peut être en communion avec l'Église universelle sans pour  autant être en communion avec l'Église locale ? Pourquoi faut-il qu'ils se  donnent l'air d'ajouter des conditions de communion à celles que le pape a établies  ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Après le Concile,  en 1971, en pleine crise progressiste, à propos de l'Église de Hollande, le  pape Paul VI a évoqué à plusieurs reprises des « ferments schismatiques ».  Il ne faudrait pas que ces ferments aient levé dans la pastorale de certains évêques  de France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Nous devons tous  faire attention aux mots que nous utilisons, pour que le porteur de zizanie dont  parle l'Évangile – inmicus homo – ne profite pas de différends humains,  trop humains, pour en faire autant de déchirures dans la tunique sans couture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Tout cela est bel et  bon, direz-vous, mais il reste un vrai problème : celui de la concélébration.  Si vous ne souhaitez pas concélébrer avec nos évêques, n'est-ce pas un signe  infaillible d'une carence de communion ? Et les évêques qui utilisent ce grand  mot n'ont-ils pas raison de le faire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;L'objection est  importante ; elle ne peut être prise à la légère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il faut souligner  qu'il existe un lien profond entre l'ecclésiologie et la théologie des  sacrements. Sans forcément réduire la communion ecclésiale à sa dimension  eucharistique, comme le fit naguère l'orthodoxe Jean Zizioulas, il importe de  poser que la fin de l'eucharistie (ce que les thomistes appellent res et  sacramentum), c'est l'unité de l'Église, en tant qu'elle représente son  efficacité salvifique. Si le Royaume de Dieu advient, c'est par l'autel et en  quelque sorte sur l'autel qu'il advient, ainsi que le disait souvent Mgr  Lefebvre. Sans l'eucharistie, qui est l'Emmanuel de Dieu, Dieu avec nous, il n'y  a plus d'Église.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans cette  perspective, il n'est pas facultatif, ainsi que j'ai eu l'occasion de l'écrire  à plusieurs reprises, de reconnaître la légitimité de la forme nouvelle du  rite latin, qui, parce qu'elle est proclamée par un pape au nom de l'Église,  est essentiellement valide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;– Mais alors,  direz-vous encore, qu'est-ce qui vous empêche de concélébrer avec l'évêque  dans ce rite essentiellement valide ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;– Certains  invoqueront le devoir de cohérence avec notre vécu antérieur et par conséquent  avec les positions de la Fraternité Saint Pie X. Cette raison existentielle est  une mauvaise raison. Je ne souhaite pas avoir mis la main à la charrue et que  l'on me prenne en flagrant délit de rétrovision… Il faut regarder droit  devant soi et mesurer la gravité de la situation dans laquelle nous nous  trouvons aujourd'hui encore. Cet évêque qui excommunie ses frères chrétiens  en lousdé nous permet, sans doute bien malgré lui, de mieux mesurer l'opacité  des problèmes dans lesquels nous nous débattons. Essayons de mettre un peu de  lumière sur tout cela, sans céder aux passions qui, depuis que le monde est  monde, aigrissent si souvent les questions religieuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il me semble qu'il y  a trois raisons qui, aujourd'hui, empêchent les prêtres du Bon Pasteur de concélébrer  dans la forme nouvelle du rite latin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La première ? Les  statuts de notre communauté, approuvés par la Commission Ecclesia Dei et visés  par le pape, nous garantissent « l'usage exclusif » de la forme traditionnelle  du rite latin, reconnu comme notre « rite propre ». il ne s'agit pas seulement  pour nous d'un droit positif dont nous ferions état avant de recevoir un  nouveau formulaire dont on puisse dire, selon la formule consacrée, qu'il «  annule et remplace » le précédent. Ces statuts matérialisent notre contrat  constitutif avec l'Église. Ils nous assignent un charisme, qui est en effet  constitutif de notre vocation ecclésiale. Nous ne pouvons donc en aucun cas  traiter à la légère de telles injonctions, et les évêques qui nous  demandent d'y renoncer font penser à ces réactionnaires qui ont toujours  besoin d'être plus royalistes que le roi et dont la surenchère porte avec elle  quelque chose de vaguement dérisoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Deuxième argument :  il concerne plus directement les prêtres souhaitant bénéficier du même  privilège que l'IBP, mais ne pouvant faire état d'un droit que nous donnent  nos statuts, puisque… ce ne sont pas les leurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il y a, me  semble-t-il, une difficulté théologique vraiment dérangeante à faire de la  concélébration dans la forme nouvelle du rite latin le signe nécessaire de la  communion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;D'abord, cela  aboutit à nier la notion – traditionnelle dans l'Église – de rite propre.  Demain si tel Patriarche orthodoxe se rattache à la Primauté romaine,  faudra-t-il que la concélébration selon la forme nouvelle du rite romain  vienne sceller la réconciliation entre lui et le pape de Rome ? Il me semble  que cette notion canonique de rite propre est nécessaire à un œcuménisme  bien tempéré. Il serait absurde de la mettre en cause au sein de l'Église  latine, alors que la réunion des deux poumons de l'Église semble de plus en  plus attendue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Plus profondément,  cela introduit une dualité et une préférence dans ce que le pape a appelé «  l'unique rite latin sous ses deux formes », et cela au risque de rallumer la  guerre des rites que le Motu proprio du 7 juillet dernier avait si fermement  souhaité conjurer. Il est absurde de réclamer que les prêtres célébrant  habituellement le rite traditionnel manifestent leur communion dans le rite  nouveau, comme si le rite traditionnel, célébré una cum famulo tuo papa  nostro Benedicto ne portait pas en lui-même une volonté efficace de communion.  Exiger cette concélébration de la part de ceux qui célèbrent habituellement  le rite dans sa forme traditionnelle, c'est mettre en cause, de manière  difficilement tolérable, la finalité et donc la légitimité du rite  traditionnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Et si l'on  m'explique le contraire, alors, logiquement la concélébration n'est pas nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;En revanche, il  importe de mettre en valeur des signes concrets de communion dans un véritable  respect mutuel, qui va, bien entendu, jusqu'à une collaboration réciproque  dans l'évangélisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Le dernier point est  important : nous avons reçu le droit d'exprimer une « critique constructive de  Vatican II » et des réformes qui lui font suite, parmi lesquelles, la réforme  liturgique. Nous n'avons jamais caché que nous avons des critiques  respectueuses à énoncer quant à la théologie de la forme nouvelle du rite,  celles-là mêmes que formulèrent en leur temps les cardinaux Ottaviani et  Bacci dans leur Bref Examen critique. Il est certain qu'à travers l'encyclique  Ecclesia de Eucharistia comme aussi dans le document Redemptionis Sacramentum,  le magistère entreprend une réévaluation à longue portée de l'œuvre  liturgique de Vatican II. Nous pensons que notre propre « critique constructive  » s'inscrit dans ce grand mouvement ecclésial. Nous la présentons avec  humilité, mais aussi dans un grand désir de vérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;S'il est vrai que la  barque de Pierre fait eau de toutes parts, elle ne pourra se redresser que dans  la mesure où elle retrouvera l'étoile polaire de sa Tradition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé  G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4517581204400195356?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4517581204400195356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4517581204400195356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/en-communion-ou-pas-abb-g-de-tanoarn.html' title='En communion ou pas ? - Abbé G. de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-7476029910446364193</id><published>2008-01-15T21:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:41:24.469-08:00</updated><title type='text'>L’événement - 400 000 anglicans sollicitent la « pleine communion »</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 3&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;L’événement - 400 000 anglicans sollicitent la  « pleine communion »&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La Traditional  Anglican Communion (TAC) est une « communion internationale » de communautés  chrétiennes – on ne peut, comme le font les intéressés, utiliser le terme  d’« Églises » – de tradition anglicane mais non rattachée à la  Communion anglicane dont le primat est l’“archevêque” de Cantorbéry. Les  fidèles de cette « communion internationale » peuvent être dits  “anglo-catholiques traditionnels”, “traditionnels” en regard de leur théologie  et de leur pratique liturgique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La TAC a fait sécession  de la Communion anglicane en raison de nombreuses divergences, la principale était  l’“ordination” des femmes. Elle recherche désormais la pleine communion  avec Rome. Lors de sa session plénière qui s’est tenue à Portsmouth  (Angleterre) dans la première semaine d’octobre 2007, les “évêques” et  “vicaires généraux” de la TAC ont signé « &lt;i&gt;solennellement&lt;/i&gt; » une  « l&lt;i&gt;ettre adressée au Siège Romain pour rechercher la pleine et collective  union sacramentelle&lt;/i&gt; » (communiqué du 16 octobre). La TAC compte plus de  400 000 membres répartis sur tous les continents. On comprend et l’intérêt  et la prudence du Saint-Siège devant cette démarche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour ce qui est de  l’Anglican Church in American (ACA), cette branche de la TAC aux États-Unis a  été créée en 1991 après la fusion de l’American Espiscopal Church et  d’un gros tiers de l’Anglican Catholic Church. Elle regroupe une centaine de  congrégations – le nombre exact des fidèles qui s’y rattachent n’est pas  connu – et possède un “primat” en la personne de l’“évêque”  George D. Langberg.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Les négociations de  l’ACA avec Rome ont commencé en 1995, mais ont été freinées par la  position du cardinal Walter Kasper, à cette époque secrétaire du Conseil  pontifical pour l’unité des chrétiens (il en est le président depuis 2001),  craignant que l’accueil de ces anglicans fournisse un signal hostile aux  autres membres de la Communion anglicane…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Or, il ne  s’agissait pas, dans ces négociations, d’une démarche « œcuménique »  mais de la volonté de ces anglicans d’obtenir, aux conditions romaines – la  charité étant sauve – la pleine communion. C’est pourquoi dès 2003 le  dossier fut rattaché à la Congrégation pour la doctrine de la Foi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La pleine communion  de la TAC (et donc de l’ACA américaine) pourrait être facilitée par le précédent  des « &lt;i&gt;Pastoral Provision&lt;/i&gt; » [2] (les dispositions pastorales) prises par  Jean-Paul II en 1980 à la suite des demandes de “prêtres” et de fidèles  épiscopaliens américains souhaitant la pleine communion. Ces dispositions  pastorales autorisent les évêques diocésains à fonder des paroisses  catholiques de « rite » anglican, c’est-à-dire qui utilisent une liturgie  très voisine de celle de l’anglicanisme [3] celle du &lt;i&gt;Book of Divine  Worship&lt;/i&gt; qui est une adaptation catholique du &lt;i&gt;Book of Common Prayer&lt;/i&gt;  – agréée par la Congrégation pour le culte divin et la conférence des évêques  des États-Unis –&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;paroisses  administrées par d’anciens ministres anglicans qui ont été ordonnés prêtres  catholiques. Ce sont donc là des “paroisses personnelles” de “rite  particulier” mais catholiques latines – on en compte 7 aux États-Unis,  principalement au Texas, en Caroline du Sud, en Pennsylvanie et dans le  Massachusetts – qui pourraient donner quelque idée aux évêques français  qui se grattent la tête pour savoir comment appliquer &lt;i&gt;Summorum Pontificum&lt;/i&gt;…  Depuis 1983, 70 anciens pasteurs anglicans ont été ordonnés prêtres  catholiques et ont un ministère dans les paroisses américaines  “personnelles” ou territoriales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Si la TAC entrait  dans la pleine communion de l’Église, ce serait la première fois qu’une  entité anglicane serait réconciliée avec Rome depuis le schisme d’Henry  VIII en 1534, cette forme de réconciliation pouvant revêtir deux formes : une  administration apostolique de rite anglican ou une multiplication de paroisses  personnelles sous la juridiction des évêques diocésains selon les « &lt;i&gt;Pastoral  Provision&lt;/i&gt; ». En tous les cas, une affaire à suivre…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Daniel Hamiche&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;[1] &lt;a href="http://www.acahome.org/" target="_blank"&gt;www.acahome.org&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;[2] &lt;a href="http://www.pastoralprovision.org/" target="_blank"&gt;www.pastoralprovision.org&lt;/a&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;[3] Voyez quelques  exemples significatifs : &lt;a href="http://www.walsingham-church.org/" target="_blank"&gt;www.walsingham-church.org&lt;/a&gt;  ; &lt;a href="http://www.atonementonline.com/index.php" target="_blank"&gt;www.atonementonline.com/index.php&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-7476029910446364193?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7476029910446364193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7476029910446364193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/lvnement-400-000-anglicans-sollicitent.html' title='L’événement - 400 000 anglicans sollicitent la « pleine communion »'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-3002871332629966425</id><published>2008-01-15T21:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:25:42.962-08:00</updated><title type='text'>Peut mieux faire ! - Tony Blair : un anglican de moins. Un catholique de plus ?</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 3&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Peut mieux faire  ! - Tony Blair : un anglican de moins. Un catholique de plus ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Une étude publiée  par The Sunday Telegraph (23 décembre) révèle que si 25 millions de sujets  britanniques se considèrent anglicans, contre 4,2 millions qui se disent  catholiques, ces derniers, en nombre de pratiquants, l’emportent désormais  sur les premiers (861 000 contre 852 000). C’est dans ce contexte nouveau  qu’on&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;apprend que l’ancien  Premier Ministre de Sa Très Gracieuse Majesté, Tony Blair, ayant fait  abjuration de l’anglicanisme, a été reçu, le 21 décembre dernier, dans  l’Église, lors d’une cérémonie privée à la résidence du cardinal  Cormac Murphy-O’Connor, archevêque de Westminster. Fort bien et il y a lieu  de s’en réjouir. Mais aussi de poser quelques questions, ce que n’ont pas  manqué de faire des associations catholiques pro-vie britanniques. J&lt;/span&gt;&lt;a id="publishButton" class="cssButton" href="javascript:void(0)" onclick="if (this.className.indexOf(&amp;quot;ubtn-disabled&amp;quot;) == -1) {var e = document['stuffform'].publish;(e.length) ? e[0].click() : e.click(); if (window.event) window.event.cancelBubble = true; return false;}"&gt;&lt;div class="cssButtonOuter"&gt;&lt;div class="cssButtonMiddle"&gt;&lt;div class="cssButtonInner"&gt;Publier le message&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=""&gt;ohn Smeaton,  directeur de la Society for the Protection of Unborn Children, déclarait dès  le 22 décembre que la décision de Tony Blair lui semblait « franchement  bizarre. Elle nous préoccupe. Pendant ses fonctions de premier ministre [dix  ans !] Tony Blair est devenu un des architectes les plus importants de la  culture de mort, promouvant l’avortement, les expérimentations sur  l’embryon humain – y compris sur les embryons humains clonés – et  l’euthanasie passive. Nous écrivons à Tony Blair pour lui demander s’il  s’est repenti des positions anti-vie dont il a été ouvertement le défenseur  tout au long de sa carrière politique ». Nous attendons aussi sa réponse…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;DH&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-3002871332629966425?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3002871332629966425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3002871332629966425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/peut-mieux-faire-tony-blair-un-anglican.html' title='Peut mieux faire ! - Tony Blair : un anglican de moins. Un catholique de plus ?'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-9152436219386837348</id><published>2008-01-15T20:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:30:12.895-08:00</updated><title type='text'>C’est à lire - La vie intérieure de Maurras</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; 4&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;C’est à lire -  La vie intérieure de Maurras&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;On vient d’éditer,  sur 800 pages, la correspondance échangée pendant 43 ans entre Charles Maurras  et Mgr Jean-Baptiste Penon, évêque de Moulins. Occasion de revenir sur le  projet maurrassien, mais surtout sur l’agnosticisme personnel et sur la quête  intérieure de Charles Maurras.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Au commencement de  tout, il y a un jeune orphelin de père supérieurement doué, qui devient sourd  à l'âge de 14 ans. Il sent que la vie se ferme à ses appétits en éveil. Il  pressent la fin. Incapable de suivre le moindre cours collectif, il ne pourra  pas avoir accès à la culture que réclame sa précoce intelligence. Il se  trouve qu'un jeune prêtre de 35 ans, « le meilleur helléniste du diocèse »  dit-on, a entendu parler de ce gâchis. L'abbé Penon enseigne dans les grandes  classes. Peu importe ! Il se chargera du jeune Charles, qui, sans aucun débordement  inutile, le considère désormais comme une sorte de second père. C'est à cet  abbé Penon, point timoré, que l'on doit la montée à Paris, à l'âge de 17  ans, du jeune Charles, les premières recommandations (en particulier aux  Annales de Philosophie chrétienne) et les premiers articles du poulain-prodige  : « Je ne quitte jamais son tombeau de Simiane, où je vais plusieurs fois par  an, écrit Maurras en 1945, sans lui rendre l'hommage que Jacques Bainville était  bien moins fondé à m'adresser : “Hors le jour, je lui dois tout” ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Mgr Penon est bien  l'image du père pour le jeune journaliste. « Cher Maître », Charles lui écrira  toute sa vie, en lui donnant le titre que l'on ne tarde pas à lui reconnaître  à lui-même, autour de Saint-Germain-des-Prés, dans ce Café de Flore où,  coquetterie 1900, se pensait et se rédigeait cette Revue Grise que fut la première  Action Française. Jusqu'à sa mort, Maurras appelle Penon « Cher Maître »,  comme pour reconnaître son autorité, si bénéfique, sur sa jeune vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Cette correspondance  Penon-Maurras, on l'aura compris, n'est donc pas anecdotique : elle a lieu entre  un fils et son père d'élection. Comme à un père, le jeune homme se confie.  Comme à un père, il ne dit pas tout, loin de là. Il garde pour lui (et, bien  plus tard, pour les lecteurs du Mont de Saturne) ses premières fredaines. Entre  ce père spirituel et ce fils turbulent, curieux de tout, vibrant à tout, prêt  à tous les paroxysmes, ce qui domine, avec une confiance mutuelle qui semble inépuisable,  c'est une incompréhension quasi totale. Notons au passage que Maurras sera  monarchiste de la même façon qu'il fut fidèle à son ancien maître : avec  toute sa confiance envers les Princes successifs, mais dans une perpétuelle  incompréhension. Je crois que c'est avant tout cette indifférence d'un jeune  intellectuel aux avis du père, pourtant reconnu comme tel, qui fait l'intérêt  extraordinaire de la pensée maurrassienne. Chacun d’entre nous n’est-il pas  tenu de conjuguer à sa manière la liberté et la fidélité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;i&gt;Dieu et le Roi,  Correspondance entre Charles Maurras et l'abbé Penon (1883-1928)&lt;/i&gt; présentée  par Axel Tisserant, éd. Privat 2007, 752 pp. (avec index), 30 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-9152436219386837348?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/9152436219386837348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/9152436219386837348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/cest-lire-la-vie-intrieure-de-maurras.html' title='C’est à lire - La vie intérieure de Maurras'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4249841685430199712</id><published>2008-01-15T20:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:37:25.758-08:00</updated><title type='text'>Facta sunt</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 4&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Facta sunt&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Le cardinal      Alfons-Maria Stickler&lt;/b&gt; a été rappelé à Dieu le 12 décembre dernier      à l’âge de 97 ans. Dans son homélie, le pape Benoît XVI a évoqué les      trois blancheurs, l’Eucharistie, le Pape, la Vierge Marie, auxquelles cet      Autrichien, membre de l’ordre salésien, se réfère dans son testament      spirituel. Le cardinal, qui fut Préfet de la Bibliothèque vaticane dès      1971, fut sacré évêque par Jean Paul II en 1983 et créé cardinal en      1985. Il a célébré toute sa vie habituellement la messe traditionnelle et      a donné plusieurs articles au périodique américain &lt;i&gt;The Latin Mass&lt;/i&gt;,      en particulier pour prouver que la forme traditionnelle du rite n’avait      jamais été interdite. Benoît XVI prendra acte de ses démonstrations sur      ce point dans le &lt;i&gt;Motu proprio Summorum pontificum&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Petit événement,      passé inaperçu&lt;/b&gt; : le compte rendu que vient de donner Alain Besançon      dans la revue Commentaires (hiver 2007-2008) à la visite du pape Benoît      XVI à Istanbul (28 novembre-1er décembre 2006), Un an après l’événement,      l’auteur de &lt;i&gt;Trois tentations dans l’Église&lt;/i&gt; a eu le temps de      peser les termes de son appréciation. Après avoir souligné que dans la      Mosquée bleue, le pape a publiquement prié à la manière musulmane, sa      conclusion est éloquente : « &lt;i&gt;Le pape a perdu à Istanbul une partie de      son autorité. Dans une église en proie à des tensions fortes, il n’est      pas de bon augure de voir “chasser” l’ancre romaine&lt;/i&gt; ». Sur tout      cela, voir Objections n° 8 : « Benoît XVI et le danger turc ».&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;À Amiens&lt;/b&gt;,      Mgr Bouilleret qui refuse absolument de donner ou même de prêter une église      aux traditionalistes de la Fraternité Saint Pie X, désigne le maire Gilles      de Robien comme médiateur possible : « &lt;i&gt;Il n’y a pas d’églises désaffectées      dans le diocèse d’Amiens, placées sous ma responsabilité. Mais il y en      a qui dépendent des collectivités territoriales, comme Saint-Germain, qui      appartient à la ville d’Amiens. C’est au maire à prendre ses      responsabilités&lt;/i&gt; » (&lt;i&gt;Courrier picard&lt;/i&gt; 15 décembre). Décidément,      ballottés entre les autorités civiles et les autorités religieuses, les      sans-papiers de l’Église ne font pas recette pour l’instant.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Le Grand      Orient de France&lt;/b&gt; s’en étrangle. Il a publié récemment une violente      mise en garde contre l’Église catholique : « &lt;i&gt;Voir béatifier par le      Vatican des victimes religieuses de la Guerre civile espagnole, au moment même      où cette grande démocratie tente avec courage d'examiner son passé      douloureux ; ou encore récemment, assister au retour incroyable des      indulgences plénières promises par le pape Benoît XVI, aux pèlerins de      Lourdes en 2008&lt;/i&gt; », cela sonne faux !&lt;br /&gt;    Qui ne voit que les vertus émancipatrices dont ils se réclament sonnent      faux quand il s'agit de soumettre les Hommes à un ordre éculé et non de      les libérer ?&lt;br /&gt;    « &lt;i&gt;Le Grand Orient de France appelle à la plus extrême vigilance face      à cette offensive générale qui, au nom de l’Église catholique,      travaille contre l'émancipation des Hommes, contre leur Liberté&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Antonietta      Meo&lt;/b&gt;, surnommée familièrement « Nennolina », est née le 15 décembre      1930. Après la découverte d’une maladie osseuse, l’ostéosarcome, elle      fut amputée d’une jambe. Elle écrivit alors des centaines de lettres à      Dieu qui révèlent une vie qualifiée “d’union mystique“ au Christ.      « &lt;i&gt;Tu sais, &lt;/i&gt;disait-elle à sa mère, &lt;i&gt;j’ai offert ma petite jambe      à Jésus pour la conversion des pauvres pêcheurs&lt;/i&gt; ». Nennolina est      morte le 3 juillet 1937. Le 17 décembre dernier Benoît XVI a reconnu les      vertus héroïques de cette petite fille de six ans et demi. Il a déclaré      qu’il espérait pouvoir conclure favorablement le procès de béatification      d’Antonietta.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Rien dans ce      numéro&lt;/b&gt; sur la deuxième encyclique du pape Spe salvi. Vous pouvez, pour      12 euros franco, vous procurer le CD de l’abbé de Tanoüarn « L’espérance      de Benoît XVI ». Notons ici simplement que la deuxième encyclique de Benoît      XVI est le premier document important qui ne comporte aucune référence au      concile Vatican II. En revanche, le pape cite le rituel traditionnel du      sacrement de baptême : « &lt;i&gt;Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? –      La foi – Et que donne la foi ? – La vie éternelle &lt;/i&gt;». Son message ?      L’Église doit se recentrer sur sa prédication essentielle : la vie éternelle      et le Royaume de Dieu.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4249841685430199712?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4249841685430199712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4249841685430199712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/facta-sunt.html' title='Facta sunt'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-3197956190791621066</id><published>2008-01-15T19:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:36:21.270-08:00</updated><title type='text'>C’est à voir - L’odyssée de la misère en vidéo</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 5&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;C’est à voir -  L’odyssée de la misère en vidéo&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Golden Door évoque  l’émigration sicilienne vers les États-Unis, au début du XXe siècle.  L’entrée dans un « nouveau monde » – titre original du film – qui est  aussi une perte de l’innocence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Au commencement, il  y a deux hommes, vêtus comme des paysans. Sales et suants, ils gravissent à  pieds nus une montagne rocheuse, sans mot dire. Et pour cause : coincé dans  leur bouche, un énorme caillou leur cisaille la commissure des lèvres. Pendant  plusieurs minutes, ignorant tout du lieu, de l’époque ou du but de cette étrange  équipée, nous sommes condamnés à observer sans comprendre, captivés par ce  mystère autant que par la beauté sauvage des images.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ainsi commence le  dernier film d’Emanuele Crialese, le cinéaste italien de Respiro, qui  baignera tout entier, deux heures durant, dans cet étrange alliage de réalisme  et d’étrangeté. Le réalisme, c’est celui de la misère de ses  protagonistes, une famille sicilienne du début du XXe siècle. Hésitant à  partir en Amérique, ces gueux qui ne distinguent pas la religion de la  superstition vont demander conseil à la Vierge, en allant déposer à ses  pieds, en haut de la montagne, les fameux cailloux – rite qu’on imagine immémorial.  Croyant avoir reçu un signe, les voilà en route pour ce pays de cocagne dont  ils ignorent tout, convaincus d’aller vers une terre promise, un Canaan où  coulent le miel et le lait. Pour traduire cette ignorance émerveillée,  Crialese a marié au réalisme de ses personnages un ton onirique qui exprime  l’irréalité, pour ces paysans qui n’ont jamais quitté leur village, de  cette odyssée sur l’océan – songe qui parfois tourne au cauchemar, comme  lors d’une extraordinaire scène de tempête, où l’on ne voit pas un  instant les flots déchaînés, juste un étrange ballet de corps ballottés,  martyrisés, entremêlés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais il y aura un  prix à payer pour cette entrée dans la modernité : toute une part de soi-même,  la plus essentielle peut-être, laissée derrière soi à tout jamais ; et,  bientôt, le consentement à une humiliation qui est une déshumanisation. Car,  pour passer le sas d’Ellis Island, il leur faudra réussir des tests qui  mettent en œuvre un eugénisme dans toute l’ingénuité et la bonne  conscience de ses jeunes années. En ces temps d’« immigration choisie »,  ces scènes ont un effet ravageur, même si ce n’est pas là le propos du film  : « Je n'étais pas intéressé par le récit historique ou social et encore  moins par l'histoire des masses, dit le cinéaste. J'ai voulu aller à la  rencontre du particulier, de l'individu qui quitte sa terre natale et, à  travers ce voyage, se métamorphose d'homme ancien en homme moderne. L'homme qui  part emporte avec lui peu d'objets mais tous ses morts. C'est un homme qui a vécu  avec un sens aigu de l'identité et de la mémoire, la mémoire des histoires  qui lui ont été transmises par son père et son grand-père. » Et Crialese  ajoute : « J'ai cherché à raconter l'histoire de ces hommes d'un autre temps  qui croyaient encore à l'importance du mystère, qui voyaient encore les choses  qui ne se voient pas, mais qui pourtant existent. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Si le film touche si  profondément, c’est qu’il est aussi le récit du passage de l’ancien  monde au nouveau, de l’âge de la simplicité à la modernité, de l’âge de  l’innocence à l’âge du rationalisme, de l’âge de la foi à celui du désenchantement.  Golden Door est, aussi, notre histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Laurent Lineuil&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;i&gt;Golden Door&lt;/i&gt; :  un DVD Aventi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-3197956190791621066?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3197956190791621066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3197956190791621066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/cest-voir-lodysse-de-la-misre-en-vido.html' title='C’est à voir - L’odyssée de la misère en vidéo'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-5369172204931853595</id><published>2008-01-15T18:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:38:49.222-08:00</updated><title type='text'>L’humeur - Sarkozy : le grand tournant</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 6&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;L’humeur -  Sarkozy : le grand tournant&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Sarkozy a-t-il été  touché par la grâce de Noël ? L’ironie n’est pas de mise ici : le  discours qu’il a tenu à Saint-Jean-de-Latran, lors de sa visite au Vatican,  constitue à plusieurs égards une véritable rupture avec les politiques de méfiance  et d’hostilité latente au catholicisme qu’avaient conduites ses prédécesseurs,  Mitterrand et Chirac.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;On se souvient des  tentatives socialistes pour étouffer l’enseignement libre – objectif en  grande partie atteint aujourd’hui –, des oppositions virulentes qui s’étaient  exprimées lors des visites en France de Jean-Paul II et, bien sûr, du refus de  Jacques Chirac de reconnaître les racines chrétiennes de l’Europe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;On peut, certes,  critiquer tel ou tel point du discours. Exemple ? Le président de la République  exagère sans doute lorsqu’il déclare que Clovis fut le premier souverain chrétien  : l’empereur Constantin était venu avant lui. Clovis, en revanche, fut  l’instrument de la victoire du catholicisme contre l’arianisme. Peu importe.  Ces déclarations ont une portée considérable. Par elles, le chef de l’État  renoue le fil d’une histoire d’amour filial, que certains voudraient briser  : celle de l’Église et de la France. On notera aussi que, ce faisant, il  renoue le fil de l’histoire de la France elle-même, qui ne commence pas en  1789. Il n’est pas indifférent que Sarkozy inscrive explicitement son  intronisation comme chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran dans une  tradition initiée par Henri IV, encore moins qu’il revendique pour la France&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;l’héritage de Clovis. Qui se souvient de l’hostilité qui  s’exprima lors de la venue en France de Jean-Paul II pour le 1500ème  anniversaire du baptême de ce roi, saluera l’audace de ce geste. Du sein même  de l’Église de France, des voix s’étaient alors élevées pour empêcher  le pape de parler du baptême de la France. Sarkozy charge en terrain miné…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Du reste, même  lorsqu’il évoque la laïcité, le président de la République rappelle  quelques réalités difficiles à entendre dans certains milieux laïcs : « &lt;i&gt;La  laïcité,&lt;/i&gt; dit-il, &lt;i&gt;ne saurait être la négation du passé. La laïcité  n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a  tenté de le faire ; elle n’aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère  qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son  histoire, commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d’histoire, de  patrimoine, d’art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément  notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c’est perdre la  signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale, c’est  dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de  symboles, de mémoire. C’est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux  bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même  les valoriser, tout en défendant la laïcité, enfin parvenue à maturité :  voilà le sens de la démarche que j’ai voulu accomplir ce soir à  Saint-Jean-de-Latran. &lt;/i&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il est certes permis  de douter de la solidité du deuxième bout de la chaîne, et de ne pas tenir la  laïcité, contrairement à ce que dit encore le président de la République,  pour une « &lt;i&gt;condition de la paix civile&lt;/i&gt; ». Du moins la laïcité telle  qu’elle est présentée aujourd’hui : une religion en creux qui s’exprime  par son hostilité à l’ensemble des religions, et particulièrement au  catholicisme. Il pourrait en aller différemment si l’État laïc  reconnaissait, comme le fait Sarkozy, la part essentielle qu’a eu le  catholicisme à la construction de la France – autrement dit, en quelque  sorte, sa primauté historique. Reste que cette laïcité-là n’est pas  parvenue à maturité. Avec un courage qu’il faut saluer, le président de la  République lance un chantier de reconstruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pierre Voisin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-5369172204931853595?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5369172204931853595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5369172204931853595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/lhumeur-sarkozy-le-grand-tournant.html' title='L’humeur - Sarkozy : le grand tournant'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-8667848582806894079</id><published>2008-01-15T18:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:40:04.766-08:00</updated><title type='text'>C’est eux qui le disent…</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 6&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;C’est eux qui  le disent…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;      du 21 décembre, se poursuit la polémique créée le 7 décembre par      l'hebdomadaire Time, titrant sur « la mort de la culture française ».      C'est Kevin Mulhoni, professeur à l'Université de Baton-Rouge en Louisiane      qui, à sa manière, défend les &lt;i&gt;Frenchies&lt;/i&gt; : « &lt;i&gt;Le déclin dont      parle Time frappe les Etats-Unis comme la France. Mes étudiants ne sont pas      plus capables de citer cinq écrivains ou philosophes qu'ils soient Américains      ou Français. Ici pour voir un film étranger, je dois faire 2 000 km et      aller à New York. Quant aux cinq films nominés aux Oscars, ils ont fait le      tiers des entrées de Mission impossible 3. C'est tout un Continent culturel      qui sombre. Simplement, vous les Français, vous y teniez une grande place      et vous y êtes encore sensibles&lt;/i&gt; ». &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Comment Dieu      votera-t-il se demande Patrick Sabatier dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; du 20 décembre      à propos des prochaines élections américaines : « &lt;i&gt;Il n'est      aujourd'hui pas un débat télévisé entre candidats à la présidentielle,      pas une réunion publique, sans que les candidats, démocrates comme républicains,      proclament leur foi. Lors du dernier débat républicain sur CNN, ceux-ci      ont été sommés de dire s'ils croyaient ou non à la vérité littérale      de la Bible. En août dernier 61 % des électeurs ont déclaré au centre de      recherche Pew Forum qu'ils ne voteraient jamais pour un athée ou un      agnostique (et pas pour un musulman non plus)&lt;/i&gt; ». Le Monde se pose      exactement les mêmes questions en première page le... 26 décembre.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Découvertes récentes      à Rome sous le Mont Palatin : est-ce la grotte de Romulus et Remus où ont      eu lieu chaque année jusqu'au Ve siècle les fêtes des Lupercales ? Est-ce      un élément du Palais d'Auguste, qui resterait en grande partie à fouiller      ? Andrea Carandini, archéologue, explique au &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt; qu'à      Rome « &lt;i&gt;tout est encore à découvrir. Tout a été conservé sous des      monticules de terre, comme la Domus aurea de Néron. Surtout l'Eglise      catholique a été assez maligne pour ne rien détruire des monuments païens.      Elle aurait pu raser – comme le firent les Turcs en Grèce – ces lieux      qui défiaient son autorité et son pouvoir. Elle les a au contraire détournés      vers le culte catholique. Rendons hommage à l'Eglise : grâce à son      pragmatisme, la Rome antique est en grande partie à redécouvrir &lt;/i&gt;».&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-8667848582806894079?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8667848582806894079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8667848582806894079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/cest-eux-qui-le-disent.html' title='C’est eux qui le disent…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-7660656358993682478</id><published>2008-01-15T17:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:24:36.209-08:00</updated><title type='text'>L’entretien du mois - Pour une écologie chrétienne</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 7&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;L’entretien du  mois - Pour une écologie chrétienne&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;À Noël, le Christ  vient « pour redonner à la création, au cosmos, sa beauté et sa dignité »  a déclaré Benoît XVI. Au cœur de la nuit et de l'année solaire, cette nuit  de Noël renferme une théologie de « l'écologie humaine ». Que faut-il  penser de la prédilection avec laquelle le pape évoque l’urgence écologique.  Est-il, ce faisant dans sa fonction de pape. Nous avons posé cette question à  Alexis Arette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Alexis Arette, cela  fait des années que le paysan béarnais que vous êtes parle d’écologie à  qui veut l’entendre. Quels sont vos titres pour évoquer cette question ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est par    l’effet d’une vocation contrarié que je suis devenu écologiste. Dans la    famille, on était tous militaire ou paysan. Personnellement, j’aurais préféré    l’armée, mais, après une expérience militaire en Indochine, je suis    redevenu paysan. Il fallait bien reprendre la terre ! J’habite    aujourd’hui, à Momas, ce qui est sans doute la plus vieille maison béarnaise    : 1194 est la date inscrite au fronton de la porte. Dans cette maison, j’ai    fait longtemps de l’élevage biologique. C’est en tant qu’agrobiologiste    que je peux parler d’écologie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Vous vous  revendiquez comme écologiste ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je crois que dans    l’écologie, il y a deux écoles rivales. Il y a d’abord une école matérialiste    dont le fondateur est Ernst von Haeckel, célèbre biologiste allemand, mort    en 1919, qui pensait que « &lt;i&gt;la politique c’est de la biologie appliquée&lt;/i&gt;    ». Darwinien résolu, ses théories ont été récupérées pour justifier le    racisme ou l’eugénisme. Et puis il y a une autre école à laquelle je    m’honore d’appartenir. Si l’on se réfère à l’étymologie, &lt;i&gt;oikos&lt;/i&gt;    désigne l’habitat. Et &lt;i&gt;logos&lt;/i&gt;, c’est la science bien sûr, mais pour    nous chrétiens, c’est aussi le logos. Le Verbe, « &lt;i&gt;par qui tout a été    fait&lt;/i&gt; » et qui est présent dans la création. Il nous faut raisonner    selon ce logos, en sachant que la création nous ramène toujours au Créateur.    Je préférerais d’ailleurs parler d’écosophie : il s’agit d’examiner    avec sagesse la nature de manière à l’empêcher de déchoir. Lorsque je    parle de la nature, j’envisage bien sûr d’abord la nature qui nous    entoure, mais j’y inclus notre propre nature. Qu’on le veuille ou non, il    y a une dimension morale de l’écologie, qui consiste à aimer ce qui nous    fait vivre et à détester ce qui nous fait mourir. Toute la Bible, la Loi et    les Prophètes, c’est cela !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pourquoi faut-il  tant tenir à la nature ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La création telle    qu’elle se présente à nous est réglée par une loi homéostatique et on    peut dire que la nature, c’est cela. Lorsqu’il y a un coup de chaleur par    exemple, on constate que ce sont plutôt des fleurs claires qui poussent et    qui repoussent la chaleur. Au contraire, dans le froid, on a plutôt une végétation    sombre. C’est lorsque l’homme ne respecte pas cette autorégulation    qu’apparaît le désert, que ce soit au Sahara ou au Negueb. C’est le    professeur Louis Kervran, qui, à la fin des années 1950, a découvert cette    propriété de la matière vivante, que sont les transmutations biologiques à    faible dégagement d’énergie, à partir d’éléments naturels stables    pour aboutir à d’autres éléments naturels. Il a observé par exemple que    dans un sol où manque le calcium, on voit proliférer les ravenelles, qui en    contiennent beaucoup et qui, en mourant le lui restituent. Il fait la même    remarque à propos des prêles, qui apportent de la silice. Les plantes sont    de véritables laboratoires, qui sont capables de transmuter certains éléments    du sol en d’autres. Elles peuvent aussi apporter beaucoup à notre    organisme. On peut dire qu’on touche du doigt le rêve des alchimistes, qui    était de transformer le plomb en or : en ajoutant ou en retirant une    particule à un atome, on change un corps. Les travaux du professeur Kervran    n’ont pas encore été exploités selon leur véritable portée !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Vous croyez vraiment  qu’il est question de cette régulation homéostatique dans la Bible ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Non bien sûr, ce    n’est pas à la Bible de nous parler de cela. Mais la Bible (comme    d’ailleurs le livre iranien de l’Avesta) nous présente Adam, au    commencement, sous les traits d’un jardinier. Son rôle est d’entretenir    la création et Dieu le prévient que dans le jardin, il y a un fruit    venimeux. Le Créateur le prévient qu’il ne faut pas le manger, mais lui ne    veut pas l’écouter. Il croit que le Jardin, c’est sa chose à lui. Et du    coup aujourd’hui, il ne nous reste plus que le souvenir de cet état    bienheureux, alors que sur la terre en ce moment la ronce est plus fréquente    que l’arbre à pain. Cette image d’Adam comme jardinier de l’univers est    corroborée dans le Nouveau Testament. Lorsque le Christ apparaît après sa résurrection    à la personne qui nous ressemble le plus, cette pécheresse de    Marie-Madeleine, il lui apparaît sous les traits du jardinier. Il est le    nouvel Adam, qui est là pour rédimer la création qu’Adam a perdue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Vous voulez dire que  nous devons nous aussi cultiver notre jardin ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je crois que    c’est à partir de notre service de la nature que nous revenons au Créateur    de la nature, pour lui rendre ce qu’il nous a donné. C’est le circuit de    l’amour, qui est toujours la restitution du don. Rendre à Dieu ce qui nous    a été donné par Dieu. Pour nos ancêtres, qui étaient des agriculteurs    itinérants, le circuit de l’amour a pu commencer par la méditation d’une    bouse de vache. On constate que la touffe d’herbe qui sort de la bouse de    vache est plus vigoureuse que celle qui sort du sol. En rendant ce qu’on lui    a donné, la vache contribue à l’amélioration du sol. Eh bien ! Nous    aussi, il nous faut rendre tout ce que Dieu nous a donné et c’est lui qui    va nous transmuter dans la résurrection. Regardez la résurrection du Christ    : n’est-ce pas une transmutation atomique du corps physique du Christ en un    corps de gloire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Alexis Arette en  huit dates&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Né en &lt;b&gt;1927&lt;/b&gt;.  Part en Indochine en &lt;b&gt;1949&lt;/b&gt; (blessé, légion d’honneur médaille  militaire). &lt;b&gt;1953&lt;/b&gt; : reprend la ferme de ses parents. &lt;b&gt;1957&lt;/b&gt; : premier  paysan de France, interviewé à ce titre par Jacques Chancel. &lt;b&gt;1967&lt;/b&gt; :  crée le festival de Siros, dédié à la chanson béarnaise. &lt;b&gt;1970&lt;/b&gt; :  vice-président de l’Académie de Béarn. &lt;b&gt;1984&lt;/b&gt; : président de la  Fédération Française de l’Agriculture. &lt;b&gt;1988&lt;/b&gt; : conseiller régional d’Aquitaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-7660656358993682478?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7660656358993682478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7660656358993682478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/lentretien-du-mois-pour-une-cologie.html' title='L’entretien du mois - Pour une écologie chrétienne'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-6701627036725406447</id><published>2008-01-15T16:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-08T13:16:54.160-08:00</updated><title type='text'>Éditorial - Politique express</title><content type='html'>&lt;span style=""&gt;Objections - n°13 -  janvier 2008 - page 8&lt;/span&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Éditorial -  Politique express&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Est-ce l’influence  des amours élyséennes – ou devrait-on dire eurodisneylandiennes, puisque les  favorites, qu’on officialisait jadis en les présentant à Versailles, se  voient désormais conférer l’onction chez Mickey – qui a conduit le  gouvernement à remettre à l’étude un ancien projet de la socialiste Élisabeth  Guigou sur le divorce express ? Toujours est-il que c’est dans le même temps  que Nicolas Sarkozy faisait répandre urbi et orbi la nouvelle que tout compte  fait il était disposé à se consoler avec Carla Bruni (quelques semaines après  avoir manifesté qu’il resterait inconsolable du départ de Cécilia, et  quelques mois à peine après nous avoir redit à quel point “C.”  l’admirable était définitivement la femme de sa vie) qu’on apprenait une  nouvelle simplification de la procédure de divorce par consentement mutuel : de  judiciaire il deviendrait contractuel, puisque ce ne serait plus un juge  (magistrat officiel, imposé par la carte judiciaire) qui le prononcerait, mais  un notaire (membre d’une profession libérale, choisi librement par les deux  futurs ex-conjoints) qui l’entérinerait. Alors que le juge avait mission de vérifier  l’équité de l’accord et que celui-ci n’était pas en réalité “imposé”  par le membre du couple psychologiquement dominant sur l’autre, le notaire ne  ferait qu’acter une décision purement privée prise par les conjoints.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Sous couvert de  simplification administrative, c’est donc à une nouvelle étape de la désacralisation  du mariage qu’on assiste. Est-il pourtant si urgent d’offrir de nouvelles  facilités aux couples souhaitant mettre fin à leur union alors même qu’en  France, on prononce chaque année plus d’un divorce pour deux mariages ?  Peut-on déplorer, à longueur de discours, l’absence de repères et continuer  à détricoter, comme si de rien n’était, comme si l’expérience des  quarante dernières années ne nous avait rien appris, le droit de la famille  – insidieusement remplacé, dans ce domaine comme dans les autres par un  “droit à” la famille de sa convenance ? Peut-on raisonnablement se plaindre  du délitement du lien social, et arguer à chaque émeute qu’on en voit les  effets dans les banlieues, et souhaiter la généralisation du travail le  dimanche, privant ainsi de nombreux foyers du seul jour où ils ont vraiment  l’occasion de se retrouver ? Peut-on aller proclamer au Latran les racines chrétiennes  de la France, y déplorer le matérialisme ambiant et louer le rôle que les chrétiens  ont à jouer pour le contrebalancer, et, quand il s’agit de politique concrète,  toujours aller dans le sens d’une vision matérialiste de l’homme, d’une  conception individualiste de la société ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Simple machine à  produire et à consommer, avide seulement de “travailler plus pour gagner  plus”, fût-ce même le jour du Seigneur, ne demandant à la société rien  d’autre que de ne pas le gêner dans l’exercice de ses projets et de ses  plaisirs, ou de lui aplanir la voie de ses caprices – je t’aime, je te  prends ; je me lasse, je te quitte –, inscrit seulement dans l’instant et  ignorant tout de la durée, se définissant exclusivement par ses désirs et  ignorant tout de ce qu’il peut apporter à autrui par ses sacrifices, l’homo  sarkozykus est l’exact inverse de cet homme « qui croit (et) qui espère »  exalté par le président de la République dans son discours du Latran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans les propos privés  qui ont entouré cette visite à Rome, Nicolas Sarkozy ne s’est pas privé de  faire savoir qu’il était extrêmement ouvert aux différentes demandes que  pourraient lui faire les évêques de France, et qu’il trouvait ceux-ci étonnamment  timorés dans l’usage qu’ils avaient jusqu’ici fait de cette porte  ouverte. S’il ne devait rester qu’une chose de cette visite au Latran, il ne  serait pas mauvais que ce fût celle-ci : que nos évêques le prennent au mot.  Et, texte de son discours à l’appui, le rappellent à ce devoir de cohérence  auquel Benoît XVI appelait les responsables politiques – c’était, précisément,  juste avant l’élection présidentielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Laurent  Lineuil&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-6701627036725406447?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6701627036725406447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6701627036725406447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2008/01/ditorial-politique-express.html' title='Éditorial - Politique express'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4345426964940689712</id><published>2007-12-15T23:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-05T14:57:42.998-08:00</updated><title type='text'>Les évêques français dans l’impasse - Abbé Guillaume de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Objections - n°12 -  décembre 2007 - page 1&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Les évêques  français dans l’impasse - &lt;span style=""&gt;Abbé  Guillaume de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Le roboratif  discours de clôture administré aux évêques français lors de leur assemblée  générale à Lourdes au début du mois de novembre par le cardinal Vingt-Trois  ne doit pas faire oublier à ces mêmes évêques les difficultés qu'ils  rencontrent dans leurs diocèses respectifs, lorsqu'il s'agit d'appliquer le  Motu proprio du pape Benoît XVI libérant la liturgie traditionnelle. De cela  d'ailleurs, le nouveau patron n'a pas soufflé un mot, laissant chacun affronter  la difficulté telle qu'elle se présente à lui. L'attitude générale, comme  nous l'avons dit dans le précédent numéro, a été largement édictée dans  les réunions régionales de la mi-septembre : la messe traditionnelle peut-être,  de temps en temps, mais surtout pas de prêtres venant de l'extérieur : nous  avons les mêmes à la maison !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Retour de Lourdes,  Mgr Bouilleret, évêque d'Amiens, n'a pas de chance. Il trouve les  traditionalistes de la FSSPX dans la rue, ou plutôt devant sa cathédrale,  assistant à la messe du dimanche dans le froid de ce mois de novembre, sans  qu'apparemment il y ait de place prévue pour eux dans l'hôtellerie diocésaine  ! Comment faire ? se demande-t-il. « Avant tout je voudrais distinguer les intégristes  et les traditionalistes » déclare l'évêque d'Amiens, bien embarrassé. Aux  uns, il est prêt à accorder l'asile politique dans l'Église conciliaire,  c'est-à-dire un prêtre « du diocèse » (comme s'il en avait trop !) qui leur  dira la messe au compte-gouttes en leur enseignant les bienfaits de Vatican II,  le concile qui a fait l'Église telle que nous la voyons aujourd'hui. Aux  autres, les sans-papiers, les intégristes, il refuse même de les rencontrer.  On ne sait jamais ! Une rencontre peut avoir toutes sortes de conséquences, non  prévues dans la feuille de route. Il faut comprendre l'évêque aussi :  gouverner c'est prévoir ! Il ne sera sans doute pas si facile de répondre à  ces sans-logis de l'Église qui osent venir lui parler droit au logement : «  nous avons les mêmes à la maison ! » Même parmi les fidèles du rang, cette  soixantaine de héros qui se trouvaient, assistant à la messe du dimanche matin  à l'intérieur de la cathédrale, ce discours passe mal. Dimanche 18 novembre,  dans la cathédrale, le curé avait résolu de parler “messe face au peuple et  présence au monde” ; et ce sont ses propres paroissiens qui l'ont interrompu  en lui demandant d'aller faire de la présence au monde avec les catholiques  restés dehors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;On sent bien que le  discours épiscopal sur les traditionalistes, si résolu qu'il ait pu paraître  dans les premiers jours du Motu proprio, n'est pas aussi assuré qu'il veut s'en  donner l'air. La meilleure preuve ? Jusqu'au Motu proprio, l'argument  fondamental des évêques était la différence entre chrétiens du concile et  chrétiens de la messe en latin, une différence inassimilable à les entendre.  Aujourd'hui leur argument (nous avons les mêmes à la maison) est exactement à  l'inverse : « puisqu'on vous propose la même chose, disent-ils aux  traditionalistes, revenez vers nous ! » Cette évolution rhétorique a été  trop peu signalée. Elle est le premier signe d'une évolution pastorale considérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je me souviens,  durant mon service militaire, un prêtre d'Orléans, ordonné par Mgr Riobé,  emblème controversé du progressisme français, qui me disait, alors que je n'étais  qu'un petit séminariste en soutane : « Je suis dans la ligne de Riobé, mais  la tradition j'en fais, on m'en demande ». Il m'avait assuré auparavant qu'il  ne connaissait pas le latin : « Ça ne te gêne pas ? ». C'était lui qui se  trouvait horriblement gêné, le pauvre ! Comme sont gênés aujourd'hui tous  ceux auxquels on demande de faire ce qu'ils n'ont pas appris à faire, ces prêtres  diocésains que l'on va recruter pour célébrer la messe traditionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Le 22 septembre,  lors des ordinations de Saint-Éloi à Bordeaux pour le compte de l'Institut du  Bon Pasteur, le cardinal Castrillon Hoyos, au cours d'un prêche très  surnaturel sur l'apostolat sacerdotal, avait eu ce mot pour caractériser les  sociétés de prêtres traditionalistes : ce sont « des instituts spécialisés  ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Les évêques  devront cesser d'interpréter grossièrement le Motu proprio pontifical, en lui  faisant dire ce qu'il ne dit pas. Et à ce moment-là tout naturellement, les prêtres  traditionalistes, sortant des dits Instituts spécialisés, se mettront au  service des diocèses, pour une pastorale qui n'aura pas peur d'être plurielle.  Quitte à enseigner à leurs confrères ce dont ils ont été sevrés. Est-ce un  rêve ? Plutôt, je crois, le mouvement inéluctable des événements. Oui :  quelque chose comme la marche du siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé  Guillaume de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4345426964940689712?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4345426964940689712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4345426964940689712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/les-vques-franais-dans-limpasse-abb.html' title='Les évêques français dans l’impasse - Abbé Guillaume de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-6357568757900933234</id><published>2007-12-15T22:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T13:49:09.618-08:00</updated><title type='text'>Avez-vous (bien) compris le Motu proprio ? - Guillaume de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Avez-vous (bien)  compris le Motu proprio ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La construction du Motu proprio voulu par Benoît XVI pour  libérer la célébration du rite traditionnel semble étrange lorsqu'on réfléchit  au fonctionnement habituel de l'Église catholique. Il ne faut pas gommer cette  impression d'étrangeté, ce serait trop facile, mais plutôt tenter de  l'expliquer.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors que beaucoup d'évêques dans le monde pratiquent à l'égard  du Motu proprio une « désobéissance silencieuse », comme dit le cardinal  Castrillon Hoyos, on est bien obligé de constater que la mise en œuvre de ce  gigantesque chantier de réhabilitation se poursuit par les deux biais que le  pape avait prévus : les laïcs d'une part ; le Vatican d’autre part.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Au Vatican tout d'abord, on assiste à un changement de  discours tout à fait considérable. Aux premiers jours de sa publication, on  insistait plutôt sur la dimension de réconciliation avec la Fraternité Saint  Pie X, nommée explicitement dans la Lettre d'accompagnement signée par Benoît  XVI. Mais le texte du Motu proprio lui-même rend un son bien différent. La  longue introduction qui précède les douze articles législatifs montre que l'œuvre  de Benoît XVI en matière liturgique doit être placée dans ce temps long, qui  est le temps de l'Église universelle elle-même. Au cours d'un entretien donné  à l'Osservatore romano, journal officiel du Vatican, le 20 novembre dernier,  Mgr Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, souligne  l'importance de ce temps long pour une interprétation correcte du Motu proprio.  Il cite l'encyclique de Pie XII, Mediator Dei (1947), et il montre que la  constitution conciliaire Sacrosanctum concilium s'est inspirée de la  perspective de Pie XII, pour rappeler à tous les fidèles : « La liturgie est  considérée comme l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ » (n.  7). Comment ne pas voir en effet que le Motu proprio n'a pas été rédigé  uniquement à destination de la FSSPX ? On peut même dire que les congrégations  Ecclesia Dei, dont la FSSPX pourrait faire partie si elle le souhaitait, sont  les grandes oubliées de ce texte sur la liturgie. Il n'est pas question de leur  rôle. Cela montre bien que dans son principe, le Motu proprio ne s'adresse pas  seulement à une partie des fidèles (ceux qui auront fait confiance, pour la  transmission de la foi dans leurs familles, à des Communautés Ecclesia Dei)  mais à tous. Comme l'explique Benoît XVI aux évêques, dans sa lettre  d'accompagnement, la liturgie dite de saint Pie V (la forme extraordinaire du  rite latin) possède des qualités que la forme ordinaire ne manifeste pas  suffisamment. Et de donner en exemple le sens du sacré.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Le “coup de semonce” de Mgr Ranjith&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On peut donc, sans paradoxe, supposer que le Motu proprio  n'est pas destiné seulement à autoriser la forme extraordinaire du rite, mais  que chacun, quelle que soit la forme du rite qu'il célèbre, doit en prendre de  la graine. L'encyclique de Jean Paul II Ecclesia de eucharistia (2003) et  l'exhortation apostolique Redemptionis sacramentum allaient également dans ce  sens. « La sainte Messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment  du prêtre qui la célèbre. Le protagoniste de la messe, c'est le Christ »  explique Mgr Ranjith.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On comprend mieux peut-être pourquoi le même Mgr Ranjith  avait déjà envoyé un premier coup de semonce le 5 novembre, en exhortant  pasteurs et fidèles à obéir au Motu proprio : « Vous savez qu'il y a eu de  la part de quelques diocèses des documents d'interprétation qui visent  inexplicablement à limiter le Motu proprio du Pape ». Et ailleurs : «  Franchement je ne comprends pas ces formes d'éloignement et – pourquoi pas  – de rébellion contre le pape ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Cette déclaration, intervenant dans le contexte de la visite  privée du cardinal Castrillon au pape, semble nous porter comme un écho de  cette entrevue. Ce n'est un secret pour personne que Mgr Ranjith est un  bouillant (la dernière fois que je l'ai rencontré, il nous a expliqué que  ceux parmi les catholiques, qui ignoraient la crise de l'Église, lui faisaient  penser à Néron jouant de la harpe durant l'incendie de Rome). Mais il veut être  le factotum du pape et en l'occurrence sa liberté de ton et son entretien dans  l'Osservatore romano semblent bien indiquer que Benoît XVI est décidé à  passer à la vitesse supérieure dans l'application du Motu proprio, en intéressant  tous les catholiques, de quelque bord qu'ils soient, à sa mise en œuvre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Le pape en appelle aux laïcs&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On sait que plutôt que de s'appuyer sur les évêques, il a  voulu en appeler aux laïcs et aux curés.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Et il se trouve qu'en France tout au moins, après une brève  période de latence, les groupes stables, réclamant la messe traditionnelle à  leurs curés, se multiplient. À Paris je sais que des fidèles sont impliqués  dans le Ve, le XIVe et le XVIe arrondissement. En tant que responsable du Centre  Saint-Paul, je suis très fier de cet engagement. On peut citer aussi  Saint-Maur-des-Fossés (94), où le groupe stable compte quelque 200 personnes.  Et puis, à côté de Courtalain, c'est l'association Protridentin, qui dialogue  avec Mgr Pansard évêque de Chartres. Je n'oublie pas le combat de Paix  liturgique, qui, après avoir arraché une messe à Mgr Daucourt (en ce moment  à Saint-Cloud, avec un auditoire entièrement renouvelé) entreprend une vaste  opération de prise de conscience à Paris et en province.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Disons-le tout net : si parmi vous, dans n'importe quel diocèse,  tel ou tel voulait fonder un de ces groupes stables, à la constitution desquels  le Motu proprio nous invite, qu'il sache que ce n'est pas difficile. La loi de  1901 permet de constituer des associations par simple dépôt en préfecture  d'un Bureau (trois personnes) et de statuts (on en trouve des quantités prérédigés  sur Internet). Pourquoi ne pas utiliser ce moyen pour rendre plus visibles nos  groupes stables ? Voilà de la saine laïcité !&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le Motu proprio suppose un engagement clair de l'autorité  suprême : c'est ce que la Congrégation pour le Culte divin nous donne à voir,  en ce mois de novembre. Mais le pape compte avant tout sur les laïcs, conformément  aux dispositions prises par le concile Vatican II. Alors : au travail !&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-6357568757900933234?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6357568757900933234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6357568757900933234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/avez-vous-bien-compris-le-motu-proprio.html' title='Avez-vous (bien) compris le Motu proprio ? - Guillaume de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-6969463911207259718</id><published>2007-12-15T21:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:27:31.848-08:00</updated><title type='text'>L’événement - Les orthodoxes ont signé</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 3&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;L’événement - Les orthodoxes ont signé&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les accords de Ravenne inaugurent une nouvelle phase du  rapprochement entre catholiques et orthodoxes. Ce qui est fait et... ce qui  reste à faire.&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;A la fin du pontificat de Jean-Paul II l'oecuménisme  apparaissait comme en perte de vitesse. Après les retrouvailles de 1995 avec le  Patriarche Bartoloméos et la grande espérance d'un rapprochement entre Rome et  Constantinople, les projets ont paru tourner court. La Commission mixte qui se réunissait  pour discuter de la question de l'autorité dans l'Église a dû interrompre ses  travaux durant sept longues années. Il faut reconnaître que le battage au  sujet de grands événements interreligieux sur le modèle de la réunion  d'Assise en 1986, ont largement contribué à détourner l'attention. Au lieu de  réfléchir à une unité de tous les chrétiens dans la Tradition catholique  (c'est-à-dire universelle) – ce qui est la définition de l'oecuménisme –  on a tenté de promouvoir de grands coups médiatiques, fondés sur des idées  fort obscures, comme celle selon laquelle nous avons tous le même Dieu. Dans  cette dernière perspective, la raison humaine substituait en fait ses propres  schémas – et ses concepts – à la Parole transmise et à la fidélité  inconditionnelle qu'elle nous commande.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L'avènement de Benoît XVI a largement contribué à  clarifier cette situation. Désormais, comme le soulignait récemment le  cardinal Kasper, « &lt;i&gt;l'oecuménisme n'est plus une discussion, c'est un mandat&lt;/i&gt;  ». Et, comme aux conciles de Lyon (1274) et de Florence (1338), le premier  souci est celui de l'unité à réaliser en surmontant le schisme de 1055 : pour  qu'enfin l'Église respire avec ses deux poumons!&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans ce contexte le document signé à Ravenne concernant  l'autorité dans l'Église, publié le 23 novembre dernier, est d'une extrême  importance. Hélas, les orthodoxes eux-mêmes se sont divisés, puisque seuls étaient  présents les représentants de Constantinople, ceux de Moscou ayant claqué la  porte! Il faut tout de suite ajouter que Moscou n'a aucune hostilité sur le  fond contre cet accord, ainsi que nous le précisait le mois dernier dans ces  colonnes le Père Alexandre Siniakov. La querelle était interne aux orthodoxes,  elle manifeste combien est fragile la cause de l'unité des chrétiens.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le cardinal Kasper, dont on doit craindre les dérapages sans  nier la compétence, a lui-même déclaré au Consistoire du 23 novembre: « &lt;i&gt;Pour  la première fois, les Églises orthodoxes nous ont dit Oui, il y a conciliarité,  synodalité et autorité. Elles reconnaissent cela au niveau universel de l'Église.  Cela veut dire qu'il y a même un primat, selon la Tradition de l'Église  ancienne&lt;/i&gt; ». Mais il re connaît aussitôt : « &lt;i&gt;Sur la nature des privilèges  de l'Église de Rome, nous avons indiqué seulement les grandes lignes&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Autrement dit, un accord se dégage pour reconnaître le  Primat romain. Les discussions entre orthodoxes et catholiques portent sur la  manière dont doit s'exercer l'autorité suprême dans l'Église. &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En ce point, il faudrait sans doute que Rome revienne non pas  seulement à la doctrine de l'Église sacrement; comme il est annoncé de façon  fort conciliaire dans le titre du document, mais à sa théologie bimillénaire  de l'autorité. Au lieu de vouloir faire reconnaître un pouvoir administratif  au niveau universel (pouvoir qui est celui du Patriarche dans son Patriarcat),  ne faudrait-il pas insister sur le fait que le pouvoir de gouverner est  strictement subordonné au pouvoir d'enseigner. Pour paraphraser saint Augustin,  c'est dans la mesure où Rome parle que la cause est entendue. Le &lt;b&gt;gouvernement  &lt;/b&gt;romain, en tant qu'il est universel, tire sa légitimité du &lt;b&gt;Magistère &lt;/b&gt;pontifical,  et de rien d'autre. Aujourd'hui ce sont ces catégories antéconciliaires (supériorité  du Magistère sur la juridiction) qui feront avancer la cause de l'union des chrétiens  dans l'unité catholique. &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Pour être plus simple, si Rome se centre sur son charisme  d'infaillibilité, tel qu'il a été défini à Vatican I, revendiquant de  l'exercer de façon ponctuelle en fonction des besoins de l'Église universelle,  elle présiderait efficacement à la charité, sans fa i re peser en dehors du  Patriarcat d'Occident, un pouvoir humain, trop humain, dont les Orientaux ont  sans doute raison de se méfier.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Abbé G. de Tanoüarn&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-6969463911207259718?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6969463911207259718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6969463911207259718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/lvnement-les-orthodoxes-ont-sign.html' title='L’événement - Les orthodoxes ont signé'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-665435094316654678</id><published>2007-12-15T21:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:28:28.961-08:00</updated><title type='text'>Peut mieux faire ! - Les Scouts d’Europe en perdent leur latin…</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 3&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Peut mieux faire ! - Les Scouts d’Europe en perdent leur  latin…&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Un prêtre de Notre-Dame-des-Armées (FSSP) avec eux, les  routiers du clan St. Louis de Versailles marchent vers Vézelay. Avec eux des  anciens de la troupe du Chesnay aux foulards marqués d’un ESF, encore des «  tradis » ! Pour eux et d’autres troupes, le motu proprio était la possibilité  de célébrer selon le rite de saint Pie V librement, sans faire l’objet de dérogations  particulières.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La lettre de M. Mougenot pour les hautes instances  internationales, donnait bon espoir. « Est légitime tout rite dûment approuvé  par le Siège apostolique.» L’association n’a pas à prendre position sur  des textes du magistère, mais « à les recevoir filialement. » Le 9 octobre,  la fédération française prenait un autre chemin. Afin d’assurer la « paix  » et « l’unité » au sein du mouvement, les querelles liturgiques en sont  exclues. Tant mieux ! Mais la mise en pratique ouvrait une perspective plus  sombre : « La forme ordinaire du missel sera choisie pour toutes les activités  scoutes et guides […]. » Ce désir d’unité pouvait se comprendre, mais  qu’en serait-il des unités célébrant ou désirant célébrer suivant le  rite de saint Pie V ? « La situation des groupes actuellement autorisés à célébrer  selon l’ancien missel sera bien sûr examinée avec l’évêque du lieu.»&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Première mise en application de ces décisions, l’abbé  Loiseau célébrant en saint Pie V n’a pu constituer un groupe FSE sur le  territoire de sa paroisse.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Réaction : démission de chefs, menaces de départs de  troupes. Pour certains commissaires la question était claire. Une célébration  scoute en plein air hors de tout « cadre paroissial est canoniquement assimilée  à une célébration privée. » Toute célébration en rite de saint Pie V est  donc possible. &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le 15 octobre les commissaires généraux tentaient de  nuancer leur discours : maintiens de leurs positions anciennes, mais pas de  retour sur les dérogations antérieures concernant la possibilité pour  certaines unités de célébrer en rite de saint Pie V. Position confirmée par  un communiqué de presse du 17 novembre, le statu quo est de rigueur. Motu  propio ou pas.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Jansen&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-665435094316654678?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/665435094316654678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/665435094316654678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/peut-mieux-faire-les-scouts-deurope-en.html' title='Peut mieux faire ! - Les Scouts d’Europe en perdent leur latin…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-7826864574201425451</id><published>2007-12-15T20:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:00:43.804-08:00</updated><title type='text'>C’est à lire - Agatha Christie avec Jean Madiran</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 4&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;C’est à lire -  Agatha Christie avec Jean Madiran&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Jean Madiran, le fondateur du quotidien Présent, revient sur  ce qui sera sans doute le combat le plus marquant de sa vie, le combat pour la défense  du rite traditionnel de la messe. Il nous propose aujourd'hui le premier «  fascicule » d’une Histoire de la messe interdite, qui en comportera  plusieurs. Fourmillant d'anecdotes significatives l’auteur manifeste une  hauteur de vue qui ne se dément pas tout au long de sa longue bataille pour le  retour de la messe en latin dans les églises. Simple problème cultuel ?  Affaire interne à l'Église ? Non, l'abandon de la messe marque l'ouverture  d'une véritable crise de civilisation. Dès le mois de janvier 1970, dans la  revue Itinéraires, Jean Madiran écrivait ceci : « Qu'on n'imagine pas que  l'on pourra aisément faire l'aller et retour d'une messe à l'autre. Ce qui est  interrompu sera perdu pour longtemps. (...) Ceux qui ont la possibilité de  maintenir, fût-ce à l'écart, en petits groupes, en catacombes ou en  ermitages, la liturgie romaine et le chant grégorien, en tiennent le sort  historique entre leurs mains ». Le ton est donné ! Le 6 juillet 1971, un  groupe d'intellectuels de toutes religions publiait dans le Times de Londres un  appel au Saint Père, qui fait entendre la même musique : « Les signataires désirent  attirer l'attention du Saint Père sur l'effrayante responsabilité qu'il  encourrait dans l'histoire de l'esprit humain, s'il refusait de permettre la  survie de la messe traditionnelle, même si c'était côte à côte avec  d'autres formes liturgiques ». Parmi les signataires Agatha Christie,  l'instigatrice de cet appel, puis Roger Caillois, Yehudi Menuhin, Graham Greene,  Henri de Montherlant, Julien Green etc.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Paul VI ne répondit ni à l'un ni aux autres. Silence.  L'interdiction du rite immémorial dit de saint Pie V s'effectue, comme tous les  grands abus de droit du XXe siècle, comme les génocides, par simple voie  administrative. Et tout le monde sait que l'administration, qu'elle soit ecclésiastique  ou laïque, n'est guère loquace, lorsqu'on tente de lui demander ses raisons.  Jean Madiran montre comment, au gré des circulaires auto-justificatives,  progresse l'interdiction de la messe latine, sans que cela soit même un sujet  de discussion possible. On ne sait pas qui a pris la décision. Il y a deux  circulaires anonymes de la Congrégation pour le culte divin, l'une le 11 juin  1970, l'autre le 14 juin 1971. Sans plus de précisions, la Documentation  catholique, qui publie en français la seconde, intitulée Notification, annonce  triomphalement en… note : « En France, la célébration de la nouvelle  liturgie est obligatoire depuis le 1er janvier 1970 ». Le pape Paul VI ne se  prononcera explicitement sur ce sujet que le 24 mai 1976, en annonçant la chose  faite et la messe latine enterrée… L'enquête autour de ce que l'on veut voir  comme un cadavre est menée de main de maître et dans le moindre détail par  Jean Madiran, qui, comme détective de l'horreur ecclésiastique, peut bien être  comparé… à Hercule Poirot !&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Joël Prieur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;Jean Madiran, Histoire de la messe interdite, éd. Via romana  2007, 122 pp. 17 €&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-7826864574201425451?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7826864574201425451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7826864574201425451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/cest-lire-agatha-christie-avec-jean.html' title='C’est à lire - Agatha Christie avec Jean Madiran'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-2001311280795760134</id><published>2007-12-15T20:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T13:57:25.573-08:00</updated><title type='text'>Facta sunt</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - pages 4 et 5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Facta sunt&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;La Commission Ecclesia Dei&lt;/b&gt; est loin d'avoir dit      son dernier mot. Elle prépare un document (à publier avant Noël) sur      l'interprétation du Motu proprio, pour éloigner les erreurs plus ou moins      volontaires qui ont fleuri autour de ce texte, libéralisant la messe      traditionnelle. Le cardinal Castrillon, récemment reçu en audience privée      par le pape à ce propos, n'hésite pas à stigmatiser « la désobéissance      silencieuse » au Motu proprio. Il est également question d'envoyer de Rome      une circulaire à tous les séminaires du monde pour offrir aux séminaristes      les moyens d'apprendre à célébrer selon la forme extraordinaire du rite      latin.   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Pas d'absentéisme face à l'islam&lt;/b&gt;. Sur ce      chapitre, nos évêques haussent le ton. « La liberté religieuse est-elle      respectée, lorsqu'un jeune musulman qui se convertit au christianisme, est      ensuite menacé de mort par ses coreligionnaires ? » C'est Mgr Éric Aumônier,      évêque de Versailles, qui a adressé cette simple question à l'assemblée      de ses pairs, réunie à Lourdes. Le “parler vrai” dont se targue Mgr      Vingt-Trois est en train de faire des émules. On attend avec impatience la      réponse mise en forme à cette solennelle question d'évêque. Dans le      sermon de l'évêque de Paris aux étudiants à Notre-Dame, on trouve cette      constatation tout aussi stimulante : « Il n'est pas possible que l'on se      contente de se lamenter sur le fait que telle ou telle minorité impose sa      manière de faire, si habituellement on est soi-même absent des lieux, des      organismes, des mouvements qui peuvent influer sur la vie collective ».   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Autre petite phrase&lt;/b&gt;, de Mgr Vingt-Trois, qui      semble avoir un compte à régler avec la tentation communautariste : « Être      chrétien dans ce monde n'est pas simplement nous mettre en prière à      heures fixes, fût-ce plusieurs fois par jour. C'est vraiment nous mêler      des affaires de ce monde, parce que les affaires de ce monde transforment la      vie des hommes, les rendent plus heureux ou plus malheureux, font grandir      leur liberté et leur capacité de vivre ou au contraire les restreignent ».      Dans son discours de clôture, tout en insistant dans la même veine, sur «      la volonté de partage avec nos contemporains », il insiste sur l'évangélisation,      en précisant qu'il lui importe peu qu'elle soit « ancienne ou nouvelle »      : « C'est une tâche permanente, dont on ne peut jamais présumer qu'elle      soit achevée », note-t-il. Eh bien : au travail !   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI&lt;/b&gt; est très demandé. En plus des JMJ de      Sydney, qui auront lieu à la fin du mois de juillet prochain, le souverain      pontife est attendu aux États-Unis en avril. À cette occasion, il      s'exprimera aussi à New York devant l'Organisation des Nations Unies. Enfin      la nouvelle présidente argentine souhaite que Benoît XVI puisse venir en      visite dans son pays au cours de l'année 2008. Le rayonnement international      de ce pape discret ne le cède en rien à celui de Jean-Paul II, même si      son charisme est différent.   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Le Père Xavier Léon-Dufour&lt;/b&gt; est mort à l'âge de      96 ans. Né à Paris en 1912, entré à la Compagnie de Jésus à 17 ans, il      est ordonné prêtre en 1943. Ses thèses sur la résurrection du Christ      sont pour le moins sulfureuses, mais jusqu'à son dernier souffle, il est      resté un fils de saint Ignace, biographe précis de saint François-Xavier,      avant tout préoccupé de l'avenir de l'Église… Son commentaire      monumental de l'Évangile de saint Jean (4 volumes aux Éditions du Seuil, où      il fait la part de ce qui est scientifique dans son analyse et de ce qu'il      nomme lui-même les “ouvertures”) reste le chef-d'œuvre incontestable      de sa vieillesse. Le titre de son dernier livre définit parfaitement sa      physionomie sacerdotale : Agir selon l'Évangile.   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Pierre      Pujo&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt;      est mort dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 novembre, après une vie au      service de l'Action française. Critiqué par certains pour son omniprésence      à la tête du mouvement maurrassien, il laisse un héritage difficile à      recueillir. La très nombreuse jeunesse qui était présente, au milieu      d'une assistance très dense, lors de ses obsèques à la Madeleine à      Paris, manifestait pourtant combien la pensée maurrassienne et l'espérance      royale demeurent vives aujourd'hui. Qui a dit que la jeunesse était en      panne d'engagement ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-2001311280795760134?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2001311280795760134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2001311280795760134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/facta-sunt.html' title='Facta sunt'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-3477605931737482078</id><published>2007-12-15T19:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T13:59:05.295-08:00</updated><title type='text'>C’est à voir - Paris romantique</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;C’est à voir -  Paris romantique&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Deux expositions emblématiques du romantisme, au programme  à Paris (l'une il est vrai plus importante que l'autre), toutes deux illustrant&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;des peintres français.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ils ont une douzaine d’années d'écart : l'un naît en  1797, il pourrait bien être le fils caché de Talleyrand ; l'autre en 1810,  d'une famille de notables comtois. L'un est un libéral tolérant, sensible au  lyrisme de la Révolution française (La Liberté guidant le peuple est dans  tous les manuels d'histoire). L'autre un socialiste. Ami de&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;Proudhon, dont il fera le portrait, on l’ accusa d'avoir déboulonné  la Colonne Vendôme, durant la Commune en 1871 (ce qui le conduira quelques mois  à Sainte-Pélagie). Il s'agit d'Eugène Delacroix et de Gustave Courbet.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L'un et l'autre marqués par le romantisme, leurs œuvres  sont aux antipodes, preuve, s'il en était besoin, qu'il ne faut jamais se fier  aux classifications scolaires, lorsqu'on a affaire à des génies.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L'exposition Delacroix et ses amis, nous introduit dans  l'ancien atelier de l'artiste, transformé en musée. Il n'est pas question d'y  voir les grands tableaux qui ont fait le prestige de Delacroix, ni Sardanapale  ni Fantasia. Mais, à travers estampes et esquisses ou portraits, on saisit  l'ambiance dans laquelle l'œuvre est née. Des copies en réduction du Radeau  de la Méduse de Géricault (jeune ami de Delacroix, mort précocement d'une  chute de cheval) et de la Barque de Dante (œuvre de Delacroix, inspirée du  Radeau) attire l'attention du promeneur. Pour le reste, on peut évidemment se  rendre au Louvre tout proche, ou pousser jusqu'à l'église Saint-Sulpice où  une chapelle est décorée par Delacroix, avec en particulier Le combat de Jacob  avec l'ange, emblématique non seulement de l'esthétique mais de la spiritualité  romantique.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L'exposition Courbet au Grand Palais a une autre dimension.  Il s'agit d'une rétrospective englobant tous les aspects de l'art du peintre.  Audace, naïveté, culte du moi, on retrouve dans le soi-disant “réalisme”  de Courbet tous les ingrédients du romantisme. Ses toiles sont souvent de véritables  manifestes, à commencer par la quinzaine d'autoportraits qui ouvrent  l'exposition. Et les trois truites qui les ferment, dont on nous dit, le plus sérieusement  du monde, qu'elles sont elles aussi… des autoportraits. Le Portrait de  l'artiste en fou qui sert d'affiche à l'exposition (et un autre, dans lequel il  se dit « fou de peur »), sont d'une grande originalité. Dans Un enterrement  à Ornans, l'artiste nous montre le petit peuple, en utilisant un format réservé  aux grandx tableaux historiques : le prêtre en chape et goupillon, c'est donc  encore… de la politique ! Courbet doit exposer cette toile à ses frais : elle  est refusée au Salon de 1 854. Au deuxième étage, les paysages, les scènes  de chasse et les natures mortes sont souvent, il faut bien le dire, de qualité  moindre. Quant aux nus, ils sont d'une très expressive impudeur.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Courbet est grand quand il a voulu être grand, lorsqu'il  provoque ou lorsqu'il se raconte. En cela, il représente ce romantisme du désir  que Delacroix évoque dans son Journal, « un désir infini de ce que l'on  n'obtient jamais, un vide que l'on ne peut combler, une extrême démangeaison  de produire de toutes les manières ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Joël Prieur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;Delacroix et ses amis de jeunesse, 6 rue de Furstemberg,  75006, du 23 novembre au 25 février 2008.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Gustave Courbet, Grand Palais, Du 13 octobre 2007 au 28  janvier 2008.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-3477605931737482078?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3477605931737482078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3477605931737482078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/cest-voir-paris-romantique.html' title='C’est à voir - Paris romantique'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-6766532676163864871</id><published>2007-12-15T18:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:10:15.597-08:00</updated><title type='text'>L’humeur - Questions autour d’un feu de banlieue</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 6&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;L’humeur -  Questions autour d’un feu de banlieue&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En deux jours, un commissaire de police frappé à coups de  barre de fer et hospitalisé, plus de quatre-vingts policiers et pompiers blessés,  dont cinq grièvement, l’un d’entre eux touché à l’épaule par une balle  de gros calibre, un poste de police incendié et un autre saccagé, un garage,  deux écoles, une bibliothèque, un supermarché et des dizaines de voitures brûlés,  de nombreux magasins pillés… Scènes de guerre civile en Palestine, au Liban  ou au Congo ? Non, mais plus simplement à Villiers-le-Bel et dans cinq autres  communes du Val d’Oise.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les vraies questions ne portent pas sur le « sentiment d’être  des citoyens de seconde zone » qu’éprouveraient encore les populations  issues de l’immigration – à l’heure où Rachida Dati est ministre de la  Justice, Fadela Amara secrétaire d’État à la politique de la Ville et Yama  Rade secrétaire d’État aux Droits de l’Homme ; ni sur les millions d’euros  que l’on ne manquera pas de déverser, une fois de plus, sur les cités, pour  parvenir à y acheter un éphémère retour au calme.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ces questions sous-jacentes sont d’un autre ordre. Est-il  encore possible de dissoudre les ghettos et les enclaves qui se sont créés sur  le territoire national, à la faveur d’une politique d’immigration incontrôlée  ?&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le gouvernement aura-t-il le courage et la fermeté de  prendre dans les plus brefs délais les mesures les plus propres à ramener  l’ordre, en montrant aux voyous des cités que la récré est finie et que  l’heure est venue de payer les dégâts et de porter la responsabilité de  leurs actes ? Il est permis d’en douter, quand on compare le nombre des  policiers et pompiers blessés à celui des casseurs interpellés : moins  d’une quinzaine au cours des deux premières nuits d’émeutes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En finira-t-on avec la culpabilisation du peuple français et  le mea culpa intellectuel et médiatique permanent, qui incite les jeunes des  cités en général, et les voyous en particulier, à se cultiver une mentalité  de victimes, envers lesquelles les Français auraient une dette ?&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les vagues d’immigration précédentes ne se sont pas intégrées  – elles se sont assimilées. Cette assimilation était plus aisément réalisable,  parce qu’il s’agissait de populations européennes, catholiques de culture  – et souvent de foi, mais aussi parce que ces immigrés-là considéraient  l’acquisition de la nationalité française comme un but à atteindre, une récompense  et un honneur. Nos « mea-culpistes » en ont tant fait que les jeunes des  banlieues n’ont aucune envie de se fondre dans la nation française et que le  qualificatif de « français » a pris, dans les cités, une connotation très  nettement injurieuse. Comment en irait-il autrement, puisqu’on les persuade  que cette nation est criminelle, raciste et lâche, et que l’identité  nationale se rapporte à la possession d’une carte qu’ils obtiendront  automatiquement à 18 ans, s’ils ne la refusent pas avec mépris ?&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La dernière question qui se pose, non seulement à nos  gouvernants, mais à l’ensemble des Français, engage l’avenir même de la  nation française. D’ici 2040, les naissances d’enfants issus de  l’immigration extra-européenne seront supérieures aux naissances d’enfants  de « souche » française. Les Français ne font plus d’enfants – et les  autres peuples européens n’en font pas plus. Des peuples jeunes et pauvres,  de l’autre côté des mers, regardent avec envie cette Europe riche, égoïste  et vieillissante, engoncée dans le déficit démographique et dans le matérialisme.  Notre destin est inscrit dans cette comparaison, beaucoup plus sûrement lisible  que dans une boule de cristal. Est-il encore temps de modifier le cours de  l’histoire ?&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Pierre Voisin&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-6766532676163864871?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6766532676163864871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/6766532676163864871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/lhumeur-questions-autour-dun-feu-de.html' title='L’humeur - Questions autour d’un feu de banlieue'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4516631044168865682</id><published>2007-12-15T18:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:09:11.215-08:00</updated><title type='text'>C’est eux qui le disent…</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 6&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;C’est eux qui  le disent…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;« Vous trouvez encore le temps d'&lt;b&gt;aller à la messe&lt;/b&gt;      ? » demande Florence Belkacem à Christine Boutin dans VSD du 21 novembre.      « – Oui et heureusement. Donner une heure de sa vie dans une semaine, ce      n'est vraiment pas beaucoup. Et si cela permet de recouvrer l'équilibre,      c'est un bel investissement » répond la ministre de la Ville. Équilibre      et réalisation personnelle ou justice envers Dieu et don de soi sans arrière-pensées      ? Christine Boutin a jugé plus simple d'expliquer aux lecteurs de VSD son      comportement religieux comme une modalité particulière de la consommation      et de la recherche du bien-être. La messe mieux que les psychotropes ? Oui      pour la galerie, mais certainement pas pour se déterminer soi-même.   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Ados en danger&lt;/b&gt; titre Match du 22 novembre. On      apprend que parmi les ados il y a une baisse de 36 % des morts par suicides      entre 1993 et 2004, mais le nombre des TS (en particulier par somnifères      surtout chez les filles) n'a jamais été aussi élevé. « Un rapport      alarmant remis au président de la République indique que 15 % des 11-18      ans sont en grande souffrance. Le malaise des adolescents commence plus tôt      qu'autrefois et se termine plus tard, avec à la clé 40 000 Tentatives de      Suicides (TS) par an ». Marie Choquet, qui présente cette enquête,      conclut : « Pour devenir adulte un enfant a besoin d'être responsabilisé      petit à petit, tout en étant protégé par ses parents. Donner une trop      large autonomie à un jeune qui est fragile n'est pas une bonne solution ».   &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans      Le Point du 11 octobre, Jean Clair, ancien directeur du Musée Picasso,      s'exprime sur &lt;b&gt;l'art, la culture et la religion&lt;/b&gt; : « Nous vivons sur      l'idée de Malraux : l'art, c'est ce qui reste quand la religion a disparu.      Or, pour d'autres civilisations, l'art n'est rien quand il n'y a pas une      religion pour lui donner un sens. Le docteur Faustus de Thomas Mann dit      qu'une culture qui se détache du culte n'est plus qu'un déchet. Appeler      cette religion post-religieuse comme vous voulez : idéal politique, utopie      sociale, laïcité, progrès des Lumières, droit de l'homme, libre-pensée,      nationalisme, humanisme, transhumanisme, messianisme marxiste… Le fait est      que l'art qui a tenté de se développer sur ces “déchets” n'a pas donné      d'aussi beaux fruits que l'art des autres siècles. Hegel avait parfaitement      vu cela, quand il parlait de l'art comme d'“une chose du passé” ».&lt;span style=""&gt;       &lt;/span&gt;L'art contemporain qui fait profession de l'être est trop souvent ce      “déchet”, inassimilable par le public (pour un développement : Jean      Clair : Malaise dans les musées, Flammarion 12 euros).&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4516631044168865682?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4516631044168865682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4516631044168865682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/cest-eux-qui-le-disent.html' title='C’est eux qui le disent…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-3766567322005052766</id><published>2007-12-15T17:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:12:47.180-08:00</updated><title type='text'>L’entretien du mois - René Girard</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 7&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;L’entretien du  mois - René Girard&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Anthropologue, René Girard est l'un des derniers penseurs  qui compte. Sa théorie du désir mimétique répond à Freud et à Levi-Strauss.  Mais ce travail fondamental ne l'empêche pas d'être en prise sur notre  histoire et même sur l'actualité qu'il tente de décrypter. Après Achever  Clausewitz, il prépare un livre sur les États-Unis et la France. Voici sur ce  sujet comme en avant-goût, notre discussion. À bâtons rompus...&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;René Girard, vous êtes sans cesse entre deux mondes, les  États unis et la France. Que diriez-vous de la situation aux États-Unis  actuellement ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y a là-bas un changement qui étonnerait Tocqueville…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Parlons de ce changement, mais d'abord parlons de l'Église  catholique aux États-Unis…&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Lorsque j’y suis arrivé, il y a 50 ans, il y avait parmi  les catholiques 70 % de pratiquants. Aujourd'hui il y a 70 millions de  catholiques, vous vous rendez compte ! Cela ferait un chiffre énorme ! Mais  actuellement, il reste 30 % de pratiquants. La différence, pour une large part,  c'est le Concile, non : plutôt le clergé conciliaire qui en est responsable.  Mais c'est encore considérable par rapport aux chiffres européens. Enfin,  nous, nous avons une messe grégorienne et nous y sommes très attachés. C'est  un professeur de Stanford qui organise cela. Et puis, de manière générale,  les jeunes prêtres donnent l'impression d'être solides, costauds,  conservateurs, traditionalistes. Ce qui est étonnant, c'est l'étonnement de  ces milieux progressistes qui s'imaginaient que le christianisme pourrait  continuer sur la lancée progressiste, qu'il y aurait des vocations sacerdotales  au bout de 25 ans qui resteraient semblables à ce qu'avait été la leur dans  les années 60. Il suffit de réfléchir, n'est-ce pas, c'est absolument  impossible. Pour qu'il y ait vocation, il faut qu'il y ait un motif  d'engagement, qui ne pourrait pas être la dissolution générale et le  laisser-aller. On a l'impression que cela n'était pas venu à l'esprit de ce  clergé progressiste.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Quel est le rôle de l'Église catholique aux États-Unis  ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Déjà il y a trente ans, c'était les Catholiques les plus  conservateurs qui étaient contre la guerre du Vietnam, parce qu'ils disaient :  le pape a dit, le pape condamne. On peut dire : « Le pape a dit… » aux États-Unis.  Les Protestants ont beaucoup plus conscience que les Catholiques eux-mêmes de  l'unité catholique. Prenez l'intellectuel catholique, c'est quelque chose de très  très important. Il y a un journal catholique qui s'est déclaré contre la  guerre en Irak dès le début. Parce que le pape avait parlé, cela n'a pas posé  de problème. Il faut dire qu'il y a quelque chose comme 13 000 églises  protestantes aux EU… Ce que les Protestants voient c'est que l'unité  catholique est en train de triompher du protestantisme. La papauté qui a été  tant maudite aux États-Unis manifeste aujourd'hui pour tous l'unité. Certains  considèrent même que le pape reste la seule voix qui puisse parler pour  l'Occident dans son ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Vous estimez que la guerre en Irak est une erreur ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ce que Bush a fait de terrible c'est qu'il a discrédité une  résistance raisonnable de l'Occident au terrorisme islamiste, une attitude qui  soit raisonnable mais ferme en même temps. Aujourd'hui l'Américain moyen n'est  pas prêt à résister. Devant ses yeux, on a utilisé à des fins politiques  locales une situation qui en elle-même est grave et sérieuse. Du coup, on  s'est interdit une véritable stratégie vis-à-vis de ces problèmes.  Aujourd'hui la situation politique est tellement tendue qu'aux États unis en  tout cas, l'on rend la situation psychologiquement impossible pour les  musulmans. Ils ont conscience du mensonge dans lequel vit la communauté dont  ils font partie. Mais ils ont des supériorités sur nous, ils sont vertueux  d'une certaine façon, dans le matérialisme ambiant.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je pense qu'étant donné la situation actuelle, s'en prendre  trop à l'islam, c'est mettre les musulmans dans une situation impossible. Je ne  dis pas qu'il ne faut pas dire aux islamistes leur fait… Mais vous comprenez,  il y a ce refus absolu de la violence que devrait être le christianisme. Mais  comme sur ce point, le christianisme n'a pas toujours été vraiment chrétien,  de fait, c'est difficile de faire la leçon aux autres… C'est un peu comme les  Américains qui essaient d'expliquer aux Chinois et aux Hindous qu'il ne faut  plus de voiture !&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Que pensez-vous de l'évolution de la démocratie américaine  ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le génie de la démocratie américaine, c'est que tout  finissait par se passer au centre. Et cela parce que chacun des deux partis - Républicain  et Démocrate - contenait son contraire comme une minorité à l'intérieur de  lui-même. Les démocrates, réputés plus à gauche selon les critères européens,  comptaient dans leur sein les démocrates du sud – les fameux sudistes –  qui, pour des raisons historiques, étaient très réactionnaires. Aujourd'hui  les sudistes sont devenus républicains ! C'est une victoire de l'idéologie,  l'idéologie est devenue sans limites, il n'y a plus que de l'idéologie et par  conséquent les rapports s'aigrissent… Chez les Républicains aussi il y avait  des gens qui étaient plus libéraux, des gens qui étaient très modérés, qui  représentaient un milieu très modéré à l'intérieur du Parti conservateur.  Et donc des deux côtés la majorité était en quelque sorte modérée par une  minorité qui ressemblait à l'autre parti. Il n'en est plus de même  aujourd'hui ! De toute façon l'Amérique s'idéologise beaucoup trop ce qui empêche  que soient prises des décisions raisonnables. Des décisions qui ne soient pas  inspirées par la politique, par le souci politicien. On a vraiment l'impression  parfois, nous autres Français, que les EU sont en train de s'enfoncer dans une  troisième ou une quatrième république… à la mode de chez nous…&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;Entretien réalisé par Arnaud Guyot-Jeannin et l'abbé G. de  Tanoüarn&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-3766567322005052766?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3766567322005052766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3766567322005052766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/objections-n12-dcembre-2007-page-7.html' title='L’entretien du mois - René Girard'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-2675755472968598191</id><published>2007-12-15T16:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T14:12:08.650-08:00</updated><title type='text'>Éditorial - Une religion comme une autre ? - Laurent Lineuil</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;Objections - n°12 - décembre 2007 - page 8&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Éditorial - Une  religion comme une autre ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ce sont les catholiques français qui le disent : d’après  un sondage Ifop publié dans La Croix le 12 novembre, ils sont 60 % des  catholiques non-pratiquants, et 63 % des pratiquants à considérer que «  toutes les religions se valent ». Consternation supplémentaire : les  catholiques pratiquants sont un peu plus nombreux à penser cela, et, que  l’ensemble des Français, qui n’émettent ce jugement “qu’à 62 %”.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ainsi donc, si l’on en croit ce sondage, les deux-tiers des  catholiques qui vont à la messe “régulièrement” pensent que le  catholicisme est une religion comme une autre, ni meilleure, ni pire. Plus inquiétant  encore, ils sont donc plus nombreux encore à croire cela que les  non-pratiquants. Comme si la seule chose qu’on apprenait dans les prêches  dominicaux, c’était le mépris de soi et la survalorisation de l’autre…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si 59 % des pratiquants estiment que les chrétiens doivent  être plus visibles dans la société (on se demande bien pourquoi, puisqu’ils  sont comme les autres…), c’est dans l’objectif d’ « agir pour la paix  dans le monde » (54 %) et de « lutter contre la pauvreté » (46 %), contre 34  % seulement (alors même que plusieurs réponses étaient possibles) qui  estiment que « les Églises chrétiennes » ont prioritairement à faire connaître  le « message du Christ »…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On le voit, Mgr André Vingt-Trois, qui s’était fixé  comme objectif, dès son premier discours de nouveau président de la conférence  épiscopale, de faire entendre davantage la voix des chrétiens dans la société,  ne pourra majoritairement compter que sur des troupes incertaines et peu résolues.  Mais à qui la faute ? L’Église de France ne fait que récolter ce qu’elle  a semé, le fruit d’années de paroles hésitantes, de soumission zélée à  la dictature du relativisme, de peur de déplaire triomphant du courage de témoigner.  Car si tant de catholiques croient sincèrement avoir épousé une religion  comme une autre, n’est-ce pas d’abord parce qu’ils ont des pasteurs qui  sont trop souvent, au lieu de signes de contradiction, des hommes comme les  autres, épousant le discours commun, paniqués à l’idée de se distinguer,  de se faire remarquer, de jurer avec la logorrhée ambiante ? Combien d’évêques  ont soutenu publiquement le combat de Mgr Cattenoz pour l’identité de l’école  catholique ? Quel clerc rappelle que le catholicisme a en France des droits supérieurs  aux autres religions – ou devrait en avoir -, ne serait-ce que compte tenu du  rôle éminent qu’il a joué dans la construction de la nation ? Quel prélat  a remué ciel et terre pour empêcher la destruction d’une église dans son  diocèse, au nom, non des intérêts de l’Église, mais du bien commun ? Qui a  relayé en France le document romain Dominus Iesus, publié en 2000 par la Congrégation  pour la doctrine de la foi sous la signature du cardinal Ratzinger, qui réaffirmait  qu’ « il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Église  comme un chemin de salut parmi d'autres. Les autres religions seraient complémentaires  à l'Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que  convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu » ; et qu’au  contraire les fidèles sont tenus de croire fermement que « l'Église est  “sacrement universel de salut” [cf. Lumen Gentium] parce que, de manière  mystérieuse et subordonnée, toujours unie à Jésus-Christ sauveur, sa Tête,  elle a dans le dessein de Dieu un lien irremplaçable avec le salut de tout  homme. » Mais pour y croire, encore faudrait-il avoir l’occasion de  l’entendre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Quant aux 66 % de catholiques pratiquants qui n’ont pas  pensé à citer l’annonce du message du Christ parmi les missions prioritaires  de l’Église, ont-ils souvent entendu leurs pasteurs prêcher sur cette phrase  de la 1ère épître aux Corinthiens ? « Annoncer l'Évangile en effet n'est  pas pour moi un titre de gloire ; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui,  malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Et malheur aux pasteurs  qui sont, pour leur troupeau, de si piètres éducateurs.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Laurent  Lineuil&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-2675755472968598191?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2675755472968598191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2675755472968598191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/12/ditorial-une-religion-comme-une-autre.html' title='Éditorial - Une religion comme une autre ? - Laurent Lineuil'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-5679625144223204535</id><published>2007-11-15T23:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:17:40.687-08:00</updated><title type='text'>Le scénario de l'espérance - Abbé Guillaume de Tanoüarn</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Objections - n°11        - novembre 2007 - page 1&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Le        scénario de l'espérance - Abbé        Guillaume de Tanoüarn        &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Nous  en avons plusieurs témoignages oraux : le 11 septembre dernier le Conseil  permanent de l'épiscopat français a commencé d'élaborer une ligne de  conduite commune, face aux traditionalistes. L'événement est passé inaperçu.  Sa signification risque bien pourtant d'être considérable. Au cours de cette  réunion, chacun s'est répandu sur le peu de demandes suscité par le Motu  proprio Summorum pontificum, dans lequel, le 7 juillet précédent, le pape  Benoît XVI octroyait aux fidèles catholiques le libre choix du rite  traditionnel. Voilà en tout cas ce que La Croix a retenu de ce débat mitré :  il y a peu de demandes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le  raisonnement des Eminences et des Excellences est simple : s'il y a peu de  demandes, on peut y satisfaire. Avec les moyens du bord. Avec le peu de moyen,  avec le petit nombre de prêtres en activité dans les diocèses. Pas question  d'accepter des transfusions de sang neuf. Notre effectif, déjà réduit et  faisant face aux regroupements paroissiaux (une paroisse pour cinq dix ou vingt  clochers) est tout à fait en mesure de faire face à ces nouvelles demandes...  puisqu'elles sont peu nombreuses.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Deux  exemples tout récents de cette nouvelle attitude collective pourraient bien  défrayer la chronique dans les jours à venir. L'évêque de Marseille, Mgr  Pontier, a exigé que les fidèles attachés au rite traditionnel, qui, sous sa  juridiction, avaient trouvé refuge dans l'église Notre Dame de la Palud, en  plein Centre ville, quittent cette église (qui sera désormais fermée : une de  plus !) et rejoignent l'église voisine de Saint-Charles. La messe  traditionnelle y sera dite par des « prêtres de passage » (sic), en attendant  les dimanches où forcément, il ne s'en trouvera pas... à passer. Cette  solution a paru tellement énorme et si mal bricolée que les fidèles ont  déjà obtenu un moratoire d'un mois pour sa mise en application.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Deuxième  exemple : à Avignon, l'évêque Mgr Cattenoz, plus avisé et conscient qu'il ne  dispose pas forcément chez lui de prêtres capables de célébrer la messe  selon le rite traditionnel, vient d'annoncer la création d'un groupe de  prêtres, anciens des Fraternités traditionalistes désormais incardinés,  comme à Versailles ou à Lyon, ou encore prêtres diocésains souhaitant  célébrer le rite traditionnel et qui l'apprendraient au sein de ce groupe. Le  nom choisi par l'évêque est à lui seul tout un programme : Totus tuus. Pas  question en effet de collaborer avec des prêtres qui ne seraient pas tout à  soi, c'est bien l'esprit de la réunion du 11 septembre dernier.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C'est  en effet le deuxième volet que comporte cette réunion. A la faveur du silence  gardé par le pape Benoît XVI dans son Motu proprio sur les Communautés  traditionalistes, il a été décidé qu'elles resteraient, les unes et les  autres, le plus possible, privées de toute extension nouvelle. Face à  d'éventuelles demandes, le slogan des évêques est simple : « On a les mêmes  à la maison ».&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Simple  et pas vraiment nouveau. C'était déjà au nom d'un tel slogan que  l'archevêque de Lyon, Mgr Barbarin avait unilatéralement dénoncé le contrat  qui liait son diocèse à la Fraternité Saint Pierre, en incardinant lui-même  trois prêtres dissidents de cette Fraternité et en leur donnant l'église que  le cardinal Albert Decourtray avait naguère mise à la disposition de la  Fraternité Saint Pierre. Ce coup de force épiscopal se justifiait suffisamment  aux yeux du jeune et nouveau leader de la chrétienté lyonnaise par ce simple  bénéfice : désormais ces prêtres traditionalistes sont tout à moi !&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ce  que les évêques pris en corps n'ont pas compris, c'est que cette politique  d'exclusion, manifestement concertée, est révoltante et contraire au sens  commun. Lorsque le bateau coule, demande-t-on à ceux qui se présentent pour  écoper s'ils font partie du personnel embauché au départ ? Et lorsque les  Twin towers se sont effondrées, a-t-on demandé aux sauveteurs leur brevet de  pompier du port de New York. C'était en 2001, mais c'était déjà... un 11  septembre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je  suis persuadé qu'il existe un autre scénario que ce scénario catastrophe,  celui que le Saint Père suggérait dans l'exhortation apostolique Sacramentum  caritatis (n°25) : « Un travail de large sensibilisation est nécessaire. Les  évêques impliqueront dans les nécessités pastorales les Instituts de vie  consacrée et les nouvelles réalités ecclésiales dans le respect de leur  charisme propre, et ils solliciteront tous les membres du clergé à une plus  grande disponibilité pour servir l'Eglise là où il en est besoin, même au  prix de sacrifices ». C'est à ce scénario d'espérance que nous devons tous  travailler.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Abbé  Guillaume de Tanoüarn&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-5679625144223204535?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5679625144223204535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/5679625144223204535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/le-scnario-de-lesprance-abb-guillaume.html' title='Le scénario de l&apos;espérance - Abbé Guillaume de Tanoüarn'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4243809405619325806</id><published>2007-11-15T22:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:17:49.926-08:00</updated><title type='text'>Les ordinations du 22 septembre - Abbé Paul Aulagnier</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Objections - n°11        - novembre 2007 - page 2&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Les ordinations  du 22 septembre - &lt;/span&gt;Abbé Paul Aulagnier&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;À Saint-Éloi, siège de l’Institut de Bon Pasteur,  à Bordeaux, cinq ordinations sacerdotales ont eu lieu.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce fut un grand  jour. Un jour de fête, bien sûr. Un jour de joie pour les ordinants, pour  leurs familles et amis, pour leurs supérieurs. Pensez ! Cinq diacres recevaient  l’ordination sacerdotale des mains du cardinal Castrillon Hoyos, collaborateur  très proche du Pape Benoît XVI, en présence du cardinal Ricard, archevêque  de Bordeaux, président de la conférence épiscopale des évêques de France.  Jour de joie aussi – et peut-être surtout – par les paroles prononcées par  le cardinal dans son homélie. Il nous rappela, certes, les devoirs du prêtre:  la prière, l’importance de l’offrande du sacrifice de la messe, comme  sacrifice du Christ, la nécessité d’enseigner toutes les Nations dans la foi  du Christ, gardée par l’Église, la dévotion mariale… Mais surtout, il  nous rappela l’importance et la finalité de l’Institut du Bon Pasteur en  termes qu’il faut souligner et ne pas oublier. À ce moment de son discours,  il se tourna vers le cardinal Ricard pour rappeler son rôle dans la fondation  du jeune Institut du Bon Pasteur (6 septembre 2006). Il dit : « c’est à sa  bonté et à son sens pastoral que cet Institut du Bon Pasteur doit son  existence. Il a bien vu, que, pour le service pastoral des fidèles catholiques  liés à la Tradition liturgique antérieure, il faut des prêtres “spécialisés”.  Notre Saint Père le Pape lui a donné raison en publiant, comme vous le savez,  Summorum Pontificum » qui restaure dans sa dignité et son droit la messe  tridentine, reconnaissant et affirmant qu’elle ne fut jamais abolie,  reconnaissant qu’elle fut, de soi, et en droit toujours reconnue dans l’Église.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;L’honneur est sauf  ! Il poursuivit : « Si nous célébrons aujourd’hui la Sainte Messe selon ce  Missel, c’est justement parce que les nouveaux prêtres seront appelés à ce  service pastoral et nourrirons leur vie spirituelle comme celle des fidèles qui  leur seront confiés, par cette vénérable liturgie romaine. Ils se  consacreront volontiers à ce ministère ensemble avec leurs confrères et avec  les prêtres, membres d’autres instituts spécialisés ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Voilà enfin le rôle  ecclésial de ces prêtres bien défini. L’expression spécialisés ne me plaît  pas beaucoup…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;J’aurais préféré  entendre le mot, par exemple, spécifique, la charge spécifique, ou le rôle spécifique…  Mais peu importe, le sens est le même. Et de toute façon, ces prêtres attachés  à la liturgie « ancienne »sont enfin reconnus de droit. Leur ministère est  enfin reconnu légitime dans l’Église. Ils sont et seront mis et devront être  mis à la disposition de ces fidèles qui, eux-mêmes, veulent le maintien de  cette liturgie pour en vivre, pour en nourrir leur vie spirituelle. Vous pouvez  imaginer la joie que j’ai eu, que nous avons eu, nous les anciens,  d’entendre ces paroles alors que, pendant 37 ans, nous avons vécu comme des  « pestiférés » dans l’Église, ou comme des « lépreux »… si je me  permets de reprendre une expression du cardinal Joseph Ratzinger. Ouf ! La  guerre est finie. La paix liturgique va pouvoir enfin s’établir. Cette paix  est de nouveau possible… Il suffit que les cœurs s’ouvrent à ce désir  pontifical. Le cardinal Castrillon Hoyos est venu le dire et le redire en France  pour nous et pour tous les autres. Il y faudra du temps, je pense. Mais plus  rien, en droit, ne s’y oppose. Qu’on se le dise !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce fut dit à  Bordeaux, le 22 septembre 2007, lors des ordinations sacerdotales, en l’église  Saint-Éloi. Deo Gratias !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Et tout en écoutant  ces paroles, je pensais dans mon cœur, en silence, aux paroles que Mgr Lefebvre  prononcées le jour de son jubilé sacerdotal à la porte de Versailles, le 23  septembre 1979, il y a maintenant 26 ans: « Mon testament ! Je voudrais que ce  soit l’écho du testament de Notre Seigneur : Novi et Aeterni Testamenti,  c’est le prêtre qui récite ces paroles à la Consécration du Précieux Sang  : “Hic est calix sanguinis mei, novi et aeterni testamenti”, l’héritage  que Jésus-Christ nous a donné, c’est son Sacrifice, c’est son Sang,  c’est sa Croix. Et cela est le ferment de toute la Civilisation chrétienne et  de ce qui doit nous mener au Ciel. ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est ainsi avec  reconnaissance que nous, les anciens, nous entendions les paroles du Cardinal,  nous rappelant l’intention du Pape: voir revivre sur les autels de la Chrétienté,  la messe de « toujours », la Messe antique et vénérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour moi, la levée  des peines canoniques, qui ont touché Mgr Lefebvre, n’est plus loin. Elle est  pour demain. Le principe en est posé! Merci ! Très Saint Père.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;« Si nous célébrons  aujourd’hui la Sainte Messe selon ce Missel, c’est justement parce que les  nouveaux prêtres seront appelés à ce service pastoral et nourrirons leur vie  spirituelle comme celle des fidèles qui leur seront confiés, par cette vénérable  liturgie romaine. Ils se consacreront volontiers à ce ministère ensemble avec  leurs confrères et avec les prêtres, membres d’autres instituts spécialisés  »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Cardinal Castrillon Hoyos,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Bordeaux,  22 septembre 2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce même 22  septembre, à Toulon, Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse, a célébré une  messe pour ordonner prêtre Jean-Raphaël Dubrule, ancien grand clerc à  Notre-Dame-des-Armées et membre d’un nouvel Institut de droit diocésain, les  Missionaires de la Miséricorde, fondé par l’abbé Fabrice Loiseau, par  ailleurs curé, en ville, de l’église Saint-François-de-Paule. Au cours de  la même cérémonie Éloi Gillet faisait le grand pas : il était ordonné  sous-diacre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4243809405619325806?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4243809405619325806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4243809405619325806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/les-ordinations-du-22-septembre-abb.html' title='Les ordinations du 22 septembre - Abbé Paul Aulagnier'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-2358571243197920802</id><published>2007-11-15T21:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:17:55.676-08:00</updated><title type='text'>L’événement - Niafles en Mayenne : sur le front de la Messe</title><content type='html'>&lt;p style="" align="justify"&gt;Objections  n°11 - Novembre 2007 - page 3&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;L’événement  - &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Niafles en Mayenne : sur le  front de la Messe&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;L’église  de la Roë, habituellement close, est comble ce dimanche 16 septembre pour la  messe de saint Pie V. Dans l’après-midi, il y avait encore une cinquantaine  de personnes pour le Salut du Saint Sacrement. En cette « fête de la Tradition»,  tout semblait être pour le mieux dans le meilleur des mondes.&lt;/span&gt; &lt;span style=""&gt;Mais  les traditionalistes du sud de la Mayenne revenaient de loin. Depuis 1965,  l’abbé Chéhère s’occupait de la paroisse Saint-Martin de Niafles. Le  concile l’avait laissé de marbre, semble-t-il. Pourtant il ne célébrait pas  selon le rite de saint Pie V, mais suivant &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;«  un rite hybride »&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;, comme me dit  Matthieu, jeune paroissien de Niafles. Arrive l’abbé Loddé, de la FSSP.  C’est la messe tradi dans toute sa pureté. Las… Le décès de l’abbé Chéhère,  le 6 mars, devait tout remettre en cause.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;«  M. l’abbé Loddé assurera la messe le dimanche ici. Pendant ce temps une réflexion  sera engagée, en vue d’une décision définitive. » &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;déclare  d’abord Mgr Maillard évêque de Laval. Le 23 mai, retour en arrière: &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;«  Niafles ne serait plus un lieu de rassemblement des fidèles traditionalistes…  » &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;. Et l’évêque de proposer  en remplacement une messe dominicale à l’église des Cordeliers, à Laval.  Mais Laval se situe à plus de 45 minutes de Niafles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans  la nuit du dimanche au lundi de Pentecôte, une poignée de fidèles, après  avoir assisté à la dernière messe de l’abbé Loddé, décidèrent de  “garder” l’église envers et contre tout. L’affaire prenait alors toute  son ampleur. C’était la guerre. Au cri de &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;«  l’église est aux Niaflais », &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;200  personnes marchaient sur Saint-Martin de Niafles, maire socialiste en tête.  Michel Montécot a des convictions religieuses très floues mais ce n’est pas  la première fois qu’il s’immisce dans les affaires de la paroisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce  qu’il faut appeler un siège a vu naître, contre la Tradition, un déferlement  de haine. Montécot évoque une communauté essentiellement étrangère à  Niafles, plus particulièrement durant les vacances. Des statistiques nous révèlent  pourtant que seuls 20 % des fidèles sont extérieurs au doyenné de Saint-Clément  de Craon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Après  que, par deux fois, la porte de la sacristie ait été défoncée par les  manifestants, les gendarmes ont dû évacuer les “gardiens” de l’église.  Et le maire, en guise de conclusion, a clôturé les abords de l’église.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour  les traditionalistes, l’errance commence. Ils devront célébrer leur première  messe de “déracinés” en forêt de Ballots, au pied de la statue de Notre-  Dame de Pontmain. Pendant ce temps, une messe de Paul VI en français était  dite dans l’église de Niafles. Une publication locale allait jusqu’à  titrer : &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;« La messe en français  revient. » &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Des prêtres sont  venus de Paris pour célébrer la messe derrière des églises fermées. Une  centaine de personnes. Par tous les temps. Niafles était devenu un symbole.  Celui de la défense des libertés de la tradition, celui de la résistance à  l’intégrisme moderniste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Y  a-t-il eu pression de Marcel Nezan, le vicaire général ? Certains paroissiens  disent avoir vu l’ecclésiastique lors de la manifestation organisée par le  maire de Niafles. Mais Mgr Maillard, lui, n’est pas un intégriste du  progressisme. Il joue les naïfs : &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;«  On pensait qu'avec le temps, les gens oublieraient cette messe! […] c'est le  contraire, ce sont principalement des jeunes » &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;souligne-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;L’évêque  a d’abord permis que la messe traditionnelle se célèbre en plein centre de  Laval, dans l’église des Cordeliers. Ensuite, face à la pression des fidèles,  il a ouvert au culte traditionnel deux églises proches de Niafles, celle de la  Roë et celle de la Selle-Craonnaise. La détermination des fidèles a payé.  Face à l’agression.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Gabriel  Dubois&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-2358571243197920802?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2358571243197920802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/2358571243197920802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/lvnement-niafles-en-mayenne-sur-le.html' title='L’événement - Niafles en Mayenne : sur le front de la Messe'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-7148031356759130159</id><published>2007-11-15T20:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:18:10.770-08:00</updated><title type='text'>C’est à lire - Un évêque avoue…</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Objections - n°11 - novembre 2007 - page 4&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;C’est à lire -  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Un évêque avoue… - Abbé G.  de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il y a un malaise  dans l'Église de France. Un malaise qui ne date pas d'hier. Les fidèles les  plus introduits le ressentent sans pouvoir toujours définir ce qu'ils perçoivent.  Et si l'un ou l'autre, sur ce registre, cherche à en remontrer à son curé ou  à son évêque, il prend le risque de passer pour Gros Jean et de se faire  traiter comme tel, ce qui à partir d'un certain âge n'est pas forcément très  agréable, on en conviendra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Mgr Maurice Gaidon a  été un évêque en vue dans cette Église qui est en France. À la tête d'un  petit diocèse, le diocèse de Cahors, 160000 habitants, il a joué un rôle  capital dans l'introduction du Renouveau charismatique chez nous. Aujourd'hui,  alors que l'âge de la retraite a sonné pour lui, il publie un petit livre  (fort bien écrit ce qui ne gâte rien), où il entreprend avec courage son  examen de conscience d'évêque, histoire, comme il le reconnaît lui-même, de  se préparer au grand passage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Il revient sur  certains moments forts de son existence, avec beaucoup de sensibilité et une véritable  piété. Il évoque les épreuves personnelles qu'il a traversées et toujours  surmontées par le haut. Il propose enfin à l'attention de tous, quelques  critiques fondamentales, qui devraient permettre, si elles étaient entendues,  de sortir du malaise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La liturgie d'abord:  il ne s'agit pas seulement de contester des excès . « &lt;i&gt;J'ai très mal vécu  la réforme liturgique, imposée au détour d'un dimanche, avec un autoritarisme  clérical insupportable. L'histoire de l'Église m'avait appris que l'on ne  touche pas impunément aux rites et au langage symbolique. Le passage en force  à la langue vernaculaire, la nouvelle disposition de l'autel, la place et le rôle  du célébrant, la mise sur le marché de chants liturgiques composés à la hâte  : que de bouleversements en peu de temps et quelles portes ouvertes aux  improvisations des apprentis sorciers, sous l'oeil paterne et parfois  complaisant d'un épiscopat atteint d'aphasie&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;La pastorale  ensuite, avec son sinistre marquage idéologique, toujours d'actualité. « &lt;i&gt;J'ai  très mal vécu les orientations pastorales qui se sont imposées sous  l'influence de courants qui, par générosité, ont donné abondamment dans l'idéologie  régnante des années 60 et 70&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce que déplore Mgr  Gaidon, c'est le conformisme de ses confrères : « &lt;i&gt;Paralysie… ou manque de  liberté d'expression de la foi ? D'où vient cette impression d'étrange  torpeur que je ressens au contact de nos communautés désorientées, de nos prêtres  désabusés, de mes frères évêques au silence peureux dans nos assemblées. Où  est le courage des prophètes dont parlait, à Lourdes le cardinal Etchegaray ?&lt;/i&gt;  ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ne peux pas tout  citer ici. Mais l'on voit bien qu'il s'agit d'une véritable bombe. Pour la  première fois depuis 30 ans, en France, un évêque parle et dit tout haut ce  que beaucoup s'interdisaient même de penser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Mgr Maurice Gaidon, &lt;i&gt;Un  évêque français entre crise et renouveau de l'Église&lt;/i&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Éditions  de l'Emmanuel 2007, 15 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-7148031356759130159?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7148031356759130159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/7148031356759130159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/cest-lire-un-vque-avoue.html' title='C’est à lire - Un évêque avoue…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4878522984571224376</id><published>2007-11-15T20:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:18:36.423-08:00</updated><title type='text'>Facta sunt</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Objections - n°11 - novembre 2007 - page 4 et 5&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Facta  sunt&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Les  imams de la Catho (voir p. 8) font couler beaucoup d'encre, et pas seulement  chez les cathos. L'UOIF, faction majoritaire dans le Grand Conseil du Culte  Musulman, a récemment pris position contre ce projet : « Nous ne sommes pas  contre le principe de collaborer avec une université, mais il faut un cadre  académique neutre » déclare leur porte-parole Ahmed Jaballah. Dans sa réponse  à l'UOIF, Dalil Boubakeur, unique partenaire musulman sur ce projet, souligne  que&lt;/span&gt; &lt;span style=""&gt;l'enseignement reçu à la  Catho devrait permettre aux apprentis imams d'obtenir le statut d'étudiant,  prestations sociales en prime.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Serge  de Beketch est mort, après s'être longtemps battu contre le mal qui le  rongeait, dans la nuit du 6 au 7 octobre. Directeur du Libre journal de la  France courtoise, animateur d'une émission très écoutée le mercredi sur  Radio Courtoisie, il nous laisse le souvenir d'une prodigieuse rhétorique, au  service de toutes les causes qui lui paraissaient nobles, à commencer , pour  lui, par celles qui étaient le plus difficile à défendre. Sa faculté  d'indignation contre les pourris de tout pelage ne lui a pas permis de faire la  carrière nationale que son talent aurait mérité. Ces saintes colères lui ont  coûté trop cher sur la terre pour que Dieu ne les lui compte pas au Ciel.&lt;br /&gt;Nous prions pour lui.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Un  parmi d'autres, Mgr Wattebled, évêque de Nîmes, déclare, au cours d'une  rencontre avec ses prêtres, le vendredi 7 septembre: « Mieux vaut ne pas faire  appel à des prêtres extérieurs au presbyterium diocésain », lorsqu'on se  trouve devant une demande de célébration de la messe traditionnelle. Et il  ajoute, histoire sans doute de montrer où penche son coeur: « Pour les  services religieux, l'objet de la demande des familles porte souvent sur  quelques chants latins plutôt que sur l'usage d'un missel. Les familles ou le  groupe stable n'ont pas d'exigence à faire valoir en ce qui concerne la  disposition du choeur ou les ornements ». Et de conclure à propos du motu  proprio : « On regarde ceux qui se rapprocheront peut-être. Mais on oublie  ceux que cela contribue à éloigner insensiblement par exemple les divorcés  remariés, les protestants, pour qui il n'y a pas de motu proprio ».&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Le  piège que craint Mgr Wattebled dans cette affaire de motu proprio, il l'écrit  dans ce compte rendu de réunion qu'il a signé, c'est celui que lui tend tous  les jours France Telecom: « Attention, nous pouvons même nous faire piéger au  téléphone. Peut-on réellement prendre une attitude différente selon qu'il  s'agit d'un prêtre de la Fraternité Saint Pierre (en communion avec Rome) ou  de la Fraternité Saint Pie X (lefebvriste) surtout dans le court délai et le  lourd contexte de la préparation des funérailles. Dans la même église  pourront être célébrés des funérailles avec messe tridentine et des funérailles  pris en charge par des laïcs. Comment la population va-telle s'y retrouver? ».  Pour être sûr de ne pas tomber dans le piège, et pour que la population du  diocèse puisse s'y retrouver, autant envoyer les gens ailleurs : « Les  personnes intéressés et motivées peuvent trouver des célébrations à l'extérieur  du diocèse: Le Barroux, la chapelle des Pénitents à Avignon, Montpellier ».  À chaque fois près de 100 km!&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Le  cardinal Barbarin, dans Le Progrès de Lyon, vante son aptitude personnelle au  dialogue interreligieux : « Tous les ans, à Yom Kippour, je vais par exemple  à la Synagogue. Quand j'étais vicaire, il y a trente ans dans la banlieue de  Paris, j'y allais déjà avec mon livre de prière en hébreu et ma kippa. Nous  n'avons pas d'équivalent dans la liturgie catholique ».&lt;br /&gt;On peut indiquer respectueusement au cardinal qu'une confession sacramentelle  agissant ex opere operato vaut bien la fête juive du Grand Pardon.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Bon  vent : Mgr Pontier, évêque de Marseille (voir p. 1), a déclaré aux fidèles  qui venaient le voir pour tenter de s a u ver leur communauté traditionnel le  de Notre-Dame-de-la-Palud, qu'il leur donnait pour aumônier l'abbé X « qui  viendra quand il pourra ».&lt;br /&gt;Réponse d'un laïc : « Savez- vous qu'en faisant cela, vous prenez le risque  de nous renvoyer tous à la Fraternité Saint Pie X – C'est devant Dieu que  j'en prends le risque » a répondu l'évêque. S'il prend ce risque devant  Dieu, autant mettre sa réponse au grand jour : devant les hommes.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4878522984571224376?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4878522984571224376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4878522984571224376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/facta-sunt.html' title='Facta sunt'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-8995837812170200070</id><published>2007-11-15T19:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:18:48.014-08:00</updated><title type='text'>C’est à voir - Arcimboldo ou les prodiges du baroque</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Objections - n°11 - novembre 2007 - page 5&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;C’est à voir - Arcimboldo ou les prodiges du baroque&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Giuseppe Arcimboldo (1527-1593), peintre milanais ayant exercé  ses talents à Prague, à la Cour de l'empereur Rodolphe II, porte jusqu'au surréel  le génie du XVIe siècle renaissant et baroque. Ses compositions d'allégories  ou de portraits, peints à partir de motifs de fleurs, de fruits ou d'objets de  to u tes sortes apparaissent d'abord comme des curiosités, curiosa, au sens où  l'on a parlé jusqu'au XVIIIe siècle de “cabinets de curiosités”, c'est-  à- dire de collections d'objets étranges ou surprenants.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Surprise, c'est en effet le premier sentiment qui étreint le  visiteur face à ces tableaux. Caractéristique de cette attira n ce particulière  qu'a su créer le peintre italien, cette exposition qui se tient à l'Orangerie  du Palais du Luxembourg et qui attire d'habitude le Tout-Paris huppé (ou se  croyant tel) a accueilli cette fois et dès les premiers jours beaucoup  d'enfants, qui sont immédiatement sensibles aux prouesses picturales  d'Arcimboldo. La rétrospective est brève puisque l'Orangerie ne comporte que  quatre salles, mais le spectacle n'est pas décevant : là un bibliothécaire  dont le portrait est entièrement réalisé avec des livres ; ailleurs l'homme  de loi ou le paysan ; ici le cuisinier impérial, dont la tête, émergeant  d'une sorte de fait-tout, apparaît comme dessinée et réalisée uniquement à  partir des aliments que ce maître queux emblématique sait apprêter pour son  Maître, volaille plumée ou cochon de lait. Peindre un cuisinier en croûte ou  en sauce, quoi de plus burlesque? Mais aussi quoi de plus sérieux ? N'a-t-on  pas trop vite fait de devenir sa fonction, de s'identifier à elle? N'est-on pas  un peu responsable de son visage avec l'âge ? Pour manifester la virtuosité  invraisemblable de l'artiste, ce portrait est réversible. Il est présenté,  ainsi que deux autres oeuvres, au-dessus d'un miroir. On découvre, à l'envers,  un portrait tout aussi crédible du même personnage, sortant cette fois du  couvercle du fait-tout. Sensible à ces prodiges de peinture, l'empereur  Rodolphe II n'a pas dédaigné de commander au peintre son propre portrait en  Vertumne, c'est-à-dire en annonciateur du printemps de ses sujets.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La recette d'Arcimboldo n'a pas eu de continuateurs. Mais il  ne faudrait pas voir dans ces tentatives de simples jeux de pinceaux. La  composition principale du peintre, qui met en parallèle les quatre saisons et  les quatre éléments de la Physique traditionnelle, l'eau, l'air, le feu et la  terre, nous rappelle que pour un homme du XVIe siècle, l'ordre universel se  représente en une multitude d'analogies. S'il existe un ordre du monde, on ne  peut le saisir qu'à travers les ressemblances qui renvoient indéfiniment leur  jeu de correspondances. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« Les  parfums les couleurs et les sons se répondent » disait Baudelaire, qui  excellait à nous faire entendre la musique des mots chantant ces analogies.  Arcimboldo, avec les moyens extraordinaires de son art, nous les met sous les  yeux. &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;GT&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Jusqu'au  13 janvier 2008. Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard - Paris VIe. Entrée  13,20. Gratuit pour les moins de 10 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-8995837812170200070?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8995837812170200070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/8995837812170200070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/cest-voir-arcimboldo-ou-les-prodiges-du.html' title='C’est à voir - Arcimboldo ou les prodiges du baroque'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-4064184864769120619</id><published>2007-11-15T18:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:18:53.044-08:00</updated><title type='text'>L’humeur - Reims a mille ans ! - Pierre Voisin</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Objections - n°11 - novembre 2007 - page 6&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;L’humeur - Reims a mille ans ! - Pierre Voisin&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le 22 septembre 1996: à Reims, le pape Jean-Paul II commémore  le 1500ème anniversaire du baptême de Clovis. Il lance aux Français un appel  pressant : « &lt;i&gt;Ce grand jubilé doit vous amener à dresser un vaste bilan de  l’histoire spirituelle de "l'âme française". &lt;/i&gt;» Seize ans plus  tard, le millénaire de la basilique Saint-Rémi, nous y invite à nouveau. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Voilà mille ans, en effet, que fut construite, à la place de l’ancienne  abbatiale carolingienne où se trouvait déjà conservée la tombe de l'évêque  Rémi, une imposante basilique, qui fut d'abord romane, puis gothique. Si « &lt;i&gt;l’âme  française &lt;/i&gt;», qu’évoquait le pape, n’est pas née à Reims – ou pas  seulement –, elle y a trouvé les conditions matérielles de son  développement sous le signe des lys, la fleur de Marie, quand tant d’autres  royaumes choisissaient pour symboles des bêtes de proie. Dans la ville des  sacres sont nées les images qui ont nourri au fil des siècles la mémoire  collective de la nation française. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Première d'entre elles, celle du roi des Francs descendant dans  le baptistère rémois avec trois mille de ses guerriers: « &lt;i&gt;Courbe-toi, fier  Sicambre…&lt;/i&gt; » Et le roitelet barbare courbe la tête devant le Dieu de  Clotilde, ce Dieu des armées qui, quelques années auparavant, lui donna la  victoire à Tolbiac. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Autre image, fixée au IXe siècle par l’évêque Hincmar,  dans sa vie de saint Rémi: «&lt;i&gt; Le chrême vint à manquer et, à cause de la  foule du peuple, on ne pouvait aller en chercher. Alors, le saint prélat,  levant les yeux et les mains au ciel, commença à prier en silence, et voici qu’une  colombe, plus blanche que la neige, apporta dans son bec une petite ampoule  pleine de saint chrême. &lt;/i&gt;» C’est ce Saint Chrême qui servira aux sacres  de nos rois. Il est de bon ton, en notre époque de scepticisme, de douter du  miracle au nom de la science historique. Pour nos pères, le symbole de la  sainte ampoule avait assez de force pour qu’en 1793, le conventionnel Rühl  jugeât prudent de la briser sur le socle de la statue de Louis XV… &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C ’est dans le tombeau même de saint Rémi que la relique  était conservée et qu’allaient la chercher les chevaliers de la sainte  ampoule pour l’apporter de la basilique à la cathédrale, où le roi était  sacré: ainsi procédèrent, le 17 juillet 1429, quatre compagnons de Jeanne d’Arc,  au nombre desquels figurait Gilles de Rai. Nouvelle image: Jeanne, transfigurée  de bonheur et tressaillant d’allégresse, assiste à l’onction de Charles  VII. Elle tient levé son étendard, frappé de la devise &lt;i&gt;Jhesus Maria&lt;/i&gt;.  Désormais, les Anglais peuvent bien aller faire sacrer à Notre-Dame-de-Paris  leur petit roi godon, avec la bénédiction des éminents clercs et prélats de  l’Université de Paris : Charles est légitimé. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;« &lt;i&gt;C’est quand la nuit nous enveloppe&lt;/i&gt;, rappelait  Jean-Paul II à Reims, &lt;i&gt;que nous devons penser à l’aube qui poindra, que  nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints.  "Qui l'a une fois compris disait Bernanos – est entré au coeur de la foi  catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle (…) une espérance  surhumaine."&lt;/i&gt; » Ce passage cité par le pape était extrait de &lt;i&gt;Jeanne,  relapse et sainte&lt;/i&gt;. Et si Reims conservait les clés de notre avenir ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pierre Voisin&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-4064184864769120619?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4064184864769120619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/4064184864769120619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/lhumeur-reims-mille-ans-pierre-voisin.html' title='L’humeur - Reims a mille ans ! - Pierre Voisin'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-687396724480445272</id><published>2007-11-15T18:30:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:19:27.065-08:00</updated><title type='text'>C’est eux qui le disent…</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Objections  n°11 - Novembre 2007 - page 6&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;C’est  eux qui le disent…&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;À  propos des cinq ordinations de l'Institut du Bon Pasteur, le curé de Paissac,  le 22 septembre s'exprime sur TF1: « &lt;i&gt;Ces ordinations signifient le retour à  une Église que nous détestons, l'Église qui nous dit ce que l'on doit croire&lt;/i&gt;  ». Jusqu'à plus ample informé, aucun blâme sur cette sortie, qui, c'est le  moins que l'on puisse dire, va au fond des choses et donne raison aux critiques  traditionalistes les plus virulentes. &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;Alain  Finkielkraut donne son avis sans fard sur Bernard-Henry Lévy le très médiatique  conseilleur de Ségolène Royal : « &lt;i&gt;Sa pensée à la fois généreuse et  vaine tente deconcilier deux traditions incompatibles : l'antitotalitarisme et  l'antifascisme, la défense des dissidents et la dénonciation permanente de  l'idéologie française. Or depuis 1945, l'antifascisme et son successeur  l'antiracisme ont servi d'alibi d'abord au pouvoir communiste, mais ensuite à  la gauche française. BHL a tendance à faire sien ce conte pour enfants d'une  gauche vigilante et d'une droite complaisante. &lt;/i&gt;». Pour reprendre le titre  du dernier livre de BHL, il est clair que la gauche est aujourd'hui « &lt;i&gt;ce  grand cadavre à la renverse&lt;/i&gt; ». Idéologiquement en état de décomposition  avancée.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;De  George Bush, vendredi 5 octobre sur la Chaîne Al Arabiya : « &lt;i&gt;Avant tout, je  crois en un Dieu tout-puissant et je crois que tout le monde, qu'il soit  musulman, chrétien ou autre prie le même Dieu. Je crois que l'islam est une  grande religion qui prêche la paix et je crois que les gens qui tuent des  innocents pour atteindre des objectifs politiques ne sont pas des religieux. &lt;/i&gt;»  Parole de président !&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;i&gt;Le  Spectacle du Monde&lt;/i&gt; propose en Une un titre retentissant : « &lt;i&gt;Église  catholique : le renouveau de la tradition&lt;/i&gt; ». Il s'agit évidemment du  renouveau que l'Église catholique doit à sa tradition. Cela va sans dire et  mieux en le disant.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-687396724480445272?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/687396724480445272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/687396724480445272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/cest-eux-qui-le-disent.html' title='C’est eux qui le disent…'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-542293974442919607</id><published>2007-11-15T17:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-07T15:10:15.262-08:00</updated><title type='text'>L’entretien du mois - Père Alexandre Siniakov</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Objections n°11 - Novembre 2007 - page 7&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;L’entretien  du mois - &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Père  Alexandre Siniakov&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le P. Alexandre Siniakov a été nommé par Alexis II patriarche de Moscou et par le Synode de l'Église russe secrétaire pour les relations avec les Églises et la société, auprès de l'archevêque Innocent de Chersonèse à Paris. Il répond à nos questions sur la signification de la visite du patriarche Alexis II à Notre-Dame de Paris le 3 octobre dernier.&lt;/p&gt;  &lt;hr /&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Père Alexandre, qu'est-ce qui s'est passé à Notre-Dame de Paris le 3 octobre dernier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Par sa visite solennelle à Mgr André Vingt-Trois dans la cathédrale de Paris, le Patriarche a souhaité établir un contact entre deux Églises soeurs , l'Église orthodoxe russe et l'Église catholique en France. C'est la première fois qu'un Patriarche de Moscou fait ce geste. Il a souhaité d'abord vénérer la Couronne d'épines, qui est certainement la relique la plus insigne du monde chrétien. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Il s'est également adressé aux catholiques et aux orthodoxes qui vivent en France. Aux catholiques, il a dit son désir de travailler avec eux, de témoigner avec eux (en particulier sur les sujets de société sur lesquels les orthodoxes ont la même position que les catholiques, pour simplifier tout ce qui concerne la lutte contre la culture de mort). Il a voulu selon ses propres paroles qu'il soit possible de proclamer l'Évangile avec les catholiques dans nos pays. Aux orthodoxes, il a rappelé la nécessité de l'unité dans la diversité. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Auparavant Mgr Vingt-Trois, saluant le Patriarche dans un discours appelé à faire date dans l'histoire des relations entre les catholiques et les orthodoxes, a rappelé son attachement au développement des relations entre catholiques et orthodoxes. Il faut souligner que beaucoup de chaînes de télévision de l'Europe de l'Est ont retransmis tout ou partie de cette cérémonie hautement significative.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Cette visite marque un climat nouveau dans les relations entre les catholiques et les orthodoxes. Le Pontificat de Benoît XVI représente-t-il un tournant à cet égard ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Jean-Paul II a accompli des gestes très importants mais il s'est trouvé devant des difficultés objectives de plusieurs ordres liées d'abord aux énormes changements de la situation des chrétiens orthodoxes en Russie. Il y a eu l'Église gréco-catholique en Ukraine qui a revendiqué un certain nombre de bâtiments, ce qui a engendré des conflits. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Nous avons contesté également non pas tant la nomination d'un évêque catholique mais la création d'une Conférence épiscopale à Moscou en 2002. Nous sommes attachés en effet à l'apostolicité de nos Églises. C'est ainsi qu'à Paris l'évêque Innocent, qui s'occupe des orthodoxes rattachés au Patriarcat de Moscou, est titulaire de Chersonèse en Ukraine, cette ville qui a été comme le baptistère de la Russie. Enfin, il faut bien reconnaître que Jean-Paul II a payé les frais des relations très difficiles entre la Pologne et la Russie. Pendant des siècles pour nous, catholiques et Polonais ont été deux mots pratiquement synonymes. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;C'est sans doute cela d'abord qui a fait que Jean-Paul II n'a pas pu aller à Moscou malgré son désir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Vous pensez que la visite du pape à Moscou est envisageable aujourd'hui ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;L'Église russe a conscience que la visite d'un pape ne peut pas être sans conséquences. Il ne s'agit pas seulement d'un événement médiatique plus ou moins réussi comme cela a été le cas naguère en Géorgie. Cela doit être l'aboutissement d'un processus profond, le signe fort d'une époque vraiment nouvelle et pour l'instant la situation ne semble pas entièrement mûre pour une telle visite. La volonté du Patriarche est qu'une telle rencontre puisse avoir lieu d'abord en terrain neutre après la publication d'un document commun portant et sur les problèmes doctrinaux et sur les problèmes de terrain que je viens d'évoquer. C'est ainsi que cette semaine, une Commission mixte catholique orthodoxe se réunit à Ravenne pour poser le problème essentiel des rapports entre Primauté et conciliarité. Nous sommes vraiment au coeur du sujet !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Vous définiriez-vous comme quelqu'un qui souhaite poursuivre l'oecuménisme sous toutes ses formes ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je crois que l'oecuménisme n'est vraiment possible qu'entre orthodoxes et catholiques. Avec les protestants, c'est beaucoup plus difficile, il y a un nombre de questions beaucoup plus grand à traiter et à résoudre. La première question pour un chrétien me semble-t-il, c'est la notion de l'Église et de la succession apostolique. Les catholiques et les orthodoxes reconnaissent ces deux dimensions de la foi. Pas les protestants. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Je dirai que l'intérêt des catholiques pour leur propre tradition est perçu comme un signe positif dans le monde orthodoxe. Plus un catholique est catholique, plus il a de chance de s'entendre avec un orthodoxe. La grande Tradition latine du Premier Millénaire est le gage de la réconciliation. À prendre les mots dans leur sens le plus théologique, on peut dire qu'un orthodoxe vraiment orthodoxe se sent catholique, comme un catholique vraiment catholique se sent orthodoxe. Il me semble à ce sujet que le confessionnalisme est un fléau du monde contemporain, qui va de pair avec le relativisme. Le Conseil OEcuménique des Églises a récemment tancé Rome, en soulignant que selon eux « aucune Église ne peut prétendre posséder la plénitude de la catholicité et que chacune y participe à sa mesure ». Ces termes sont inacceptables pour les orthodoxes, qui estiment avoir la plénitude de la catholicité et qui attendent des catholiques qu'ils aient la même conception pour eux-mêmes. Notre adversaire commun est le relativisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Propos recueillis par l'abbé G. de Tanoüarn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;hr /&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;Le P. Alexandre Siniakov en cinq dates&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Né en &lt;b&gt;1981&lt;/b&gt;. Entre au monastère de Kostroma en &lt;b&gt;1996&lt;/b&gt;. Arrive en France en &lt;b&gt;1998&lt;/b&gt;, encore novice ; il est accueilli au Couvent des dominicains de Toulouse. Ordonné prêtre en novembre &lt;b&gt;2004&lt;/b&gt;. Nommé secrétaire en juillet &lt;b&gt;2006&lt;/b&gt;, il achève une thèse à l'École des Hautes Études sur Le recours à l'autorité de Grégoire de Nazianze dans les controverses christologiques.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-542293974442919607?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/542293974442919607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/542293974442919607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/lentretien-du-mois-pre-alexandre.html' title='L’entretien du mois - Père Alexandre Siniakov'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7484522981190518637.post-3083377358137521013</id><published>2007-11-15T16:59:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T14:19:38.353-08:00</updated><title type='text'>Les paradoxes de la laïcité - Editorial - Laurent Lineuil</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Objections - n°11        - novembre 2007 - page 8&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Les paradoxes de la laïcité - Editorial - Laurent  Lineuil&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le 24 septembre, on apprenait que l’Institut catholique de  Paris, la fameuse « Catho » dont le chancelier est l’archevêque de Paris,  Mgr Vingt-Trois, allait former des imams. Quoi donc, me direz-vous ? l’Église  de France va-t-elle désormais assurer la formation théologique du clergé  musulman? Vous n’y êtes pas : « &lt;i&gt;Il s’agit, précise&lt;/i&gt; &lt;i&gt;le maître  d’œuvre de cette future formation, d’une formation sécularisante : nous  n’aborderons pas de problématiques théologiques. &lt;/i&gt;» Au programme: un pôle  culture générale (histoire de la modernité, des valeurs républicaines, des  institutions françaises…), un pôle juridique (droits des religions, droits  de l’homme…), un pôle d’ « &lt;i&gt;ouverture au monde religieux&lt;/i&gt; »  (sic)…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans le même temps que l’Église "qui est en  France" s’occupait d’enseigner la modernité républicaine aux futurs  prosélytes musulmans, la conférence des évêques de France, sous la signature  de Mgr de Berranger (Saint-Denis) et Mgr Schockert (Belfort-Montbéliard),  publiait le 1er octobre un communiqué sur le projet de loi sur l’immigration  qui éclaire sur la lecture que nos évêques font des valeurs républicaines :  « &lt;i&gt;Les chrétiens,écrivent-ils, refusent par principe de choisir entre bons  et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de  papiers, et d'autres sans papier. &lt;/i&gt;» Sans doute faut-il donc s’attendre à  ce que la Catho enseigne aux futurs imams que le respect de la loi est un  concept méprisable, la citoyenneté une fiction rétrograde et la France, un  droit de l’homme…&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;" align="justify"&gt;La langue de buis de la collégialité&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Pendant que nos évêques jouent la conscience  "morale" de la République, il en est d’autres, Dieu merci, qui  s’occupent de défendre les intérêts de l’Église. Une éminence déclarait  ainsi, dans Le Monde du 16 septembre: « &lt;i&gt;Certaines communes entreprennent  aujourd’hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux  spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d’exception. Ce  patrimoine culturel, même non protégé, même banal, doit être respecté. &lt;/i&gt;»  Enfin un prélat courageux, me direz-vous, qui, après des mois de silence, s’élève  contre le saccage du patrimoine religieux français ! Sans doute quelque évêque  de combat, décidé à rompre avec la langue de buis de la collégialité ? Une  fois de plus, vous n’y êtes pas, mais pas du tout ! Ce vaillant défenseur de  nos églises, ce croisé (c’est lui-même qui emploie le mot) de la défense  de notre patrimoine spirituel n’est autre… que le mirobolant Jack Lang.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Des évêques qui se muent en professeurs de laïcité, un  ancien ministre socialiste qui est le seul à ramasser le drapeau du patrimoine  religieux français : on a beau être habitué à marcher sur la tête, on  n’en hésite pas moins entre l’hilarité et la consternation. On a beau être  accoutumé à voir nos évêques se fourvoyer dans une conception fallacieuse de  la laïcité – celle précisément que dénonce inlass ablement Benoît XVI  sous le nom de laïcisme –, qui leur interdit de prendre toute position qui  pourrait heurter les consciences modernes et faire douter de leur loyauté républicaine,  et les ravale à un rôle d’experts en humanité, la pilule n’en reste pas  moins rude à avaler. Et on rêve qu’un évêque français, en exercice  celui-là, reprenne à son compte la charge tardive de Mgr Maurice Gaidon,  ancien évêque de Cahors, contre l’affadissement de la parole épiscopale,  dans ses récents Mémoires. Un évêque français entre crise et renouveau de  l’Église: « &lt;i&gt;J’ai l’impression d’avoir vécu ces années comme un  lente dérive, au gré des modes et des langages convenus dans notre univers clérical  et de me retrouver, à l’heure de mon ultime étape, dans un douloureux désarroi,  envahi par le sentiment d’avoir subi passivement les prises de position et les  décisions de mes frères en épiscopat et suivi avec eux la pente des compromis  plutôt que d’user du langage rugueux et prophétique des témoins et  annonciateurs d’une Parole qui est "un glaive".&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Réveillez-vous, Messeigneurs : il est plus que temps.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Laurent Lineuil&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7484522981190518637-3083377358137521013?l=revueobjections.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3083377358137521013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7484522981190518637/posts/default/3083377358137521013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revueobjections.blogspot.com/2007/11/les-paradoxes-de-la-lacit-editorial.html' title='Les paradoxes de la laïcité - Editorial - Laurent Lineuil'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
